Nids-de-poule à Montréal : les colmateuses dorment au garage en pleine saison
Mathieu Gagnon - 2026-03-17 11:25
credit : lemorning.ca (image IA)
Une machinerie spécialisée absente des rues

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La métropole québécoise traverse actuellement la période la plus critique pour son réseau routier. La saison des nids-de-poule bat son plein à Montréal, mettant les suspensions des véhicules à rude épreuve sur de nombreuses artères de la ville.
Face à ce défi annuel récurrent, les équipements spécialisés brillent par leur absence sur le terrain. Toutes les colmateuses appartenant à la Ville de Montréal dorment au garage, loin des crevasses qui constellent la chaussée.
Cette immobilisation totale de la machinerie survient au moment précis où les besoins d’entretien de l’asphalte sont les plus importants pour sécuriser les déplacements des automobilistes montréalais.
L’intervention inattendue du syndicat des cols bleus
La situation a été soulevée publiquement lors de la présentation du Plan printemps. Cet événement de planification était organisé ce lundi par l’administration de la mairesse Soraya Martinez Ferrada.
C’est dans ce contexte officiel que Jean-Pierre Lauzon s’est invité de manière impromptue. Le président du syndicat des cols bleus a profité de la mêlée de presse pour dénoncer le stationnement prolongé des équipements lourds.
Son constat concernant le matériel est direct. Le représentant syndical a affirmé : « Les quatre appareils sont au garage et ne bougent pas. Il y en a une à Saint-Léonard, ça fait huit mois qu’elle n’a pas bougé ».
La réplique de l’administration municipale
L’équipe dirigeante a tenu à répondre à ces affirmations syndicales. En marge de l’annonce du plan printanier, Luis Miranda, l’élu responsable de la propreté, a pris la parole pour clarifier la stratégie de la municipalité.
Il a assuré que les machines étaient bel et bien déployées sur le terrain, en précisant que ce déploiement se fait en fonction de la température. Le responsable a fermement soutenu que l’administration d’Ensemble Montréal n’a pas échappé la situation en matière de nids-de-poule.
Pour illustrer la réalité des opérations de voirie, l’élu a détaillé le processus de réparation en cours. Il a déclaré : « C’est la température qui a fait en sorte qu’on a beaucoup plus de nids-de-poule. Je suis venu sur la rue Notre-Dame et c’est vrai qu’il y en a. Les gars réparent le lendemain, c’est fini ».
L’absence d’entente contractuelle depuis décembre

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Ce débat autour de l’utilisation des équipements mécanisés s’inscrit dans un contexte administratif particulier. Dès le début du mois de février, une information majeure avait été rendue publique concernant la gestion des routes montréalaises.
Le Journal révélait alors que la Ville de Montréal naviguait sans filet. La municipalité se retrouvait sans aucun contrat de colmatage automatisé depuis le 31 décembre dernier.
Cette rupture dans les ententes de service découle d’un événement précis survenu l’année précédente. Elle fait suite à l’annulation mystérieuse d’un appel d’offres qui devait assurer la continuité de l’entretien des chaussées.
Le recours aux réparations manuelles d’urgence

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Comment les autorités ont-elles pallié l’absence de machinerie automatisée ? Des mesures alternatives ont dû être mises en place dans des délais très courts pour maintenir l’état du réseau routier.
Quelques jours plus tard, à la suite des révélations sur cette impasse administrative, l’administration Martinez Ferrada a procédé à des attributions exceptionnelles pour réagir à l’urgence de la situation.
Dix contrats d’urgence ont ainsi été octroyés de gré à gré par la Ville. La méthode retenue pour l’exécution de ces travaux contraste avec la technologie des colmateuses : les équipes sur le terrain ont pour mandat de colmater les trous manuellement, à la pelle.
Selon la source : journaldemontreal.com