Logement : Ottawa et Québec fument enfin le calumet de la paix (et débloquent des milliards)
Simon Kabbaj - 2026-01-21 12:09
credit : lemorning.ca (image IA)
La fin d’un long dialogue de sourds

credit : lemorning.ca (image IA)
Il aura fallu le temps, mais on dirait bien que ça bouge enfin. Après des mois de discussions qui semblaient parfois tourner en rond – on ne va pas se le cacher –, Ottawa et Québec ont finalement trouvé un terrain d’entente pour donner un coup de fouet à la construction de logements. C’est une nouvelle que beaucoup attendaient avec impatience, surtout du côté des municipalités qui commençaient à trouver le temps long.
Ce mercredi matin, à Québec, l’ambiance devrait être à la célébration. Les gouvernements dirigés par Mark Carney et François Legault ont scellé non pas une, mais deux ententes distinctes. Pour marquer le coup, ce n’est pas un simple communiqué de presse qui nous attend, mais bien un quatuor de ministres qui fera l’annonce officielle, avec le maire Bruno Marchand en invité de marque. Ça sent le soulagement à plein nez, vous ne trouvez pas?
Le nerf de la guerre : un milliard pour les infrastructures

credit : lemorning.ca (image IA)
Bon, parlons chiffres, parce que c’est là que ça devient intéressant. Selon ce qui se chuchote dans les couloirs gouvernementaux, Ottawa s’apprête à verser près d’un milliard de dollars au gouvernement du Québec. Cette somme provient du Fonds canadien sur les infrastructures liées au logement (FCIL). En gros, c’est de l’argent pour payer ce qu’on ne voit pas mais qui est essentiel : les égouts, les aqueducs, toute la tuyauterie nécessaire avant même de poser la première brique d’une maison.
Ce fameux fonds fédéral, qui pèse quand même six milliards de dollars au total, avait été lancé en 2024, encore sous l’ère Trudeau. Mais voilà, comme souvent dans notre belle fédération, les négociations coinçaient. L’Union des municipalités du Québec (UMQ) avait d’ailleurs fini par taper du poing sur la table, dénonçant la lenteur des deux paliers de gouvernement. Pour eux, l’absence d’accord privait littéralement les villes de l’oxygène financier nécessaire pour affronter la crise du logement. C’était devenu, disons-le, assez frustrant.
Le nœud du problème? Classique : Québec exigeait le plein contrôle sur la dépense de sa part de la cagnotte, tandis qu’Ottawa voulait garder un œil sur l’utilisation des fonds. Finalement, le nouveau ministre fédéral du Logement, Gregor Robertson, et son homologue québécoise aux Affaires municipales, Geneviève Guilbault, ont coupé la poire en deux. L’argent sera dépensé selon les priorités de Québec – une victoire pour la province, je suppose – mais les projets devront tout de même cadrer dans le programme établi par Ottawa. Un compromis typiquement canadien, non?
Maisons Canada entre en scène

credit : lemorning.ca (image IA)
Mais attendez, ce n’est pas tout. La deuxième annonce concerne un protocole d’entente avec la toute nouvelle agence fédérale Maisons Canada. Vous vous souvenez peut-être que c’était une promesse électorale phare du premier ministre Carney? Eh bien, la voilà en action. Cette agence a été mise sur pied spécifiquement pour financer des projets de logements sociaux et abordables, un secteur qui en a grandement besoin.
Du côté de Québec, la ministre de l’Habitation, Caroline Proulx, ne chôme pas non plus. Elle s’est engagée formellement à ce que son gouvernement, main dans la main avec ses partenaires, livre près de 9000 logements abordables. Et l’échéance est serrée : d’ici la fin de 2026. C’est ambitieux, c’est le moins qu’on puisse dire, mais c’est nécessaire.
Pour revenir à Maisons Canada, l’agence a été créée pas plus tard qu’en septembre dernier. Elle est dotée d’une enveloppe colossale de 13 milliards de dollars. Son but? Offrir du financement et même des terrains pour aider les constructeurs privés à lancer de vastes chantiers. L’idée est clairement de débloquer le marché par tous les moyens possibles.
Contexte politique et l’exemple de Québec

credit : lemorning.ca (image IA)
Cette avalanche de bonnes nouvelles ne tombe pas du ciel par hasard. L’annonce se fera en marge de la réunion du cabinet de Mark Carney, qui se tient justement à Québec ces 22 et 23 janvier. Le premier ministre doit rentrer au pays mercredi – après un périple diplomatique chargé à Davos et des négociations commerciales en Chine pour nos entreprises – et il est attendu dans la Vieille Capitale dès jeudi. Avec la reprise des travaux parlementaires à Ottawa prévue pour le 26 janvier, Carney veut manifestement montrer qu’il ne néglige pas les dossiers qui touchent directement le portefeuille des Canadiens.
C’est d’ailleurs dans cet esprit que le maire de Québec, Bruno Marchand, a été invité à la table. Pourquoi lui? Parce que la Ville de Québec fait un peu figure de première de classe en ce moment. Elle se targue de résultats impressionnants avec 5700 mises en chantier en 2025. Comment ont-ils fait? La Ville affirme avoir sabré dans la paperasse pour l’obtention des permis. Une recette qui semble porter fruit.
Le maire croit être sur la bonne voie. Le taux d’inoccupation, qui stagnait dangereusement sous la barre du 1 %, est remonté à 2,2 % l’an dernier. On respire un peu mieux, même si pour considérer le marché locatif comme vraiment équilibré, il faudrait s’approcher du 3 %. On n’y est pas encore, mais disons que la tendance est encourageante.
Conclusion

credit : lemorning.ca (image IA)
Bref, c’est une grosse semaine pour le logement. Entre les milliards débloqués, les compromis politiques enfin actés et les chantiers qui devraient se multiplier, il y a de l’espoir pour les locataires et les futurs propriétaires. Reste maintenant à voir si la bureaucratie suivra le rythme des annonces… mais pour l’instant, savourons cette rare entente cordiale.
Selon la source : ici.radio-canada.ca
Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.