Tensions États-Unis – Iran : Avertissements et déclarations contradictoires autour de discussions supposées

Tensions États-Unis – Iran : Avertissements et déclarations contradictoires autour de discussions supposées credit : lemorning.ca (image IA)

Un bilan lourd et des annonces inattendues

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Depuis près d’un mois, la guerre conjointe israélo-américaine contre l’Iran se poursuit. Le bilan humain fait déjà état de milliers de morts, tandis que les conséquences sur les prix mondiaux du pétrole et du gaz s’avèrent dévastatrices.

Hier, le 23 mars, une communication a semblé marquer un tournant potentiel. Le président Donald Trump a publié une déclaration sur sa plateforme Truth Social, affirmant avoir eu des conversations « très bonnes et productives » avec ses homologues iraniens.

Dans ce même message, le dirigeant américain a déclaré avoir ordonné au département de la Guerre des États-Unis de « reporter toute frappe militaire contre les centrales électriques et les infrastructures énergétiques iraniennes ». La réaction de Téhéran face à cette annonce a été immédiate.

Le démenti catégorique et la mise en garde de Téhéran

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L’agence de presse d’État iranienne Fars a rapidement rejeté ces affirmations, qualifiant la déclaration de fausse nouvelle. Elle a précisé qu’il n’y avait eu aucun « contact direct ou indirect » avec Donald Trump.

Les responsables iraniens semblent durcir leur position. Une déclaration ultérieure a émis un avertissement concernant des « plans spéciaux » réservés au dirigeant américain, des projets visant à « éliminer complètement l’espoir de négociations ».

Une source s’est confiée hier soir à l’agence de presse Fars, des propos ensuite relayés par LBC : « Ce soir, des événements spéciaux sont prévus pour Tel-Aviv et certains alliés régionaux des États-Unis et d’Israël qui élimineront complètement l’espoir de négociations de l’esprit des agresseurs, » a-t-elle affirmé.

Des conditions strictes autour du détroit d’Ormuz

L’agence a prolongé ses démentis via un message partagé sur sa chaîne Telegram, détaillant la position officielle du pays : « Des responsables informés en Iran ont annoncé qu’il n’y avait pas de négociations et ont souligné que jusqu’à ce que les États-Unis se retirent complètement, évacuent leurs bases dans la région, paient des compensations et reçoivent des garanties valables de ne pas répéter l’agression, la guerre ne prendrait pas fin et le détroit d’Ormuz ne serait pas rouvert. »

Le détroit d’Ormuz représente une voie maritime par laquelle transite un quart du commerce mondial de pétrole. L’agence de presse a ajouté qu’une simple cessation des hostilités ne suffirait pas à garantir la réouverture totale de ce passage stratégique.

Le communiqué officiel vient appuyer cette perspective incertaine : « Selon ce rapport, même après la fin éventuelle de la guerre, la situation dans le détroit d’Ormuz ne reviendra pas à la situation d’avant-guerre, » a lu la déclaration.

Le positionnement militaire et l’analyse de la Maison-Blanche

Donald Trump n’a pas répondu aux récentes déclarations iraniennes. Le report de cinq jours des frappes américaines sur les sites énergétiques semble actuellement en vigueur, mais une nuance de taille demeure sur le plan militaire.

Selon un rapport cité par The Guardian, cette suspension n’empêche pas les forces américaines de lancer des attaques sur d’autres infrastructures iraniennes. L’horizon tactique reste ouvert malgré l’accalmie annoncée sur les sites pétroliers et électriques.

La Maison-Blanche a pris la parole pour qualifier la situation avec l’Iran de « fluide ». L’administration américaine a clarifié qu’aucune réunion formelle n’avait été annoncée, laissant planer un certain flou sur l’existence et la nature des canaux diplomatiques actifs.

Les discours contradictoires de Memphis à Téhéran

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Des récits opposés continuent de circuler sur la réalité de ces échanges. Lors d’un discours prononcé à Memphis, Donald Trump avait déclaré qu’ils étaient « ayant maintenant de très bonnes discussions ». Il a détaillé : « Elles ont commencé hier soir, un peu, la nuit d’avant. Je pense qu’elles sont très bonnes. Ils veulent la paix. Ils ont convenu qu’ils n’auraient pas d’arme nucléaire. Mais nous verrons. »

Le président du parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a contredit cette version, déclarant qu’il n’y avait eu « aucune négociation » avec les États-Unis. De son côté, Donald Trump a affirmé que l’Iran avait « une occasion supplémentaire de mettre fin à ses menaces contre l’Amérique et nos alliés », assurant que les Iraniens « sont sérieux » suite à de « très bonnes discussions », sans pour autant élaborer davantage.

Le ministère iranien des Affaires étrangères a, à son tour, démenti ces propos, selon une information rapportée par ITV News. La télévision d’État iranienne a conclu en affirmant que Donald Trump avait fait marche arrière « suite au ferme avertissement de l’Iran ».

Selon la source : ladbible.com