L’ACEUM pourrait éclater : Washington envisage des accords séparés
Adam David - 2025-12-11 10:15
credit : lemorning.ca (image IA)
Une menace sur l’accord continental
Les choses bougent—et pas dans le bon sens—dans le commerce nord-américain. On apprend que le principal négociateur de Donald Trump envisage sérieusement de démanteler l’Accord Canada-États-Unis-Mexique, cet énorme traité qui lie nos économies depuis 2018. Je dois vous dire, c’est une nouvelle qui fait froid dans le dos quand on pense à toutes les entreprises qui comptent sur cette stabilité.
L’homme en question, Jamieson Greer, a clairement indiqué que l’administration américaine ne ferme aucune porte. Renouveler, renégocier, ou laisser l’accord mourir… et même le scinder en deux. Leur raison ? Que les relations avec le Canada et le Mexique sont trop différentes pour être gérées d’un seul bloc. Franchement, on a l’impression qu’on nous remet la table de négociation à zéro.
Le raisonnement de Washington

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Greer s’est expliqué devant un groupe de réflexion, l’Atlantic Council. Il a décrit des différences fondamentales : le marché du travail, le type de biens qu’on échange, et même l’état de droit. « Il est donc logique de discuter séparément », a-t-il conclu. C’est un argument qui se tient d’un point de vue bureaucratique, mais qui ignore complètement l’interdépendance des chaînes d’approvisionnement sur le continent. On dirait qu’ils veulent simplifier, mais au risque de tout compliquer.
Et c’est là que le calendrier ajoute à la pression. Les trois pays ont jusqu’au 1er juillet de l’année prochaine pour se prononcer sur l’avenir de l’ACEUM. Mais Greer doit rendre son rapport au Congrès américain bien avant, le 2 janvier. Ça ne laisse pas beaucoup de temps pour discuter, et encore moins pour s’entendre. C’est un peu comme si le couperet tombait avant même que la vraie conversation n’ait commencé.
Les accusations et les points de friction

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Un des gros points de mécontentement américain, ce sont les fameuses « règles d’origine ». Ce sont ces règles techniques qui définissent si un produit est assez « nord-américain » pour bénéficier des tarifs préférentiels. Des industries aux États-Unis accusent carrément certaines entreprises canadiennes de tricher, en incorporant des composants chinois à bas prix dans leurs produits pour ensuite les écouler au sud sans payer de droits. Greer a confirmé mardi devant le Sénat que renforcer ces règles était une priorité.
Pourtant, et c’est intéressant, il n’a pas complètement fermé la porte à un accord à trois. Il a évoqué la possibilité d’inclure des sujets comme les minéraux critiques ou l’harmonisation des politiques commerciales dans un cadre trilatéral. C’est peut-être une lueur d’espoir, ou simplement une manœuvre tactique. Dans ce genre de négociations, on ne sait jamais vraiment ce qui est du bluff et ce qui est sérieux.
Conclusion : Une incertitude qui plane

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Ce qui est troublant, c’est que cette annonce survient juste après que des représentants de l’industrie aient supplié Washington de ne pas abandonner l’ACEUM. Ça montre un vrai décalage entre les intérêts économiques concrets et la politique. La position de Trump, rapportée par Greer, est sans équivoque : il ne veut que des « accords avantageux ». L’ACEUM avait justement été conçu pour être révisable, et ils comptent bien utiliser cette clause.
Alors, que va-t-il se passer ? Personne ne le sait vraiment. On se retrouve avec un mélange de menaces de démantèlement, de pressions commerciales et d’une date butoir qui approche à grands pas. Pour les travailleurs et les entreprises des trois pays, cette période d’incertitude est probablement le pire scénario. Il va falloir suivre ça de très, très près dans les mois qui viennent.
Selon la source : ici.radio-canada.ca
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