Réduflation ou simple confusion ? Aidez-nous à y voir plus clair dans votre panier d’épicerie

Réduflation ou simple confusion ? Aidez-nous à y voir plus clair dans votre panier d’épicerie credit : lemorning.ca (image IA)

Une inflation qui joue à cache-cache

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On a tous eu cette impression désagréable, plantés au milieu de l’allée centrale, en fixant notre boîte de biscuits préférée. « Elle était pas plus grosse avant, celle-là ? » C’est la fameuse réduflation. Ces dernières années, les cas se sont multipliés, c’est indéniable. Mais attention, tout ce qui change de taille n’est pas forcément une arnaque. C’est parfois… disons, plus compliqué que ça.

Chez Radio-Canada, on a décidé de creuser la question. Après avoir reçu des centaines de signalements d’internautes — merci à vous, d’ailleurs ! — nous avons compilé une base de données de plus de 350 produits dont le format a effectivement fondu. Cependant, en épluchant vos messages, on s’est rendu compte qu’il y avait pas mal de confusion. Certains cas dénoncés n’étaient pas de la réduflation, mais simplement des subtilités du commerce de détail.

Attention aux fausses pistes sur les réseaux sociaux

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C’est devenu un sport national : prendre une photo à l’épicerie et crier au scandale sur Facebook. La médiatisation de cette « inflation déguisée » nous a rendus, à juste titre, hypervigilants. Mais cette vigilance nous joue parfois des tours. Il arrive que les emballages changent de forme, adoptent un nouveau design un peu plus moderne, ou que la quantité affichée (le poids ou le volume) soit ajustée, tout ça dans les règles de l’art et de la loi.

Le problème, c’est que ces changements ne sont jamais clairement indiqués comme étant des réductions. C’est là toute l’astuce. Alors, comment faire la part des choses entre une vraie baisse de quantité sournoise et une simple variation de produit ? Ce n’est pas toujours évident, même pour un œil averti.

Le cas particulier des clubs-entrepôts comme Costco

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Voici l’erreur la plus fréquente que nous avons remarquée. Beaucoup d’entre vous comparent les produits vendus chez Costco avec ceux de l’épicerie du coin. Or, c’est souvent comparer des pommes avec des oranges. Prenons un exemple concret qui a fait réagir : les gâteries pour chiens Pedigree Dentastix.

En épicerie, le paquet standard contient 40 gâteries. Chez Costco ? Il en contient 55. Même constat pour les cuisses de canard confites de la marque Plaisirs gastronomiques : on est sur du 500 g en supermarché contre 650 g au club-entrepôt. Eh oui, le format chez Costco est souvent plus généreux, parfois pour un prix similaire ou même inférieur. C’est tout l’intérêt de payer sa carte de membre, après tout : l’achat en volume.

Une jungle de formats pour différents magasins

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Il ne faut pas oublier que l’industrie agroalimentaire est une machine complexe. Les marques déclinent souvent leurs produits en une multitude de formats pour s’adapter à qui les vend. Certains paquets sont réservés à des enseignes spécifiques, d’autres aux grossistes. Si vous voyez un petit format, ce n’est pas forcément que le gros a disparu.

Cela dit… il y a des exceptions, évidemment. On a vu des détaillants choisir de ne vendre que le format réduit pour des produits frais comme les fraises ou les clémentines, alors même que le format plus copieux existait encore sur le marché. C’est là que le consommateur se sent coincé. Mais tant que les différents formats cohabitent quelque part sur le marché, on ne peut pas techniquement parler de réduflation au sens strict.

Nouveaux contenants : l’exemple du ketchup

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Parfois, c’est l’arrivée d’un petit nouveau sur l’étagère qui sème le doute. Regardez le ketchup Heinz. On a vu apparaître une bouteille au bouchon à pression de 750 ml, vendue au même prix que la bouteille traditionnelle de 1 litre. Est-ce de la réduflation ? Pas forcément.

Les fabricants vous diront qu’ils élargissent leur gamme pour répondre aux besoins des petits ménages ou des personnes seules. Ils ne retirent pas toujours l’ancien format ; ils ajoutent simplement une option (souvent moins avantageuse au prix par litre, soyons honnêtes). C’est une nuance importante : plus de choix ne signifie pas toujours une disparition de l’ancien volume. Mais attention, contrairement à une croyance tenace, acheter gros n’est pas toujours synonyme d’économies ! Il faut sortir la calculatrice.

Conclusion : L’enquête continue avec votre aide

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Notre travail de fourmi est loin d’être terminé. Depuis que nous avons lancé cette recension en 2023, la participation du public a été essentielle pour débusquer les vrais coupables parmi les simples changements de marketing. Nous avons réussi à faire le tri, écartant les fausses alertes pour ne garder que les preuves tangibles.

Alors, ouvrez l’œil ! Si vous repérez un produit qui semble avoir rétréci au lavage, ne gardez pas l’information pour vous. Continuez à nous alimenter via notre formulaire. C’est ensemble, en partageant nos observations, qu’on pourra mieux comprendre — et peut-être mieux accepter ou contourner — ces nouvelles réalités du panier d’épicerie.

Selon la source : ici.radio-canada.ca

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.