Groenland, Nobel et tensions : le bilan explosif de l’an 1 du retour de Trump

Groenland, Nobel et tensions : le bilan explosif de l’an 1 du retour de Trump credit : lemorning.ca (image IA)

Une apparition surprise et un discours fleuve à la Maison-Blanche

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C’était censé être un point de presse classique de sa porte-parole, Karoline Leavitt, mais on a eu droit à une surprise. Pour marquer le premier anniversaire de son retour au pouvoir, Donald Trump a débarqué à l’improviste devant les journalistes. Il faut dire que ça a commencé bizarrement : avec près d’une heure de retard, le président s’est lancé dans un monologue… disons, décousu, qui a duré presque deux heures. C’était long, très long, et inhabituellement monocorde.

Pendant ce temps-là, il a montré des photos judiciaires de migrants et ressassé ses vieux griefs. Mais ce qui a vraiment fait tiquer l’assistance, c’est cette petite phrase lâchée vers la fin, entre deux questions : « Je pense que Dieu est très fier du travail que j’ai fait ». Rien que ça. Au milieu de ce bilan qu’il juge « exceptionnel », la question qui brûlait les lèvres de tout le monde concernait évidemment le Groenland. Quand un journaliste lui a demandé jusqu’où il irait pour obtenir ce territoire danois, sa réponse a été aussi vague qu’inquiétante : « Vous verrez ».

Obsession territoriale, Nobel manqué et malaise à l’OTAN

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C’est là que les choses se corsent. Trump affirme mordicus que les États-Unis ont besoin de cette île arctique pour la sécurité nationale, voire mondiale. Le refus des Groenlandais ? Il le balaie d’un revers de main, persuadé qu’ils seront « ravis » une fois qu’il leur aura parlé, ignorant superbement les milliers de manifestants sur place. Mais il y a un détail plus personnel, presque mesquin, derrière tout ça. Le premier ministre norvégien, Jonas Gahr Støre, a confirmé lundi que Trump avait lié ses ambitions sur le Groenland… à sa déception de ne pas avoir eu le prix Nobel de la paix.

Trump en veut terriblement à la Norvège pour l’attribution du Nobel 2025 à quelqu’un d’autre. Il estime que le comité a perdu « tout son prestige » et prétend qu’il aurait mérité un prix pour chacune des huit guerres qu’il se vante d’avoir arrêtées. C’est assez stupéfiant. Et pour l’OTAN ? Il assure que l’Alliance sera « très heureuse » de l’arrangement, tout en doutant ouvertement que les alliés défendraient les États-Unis en cas d’attaque. Une mémoire sélective, car il semble oublier que le fameux article 5 n’a été invoqué qu’une seule fois dans l’histoire : après le 11 septembre 2001, pour défendre les Américains justement.

Provocations numériques et onde de choc jusqu’à Davos

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La nuit précédant ce point de presse a été agitée sur les réseaux. Sur sa plateforme Truth Social, Donald Trump s’est déchaîné contre les alliés — Danois, Français, Britanniques et Canadiens. Le plus fou ? Il a publié des images générées par intelligence artificielle. Sur l’une d’elles, on le voit planter un drapeau américain au Groenland. Sur une autre, encore plus explicite, il est dans le bureau ovale avec des dirigeants européens, devant une carte où le drapeau américain recouvre non seulement les États-Unis, mais aussi le Canada, le Groenland et le Venezuela.

C’est dans ce climat tendu qu’il s’envole pour le Forum économique de Davos, en Suisse, où 2900 délégués l’attendent avec appréhension. Les réactions ne se sont pas fait attendre. Emmanuel Macron a dénoncé un monde de « brutes » et plaidé pour l’État de droit. De son côté, le premier ministre du Canada, Mark Carney, a eu cette formule lapidaire en appelant les puissances moyennes à s’unir : « Si vous n’êtes pas à la table, vous êtes au menu ». L’impact est réel : la Bourse de New York a chuté face aux menaces de nouveaux tarifs douaniers sur huit pays européens, et le Parlement européen a suspendu la ratification d’un accord commercial majeur conclu en juillet dernier.

Conclusion

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Entre les paradoxes — il cite la menace russe et chinoise pour justifier ses visées tout en relayant l’idée que l’OTAN est la vraie menace — et les actions concrètes comme les tarifs douaniers, la confusion règne. Ce premier anniversaire du retour au pouvoir laisse les alliés des États-Unis dans une incertitude totale, naviguant à vue entre les coups d’éclat médiatiques et les réalités géopolitiques.

Selon la source : ici.radio-canada.ca

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