Tensions maximales : le Venezuela dénonce une ‘agression en préparation’ des États-Unis
Mathieu Gagnon - 2025-12-01 11:47
credit : lemorning.ca (image IA)
L’escalade militaire en mer des Caraïbes

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Depuis septembre, Washington a déployé une force militaire assez impressionnante en mer des Caraïbes – y compris le plus grand porte-avions du monde. Officiellement, les Américains disent lutter contre les cartels de la drogue, accusant Caracas d’être à l’origine du trafic de stupéfiants qui inonde leur territoire. Mais le Venezuela, lui, dément en bloc. Il rétorque, avec une certaine logique, que l’objectif réel derrière ce déploiement est un changement de régime pur et simple, visant surtout à mettre la main sur le pétrole vénézuélien. C’est le vieux jeu de la géopolitique, je suppose.
La mainmise sur le pétrole : le cri d’alarme de caracas
Dans une lettre lue par sa vice-présidente, Delcy Rodriguez, Maduro a supplié l’OPEP d’intervenir pour stopper cette agression. Pourquoi? Parce que, dit-il, cette situation menace « gravement les équilibres du marché énergétique international ». C’est une tentative de sonner l’alarme économique, mais au fond, c’est bien la peur d’être dépossédé par la force militaire qui le motive.
Des frappes navales et des doutes sur leur légalité

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La campagne militaire américaine ne s’est pas limitée à de la présence; elle a mené des frappes. On parle de plus de 20 navires ciblés dans les Caraïbes et dans le Pacifique depuis début septembre. Et le bilan humain? Épouvantable, si l’on en croit Caracas : au moins 83 personnes tuées. Le gros problème, et c’est ce qui rend la chose particulièrement illégitime aux yeux de beaucoup d’observateurs, c’est que Washington n’a fourni aucune preuve concrète que ces navires servaient au trafic de drogue. Pire, aucun suspect n’a été interpellé ou interrogé.
Beaucoup d’experts s’interrogent sur la légalité de ces opérations. Pour le Venezuela, il s’agit ni plus ni moins que d’« exécutions extrajudiciaires » et de crimes contre l’humanité. Ils ont exigé une enquête à l’ONU. Jorge Rodriguez, le négociateur en chef, a même rencontré des familles des victimes. C’est une histoire sombre, et on dirait bien que les États-Unis ne sont pas particulièrement soucieux des procédures légales quand il s’agit d’atteindre leurs objectifs.
Une offre d’exil et des discussions secrètes

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Le sénateur républicain Markwayne Mullin a avoué que Washington avait proposé à Maduro de plier bagage. « Nous lui avons dit qu’il pouvait partir pour la Russie ou qu’il pouvait aller dans un autre pays. » Vraiment, proposer un billet simple pour Moscou, quelle délicatesse! Mais, l’histoire ne s’arrête pas là : le New York Times a même affirmé que Trump et Maduro s’étaient récemment parlé au téléphone, évoquant une possible rencontre aux États-Unis. Si c’est vrai, c’est un signal très confus. On menace d’agression, puis on propose le thé. Allez comprendre!
L’espace aérien fermé et les migrants en difficulté

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Ces tensions ont des répercussions directes sur la vie des gens ordinaires. Donald Trump a averti que l’espace aérien vénézuélien devait être considéré comme « totalement fermé ». Suite à cela, six compagnies aériennes, puis l’agence touristique russe Pegas Touristik, ont suspendu leurs vols vers le pays, y compris vers l’île paradisiaque de Margarita. C’est un coup dur pour l’économie locale, bien sûr.
Mais il y a aussi la question des migrants. Caracas estime que Washington a unilatéralement suspendu le rapatriement des Vénézuéliens expulsés des États-Unis. Ces vols, je le rappelle, se poursuivaient malgré la crise entre les deux pays. Face à cette situation, Delcy Rodriguez a déclaré que Maduro avait ordonné un plan spécial de rapatriement. J’espère qu’ils y arriveront, car ces gens sont souvent dans des situations très précaires.
Le contexte politique interne : un scrutin contesté

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Maria Corina Machado, qui a reçu le Prix Nobel de la paix 2025 (ce qui est quand même un signal fort de la communauté internationale), affirme que le pouvoir a tout bonnement fraudé, surtout en refusant de publier les résultats détaillés. Alors, quand Maduro dénonce une agression extérieure, il tente sans doute aussi de détourner l’attention des problèmes de légitimité à l’intérieur de ses frontières. Un classique de la politique, n’est-ce pas?
Conclusion : le spectre de l’intervention militaire

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Le cœur du problème demeure la question de l’ingérence, des ressources pétrolières et de la légitimité du régime Maduro. Ce que l’on doit retenir, c’est l’appel du Venezuela à une enquête à l’ONU concernant les pertes humaines. Il est impératif que la vérité sur ces opérations en mer soit établie. En attendant, les citoyens, pris en otages entre deux puissances, paient le prix fort de cette tension qui n’a pas fini de s’envenimer.
Selon la source : ici.radio-canada.ca
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