Québec : les promesses d’électricité à l’industrie font débat

Québec : les promesses d’électricité à l’industrie font débat credit : lemorning.ca (image IA)

Québec dans l’embarras énergétique

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Le gouvernement Legault est vraiment dans une situation délicate. On apprend que Québec étudierait l’octroi de 567 mégawatts pour de nouveaux projets industriels, et la demande vient de géants comme Google et Rio Tinto. C’est énorme quand on sait que, pour Google par exemple, 80 mégawatts, c’est cinq fois la consommation de la ville entière de Beauharnois.

L’opposition s’impatiente, et le gouvernement… il joue la montre. François Legault et sa ministre de l’Énergie, Christine Fréchette, refusent de dire combien il reste de mégawatts disponibles. Et pendant ce temps, Hydro-Québec émet des alertes parce qu’elle a peur de manquer de jus cet hiver. C’est pas une situation très rassurante, vous ne trouvez pas ?

Promesses sur fond de pénurie

Ce qui est incroyable, c’est que le gouvernement a même fait retirer une vidéo où le député libéral Monsef Derraji brandissait un tableau listant les mégawatts promis compagnie par compagnie. Un peu comme s’ils voulaient cacher les cartes, non ? D’ailleurs, le porte-parole libéral en matière d’énergie, Derraji, l’affirme sans détour : le gouvernement n’a plus de marge de manœuvre et c’est pour ça qu’il se tait.

La semaine dernière, Hydro-Québec a lancé deux alertes. Deux ! La dernière fois qu’on a vu ça, je ne sais même plus. On sent bien que la société d’État tire la sonnette d’alarme en douce. Et quand on additionne les mégawatts déjà octroyés, ceux préautorisés et ceux encore en analyse, on dépasse allègrement le chiffre magique de 500 mégawatts annoncé au début de l’année. Le compte n’y est plus, franchement.

Le temps presse pour les entreprises

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Et là, la pression monte d’un cran. Rio Tinto veut une usine d’aluminium vert qui doit démarrer en 2027, avant même que les nouvelles capacités d’Hydro-Québec ne soient prêtes. Et les centres de données, comme celui de Google à Beauharnois, ils ne peuvent pas attendre des années. Un entrepreneur dans le domaine me disait l’autre jour : « Les investisseurs, ils veulent une réponse dans six mois, douze mois max ». Pas dans trois ans.

C’est un peu une course contre la montre que Québec doit mener. Le premier ministre le dit lui-même : « Il y a des projets qui s’en viennent parce qu’on a enfin redémarré les travaux pour augmenter la capacité. » Mais entre « s’en viennent » et « arrivent demain », il y a une sacrée différence, surtout quand l’industrie a besoin de certitudes maintenant. Et ça, c’est un vrai casse-tête.

Conclusion : Un choix stratégique risqué

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Au final, on dirait que Québec doit choisir entre ses ambitions économiques et la sécurité énergétique des Québécois. Vouloir attirer des centres de données et une grappe en défense, c’est bien, mais si on n’a pas l’électricité pour les faire tourner, c’est peine perdue. Comme l’a si bien résumé le chef de l’opposition, les Québécois pourraient en payer le prix, en hiver, quand les lumières risquent de s’éteindre.

Jeudi, Hydro-Québec doit présenter ses cartes des zones industrielles encore disponibles. Ce sera un moment de vérité. Est-ce qu’on va enfin savoir combien de mégawatts il reste vraiment ? Ou est-ce qu’on va encore tourner autour du pot ? Dans tous les cas, cette histoire révèle une tension profonde entre développement et ressources. Et ça, ce n’est pas près de se régler en un claquement de doigts.

Selon la source : ici.radio-canada.ca

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