La facture salée des tarifs Trump: ce sont les petites entreprises américaines qui paient l’addition, pas la Chine
Adam David - 2025-11-30 11:21
credit : lemorning.ca (image IA)
Le chaos de la survie au vermont

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Mais cette année n’a pas été celle de l’essor tant espéré. Ils avaient de grands espoirs de devenir enfin profitables. Finalement, tout ça est tombé à l’eau. Ils ont dû mettre de côté les projets d’expansion pour se concentrer uniquement sur leur survie quotidienne.
Leurs bouteilles viennent de Chine, comme plus de 60 % de la production mondiale d’acier inoxydable. Et c’est là que l’administration Trump est entrée dans le jeu, avec des droits de douane qui ont monté, attendez-vous bien, jusqu’à 145 % avant de se calmer un peu après une rencontre entre les présidents. Imaginez le coup de massue!
Une énergie perdue dans l’incertitude douanière

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Elle explique qu’au printemps, ils ont réussi, par chance ou par un planning de dernière minute vraiment tendu, à faire arriver une grosse cargaison dans leur entrepôt de Richmond, au Vermont. Tout juste avant que les droits de douane les plus élevés ne s’appliquent. Cette course contre la montre résume bien leur calvaire. Elle l’a dit elle-même : « Nous avons perdu beaucoup d’énergie et avions peu de certitude sur ce qui serait la meilleure manière d’avancer. »
Du vermont à la cour suprême : la légalité en question

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L’enjeu est colossal : déterminer si la méthode employée par le président pour imposer ces droits de douane est bien légale. Certains magistrats se demandent si ces tarifs ne devraient pas être considérés comme une simple taxe, dont l’imposition devrait logiquement relever du Congrès, et non de la Maison-Blanche.
Le mythe : « c’est la chine qui paie »

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Pour Bivo, la facture est salée : depuis le début de l’année, ils ont dû débourser jusqu’à 75 000 $ US en droits de douane. C’est de l’argent sorti de la poche de l’entreprise avant même qu’une seule bouteille ne soit vendue sur le territoire américain. C’est de la trésorerie qui s’envole, tout simplement.
Un milliard de dollars aspiré des communautés
Comme il l’a si bien dit, en substance : « Quand le gouvernement fédéral impose des tarifs douaniens, il aspire de l’argent de nos communautés, de nos poches, pour l’envoyer directement à Washington. » Et c’est bien ça le problème, n’est-ce pas? L’argent qui devrait servir à investir localement ou à créer des emplois disparaît en frais douaniers.
Pour Robby Ringer, la conséquence est claire. Quand on doit se battre pour composer avec ces frais, on arrête de construire, on arrête d’investir. Leur priorité, c’est d’abord s’assurer que les huit personnes qu’ils emploient puissent « se nourrir ».
La stratégie de l’ajustement et le ressentiment canadien

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Mais même chez leurs voisins, au Canada, les impacts se font sentir. Carina Hamel raconte que leurs partenaires canadiens leur rapportent que d’éventuels nouveaux détaillants ne veulent plus vendre de produits américains. Elle comprend d’ailleurs la colère que peuvent ressentir les Canadiens face aux discours venus de Washington.
Conclusion : rêver d’un peu de répit

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Robby Ringer, sans se faire d’illusions, rêve simplement « d’un peu de répit ». Pas forcément d’une stabilité complète – il reste réaliste – mais juste de moins de chaos que ce qu’ils ont traversé. Pour des centaines d’entrepreneurs américains, c’est le seul espoir palpable en ce moment difficile.
Selon la source : ici.radio-canada.ca
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