Avoirs russes gelés : le Canada empêtré dans des procédures judiciaires coûteuses
Adam David - 2025-12-08 10:29
credit : lemorning.ca (image IA)
Une promesse non tenue

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Mais voilà, la réalité est tout autre. Aujourd’hui, selon les propres dires d’Affaires mondiales Canada, pas un seul sou de ces sommes astronomiques n’a pu être redirigé vers l’effort de guerre ukrainien. Tous ces actifs sont toujours gelés, bloqués dans un interminable labyrinthe judiciaire. C’est comme si on avait mis la main sur le trésor, mais sans la clé du coffre.
Une loi controversée et un précédent juridique fragile

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Il explique que le gouvernement s’est peut-être trompé en pensant que d’autres pays suivraient son audacieuse initiative. Or, cela ne s’est pas produit, laissant le Canada un peu seul avec sa loi musclée. « On se rend compte qu’on est peut-être allés trop loin un peu trop vite », admet l’expert. Le gouvernement actuel, dirigé par Mark Carney, serait d’ailleurs maintenant réticent à utiliser ces outils, conscient que leur fondement juridique est assez mince.
L’affaire emblématique de l’Antonov 124
La compagnie propriétaire, Volga-Dnepr Airlines, a porté plainte. Elle réclame la restitution de son appareil ou 100 millions de dollars de compensation. Une cour d’arbitrage à Singapour examine l’affaire. Pendant ce temps, au Canada, le dossier traîne devant la Cour supérieure de l’Ontario. Le gouvernement tente de faire confisquer l’avion pour l’offrir à l’Ukraine, si tant est qu’il soit encore en état de voler après trois ans à l’arrêt.
Un traité vieux de 35 ans qui complique tout

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C’est un paradoxe amer. Alors que l’intention est de punir Moscou et d’aider Kiev, Ottawa risque finalement de devoir sortir l’argent des contribuables canadiens pour dédommager une entreprise sanctionnée. En attendant, ces mêmes contribuables paient déjà la note du stationnement de l’avion, soit plus de 1000 dollars par jour, selon des informations de La Presse canadienne. Le ministère concerné refuse de communiquer le montant total de la facture.
Le cas Abramovich et le silence du gouvernement

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Elle s’est contentée de dire que le Canada était « fort » sur ces questions et qu’il était allé devant les tribunaux, sans expliquer pourquoi rien ne bougeait vraiment. En coulisses, le débat fait aussi rage au sein de l’Union européenne, où certains pays, comme la Belgique, freinent des quatre fers. Quant à Chrystia Freeland, devenue envoyée spéciale pour l’Ukraine, elle n’a pas répondu aux demandes d’entrevue de Radio-Canada. Un silence qui en dit long sur la complexité de la situation.
Conclusion : Une opération de communication qui coûte cher

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Résultat : les millions promis à Kiev sont intouchables, et les contribuables canadiens paient la facture du stationnement d’un avion qui rouille sur un tarmac. Une situation bien peu glorieuse pour un pays qui se voulait à l’avant-garde de la réponse aux agressions russes. C’est un peu comme si on avait sonné la charge, mais qu’on était resté coincé à la barrière du tribunal.
Selon la source : ici.radio-canada.ca
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