Grands projets nationaux : Le ministre LeBlanc promet des désignations ‘imminentes’ après de longs mois d’attente

Grands projets nationaux : Le ministre LeBlanc promet des désignations ‘imminentes’ après de longs mois d’attente credit : lemorning.ca (image IA)

La promesse de désignations tant attendues

C’est une nouvelle que beaucoup attendaient, ou du moins espéraient : après des mois de tergiversations et l’ajout continu de dossiers à une liste qui ne cesse de s’allonger, le gouvernement fédéral semble enfin prêt à passer à l’acte. Oui, le ministre Dominic LeBlanc, responsable notamment de l’Unité de l’économie canadienne et du Bureau des grands projets (BGP), a fait une annonce on ne peut plus claire. En entrevue à l’émission Les coulisses du pouvoir, il l’a dit, noir sur blanc, ou presque : « Je peux vous assurer qu’au cours des prochains mois, il y aura des projets qui vont bénéficier de la désignation [d’intérêt national]. »Franchement, il était temps. Car avouons-le, depuis la première vague d’annonces en septembre, cette désignation, censée accélérer les choses, s’est faite désirer. Zéro projet désigné jusqu’à présent. On peut comprendre une certaine impatience, non ?

Une liste qui gonfle sans les approbations

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La semaine dernière, le premier ministre Mark Carney (oui, c’est bien ce que l’article source mentionne) a ajouté six nouveaux dossiers capitaux à la fameuse liste soumise au BGP. C’était la deuxième série d’ajouts. Six projets de plus, donc. Ce qui fait que le Bureau des grands projets est maintenant responsable de l’évaluation d’un total de onze projets d’infrastructures. On parle de projets d’une envergure incroyable, censés stimuler notre économie, mais ils restent, pour l’instant, en attente du précieux sceau.Pourquoi cette attente interminable ? M. LeBlanc insiste sur le fait que la Loi sur l’unité de l’économie canadienne (C-5), bien que critiquée par certains pour sa pertinence, était nécessaire. Mais il avoue que le BGP prend son temps, quelques semaines, peut-être même quelques mois, pour définir précisément ce que cette désignation implique. Il faut s’assurer que l’outil législatif soit vraiment utile, je suppose. Après tout, ce serait dommage de se précipiter pour rater la cible.

Les onze dossiers : des minéraux aux petits réacteurs nucléaires

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Qu’y a-t-il exactement sur cette table d’évaluation du BGP ? C’est varié, très varié. Les six nouveaux projets annoncés récemment comprennent trois dossiers cruciaux axés sur l’extraction de minéraux critiques. On parle aussi d’un projet sur l’exportation de gaz naturel liquéfié (GNL), ainsi qu’un projet d’hydroélectricité et une ligne de transport électrique. C’est clair que l’énergie est au centre des préoccupations actuelles.Et n’oublions pas les cinq premiers projets révélés en septembre. Là-dedans, on retrouve l’expansion du port de Montréal dans la région de Contrecœur, l’accélération de la phase 2 de LNG Canada à Kitimat, en Colombie-Britannique, et un projet fascinant : la construction d’un premier petit réacteur nucléaire modulaire à la centrale de Darlington, en Ontario. Ces projets miniers dans l’ouest du pays sont évidemment là aussi. On voit que l’éventail est large et touche vraiment toutes les facettes de l’économie future.

L’idée ambitieuse d’« un projet, une approbation »

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Au-delà des désignations fédérales, il y a un autre front où le gouvernement veut avancer : la collaboration avec les provinces. C’est là que les choses deviennent réellement complexes. Avoir deux paliers de gouvernement qui demandent chacun des autorisations différentes, ça ralentit tout, n’est-ce pas ?M. LeBlanc nous promet aussi de bonnes nouvelles, et ce, au cours des prochaines semaines, concernant l’harmonisation des révisions de projets. Le but ultime, le rêve même, c’est d’arriver à « un projet, une approbation » ou, du moins, un processus de révision unifié. Beaucoup de provinces sont très prêtes à signer des ententes avec Ottawa pour éviter ce dédoublement d’autorisations, ce qui est une excellente nouvelle. Il faut espérer que les pourparlers aboutissent vite, car gagner du temps dans ce domaine, c’est gagner de l’argent et des emplois.

Négociations au point mort avec l’administration américaine

Mais pendant que l’on tente d’accélérer les projets domestiques, le dossier commercial avec nos voisins du Sud, lui, patine. C’est un peu frustrant, avouons-le. Dominic LeBlanc le confirme : les pourparlers commerciaux avec l’administration américaine sont suspendus. Et la raison est, comment dire… typique de la politique de l’époque.C’est une décision de M. Trump. Le président américain a mis fin aux discussions le 23 octobre à cause d’une campagne publicitaire lancée par l’Ontario, campagne qui s’opposait à la hausse des droits de douane. Une publicité provinciale a fait dérailler une négociation internationale. C’est le genre de chose qu’on ne voit qu’en politique, non ? Le ministre LeBlanc, pragmatique, assure qu’il est prêt à retourner à Washington dès que Trump voudra bien reprendre le fil.

Le soutien canadien n’est pas sur pause : l’exemple du bois d’œuvre

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Même si le grand moteur commercial américain est temporairement à l’arrêt, LeBlanc insiste : le soutien à l’économie canadienne, lui, continue d’avancer. Ça, c’est essentiel. On ne peut pas attendre que Washington se décide pour s’occuper de nos propres problèmes.Le ministre a annoncé que des mesures concrètes arriveront dans les prochaines semaines, notamment pour l’industrie du bois d’œuvre. Cette industrie traverse une période « extrêmement difficile » et a clairement besoin d’aide. D’ailleurs, une rencontre importante est prévue : les ministres du Commerce intérieur des provinces et des territoires se retrouveront à Yellowknife, juste après le vote de confiance sur le budget fédéral. On sent que, même si les négociations externes sont difficiles, l’unité interne, ou du moins l’effort pour y parvenir, est une priorité.

Conclusion : Un optimisme prudent s’impose

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En définitive, le message de Dominic LeBlanc est un mélange d’assurance et de reconnaissance des obstacles. Oui, la liste des projets est longue (onze au total), et non, aucune désignation n’a encore été faite. Mais la promesse est là : les désignations d’intérêt national arriveront « au cours des prochains mois ».Il y a aussi l’espoir d’une administration plus efficace grâce aux ententes provinciales pour le fameux principe « un projet, une approbation ». Pendant ce temps, le bras de fer commercial avec les États-Unis demeure figé à cause d’un différend sur les droits de douane et d’une publicité ontarienne. Le gouvernement fédéral, de son côté, s’engage à soutenir les secteurs en difficulté, comme le bois d’œuvre, prouvant que, même en période de blocage international, le travail national, heureusement, continue.

Selon la source : ici.radio-canada.ca

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