Conseil de la paix : Le Canada hésite à payer le prix fort demandé par Trump
Adam David - 2026-01-21 11:33
credit : lemorning.ca (image IA)
Prudence diplomatique sous la neige de Davos

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C’est dans l’atmosphère feutrée et glaciale de Davos, en Suisse, que les discussions les plus brûlantes ont lieu cette semaine. Le premier ministre canadien, Mark Carney, s’est retrouvé sous les projecteurs du Forum économique mondial, jonglant avec une patate chaude diplomatique : le fameux « Conseil de la paix » imaginé par Donald Trump. Pour être honnête, la position du Canada semble… comment dire ? Délicate.
Mardi, lors de son allocution, M. Carney a clairement laissé entendre que si le Canada ne ferme pas la porte à cette initiative, il y a encore beaucoup trop de zones d’ombre. « Nous pensons que certains aspects de la gouvernance et du processus décisionnel pourraient être améliorés », a-t-il lâché avec ce ton diplomatique qui signifie souvent qu’on est loin d’être convaincu. Pourtant, l’urgence est là. La situation à Gaza est catastrophique, et le premier ministre a insisté sur la volonté de travailler avec tout le monde, y compris les Américains, pour avancer vers cette solution à deux États qui semble parfois si lointaine.
Un ticket d’entrée à un milliard et des invités qui dérangent

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Le projet sur la table n’est pas anodin. Il s’agit d’un plan de cessez-le-feu en 20 points pour Gaza, qui avait pourtant reçu le feu vert du Conseil de sécurité de l’ONU en novembre dernier. Mais voilà, le diable se cache dans les détails, ou plutôt dans la liste des invités. La création de ce Conseil de la paix a provoqué, disons-le franchement, un certain malaise dès qu’on a appris que Vladimir Poutine y était convié. Inviter le président russe alors que la guerre fait rage en Ukraine ? Ça passe mal pour beaucoup.
On ne sait pas exactement combien de dirigeants ont reçu le carton d’invitation, mais certains noms circulent déjà. Les dirigeants d’Israël, du Bélarus, de la Slovénie et même de la Thaïlande, ainsi que des membres de l’exécutif européen, ont confirmé leur présence sur la liste. C’est un mélange pour le moins… éclectique. De leur côté, les présidents sud-américains Javier Milei (Argentine) et Santiago Peña (Paraguay) n’ont pas hésité à afficher fièrement leurs invitations sur les réseaux sociaux ce week-end. Mais il y a un hic, et de taille : le prix. Il semblerait que pour siéger de façon permanente à ce conseil qui dépasse le simple cadre de Gaza, il faille débourser la coquette somme d’un milliard de dollars.
Le Canada refuse de payer l’addition, Trump menace la France

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Face à ce montant exorbitant, la réponse canadienne ne s’est pas fait attendre. François-Philippe Champagne, notre ministre des Finances, a été plutôt direct avec les journalistes présents à Davos. Même s’il reste des détails à régler, il a tranché : « Une chose est claire : le Canada ne paiera pas si nous rejoignons le Conseil de la paix ». En bon français — et en anglais aussi d’ailleurs — il a expliqué qu’une décision de principe serait prise par le premier ministre Carney une fois que l’on comprendra mieux le fonctionnement et l’objectif final de ce machin. M. Carney a d’ailleurs précisé que si le Canada sort le chéquier, ce sera pour envoyer des fonds directement pour le bien-être des Palestiniens, pas pour payer un siège.
Mais attention, Donald Trump n’est pas du genre à accepter un « non » sans réagir. Sa méthode de négociation ? La menace, fidèle à son habitude. Interrogé lundi soir en quittant la Floride sur les réticences d’Emmanuel Macron — la France pourrait bien ne pas adhérer au Conseil —, l’ex-président américain a sorti l’artillerie lourde. Il a affirmé, avec l’assurance qu’on lui connaît, que Macron changerait vite d’avis une fois que les États-Unis imposeraient une taxe douanière de 200 % sur les vins français. Rien que ça.
Conclusion : La réalité humaine derrière les tractations

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Pendant que les grands de ce monde discutent de milliards de dollars et de taxes sur le Bordeaux dans les salons chauffés de Suisse, la réalité sur le terrain nous rattrape violemment. Il ne faut pas oublier pourquoi ce conseil est censé exister. Mardi, dans la ville de Gaza, une image terrible nous est parvenue : celle de Khalid Abu Jarad portant le petit corps sans vie de sa nièce, Shaza. Elle n’avait que trois mois.
Selon le ministère de la Santé de Gaza, ce bébé est mort d’hypothermie. C’est une tragédie qui remet les choses en perspective, non ? On peut débattre des structures de gouvernance autant qu’on veut, mais l’urgence humaine, elle, n’attend pas les signatures protocolaires.
Selon la source : ici.radio-canada.ca
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