L’obsession du Groenland : Trump réitère sa volonté d’achat « d’une manière ou d’une autre »

L’obsession du Groenland : Trump réitère sa volonté d’achat « d’une manière ou d’une autre » credit : lemorning.ca (image IA)

Une déclaration fracassante en plein vol

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C’était dimanche dernier, le 11 janvier 2026. Alors qu’il se trouvait à bord du célèbre avion présidentiel Air Force One, reliant la Floride à la base militaire Joint Base Andrews dans le Maryland, le président américain Donald Trump a remis le sujet sur le tapis. Et il n’y est pas allé avec le dos de la cuillère, c’est le moins qu’on puisse dire. S’adressant aux médias présents, il a réaffirmé avec une insistance particulière que les États-Unis allaient s’emparer du Groenland.

Sa phrase exacte ? Ils l’auront « d’une manière ou d’une autre ». Pourquoi cette urgence, me direz-vous ? Eh bien, selon lui, la justification est purement géopolitique : « si nous ne le prenons pas, la Russie ou la Chine le feront ». C’est une rhétorique qu’on commence à connaître, mais qui surprend toujours par sa franchise brute. Il a même ajouté, peut-être avec un excès de confiance, que conclure un accord serait « le plus facile », mais que peu importe la méthode, le résultat serait le même : le drapeau américain finira par flotter là-bas.

Pas de location, mais un titre de propriété et des moqueries

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Il faut bien comprendre ce que le président a en tête. Washington ne parle absolument pas d’une simple location à court terme ou d’un bail emphytéotique. Non, Trump a été très clair sur ce point précis : il s’agit uniquement de l’acquisition pure et simple de ce territoire danois. « On a besoin d’un titre de propriété », a-t-il lancé, comme s’il s’agissait d’immobilier new-yorkais. Pour lui, le Groenland a tout intérêt à signer cet accord pour éviter de tomber sous le contrôle des puissances rivales de l’Est.

Mais là où le discours prend une tournure presque surréaliste, c’est quand il se met à critiquer les capacités militaires actuelles de l’île. C’est assez stupéfiant. Donald Trump s’est ouvertement moqué de la défense du territoire autonome danois en utilisant une image pour le moins… imagée. « En gros, leur défense repose sur deux traîneaux à chiens », a-t-il ironisé. Oui, vous avez bien lu, deux traîneaux.

Il a continué sa tirade en demandant aux journalistes : « Vous le savez ? Vous savez en quoi consiste leur défense ? Deux traîneaux à chiens. » Le contraste qu’il dresse est saisissant, voire inquiétant, puisqu’il affirme que pendant ce temps, on voit des destroyers et des sous-marins russes, ainsi que leurs homologues chinois, patrouiller un peu partout dans la région.

Tensions avec l’OTAN et indifférence affichée

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Évidemment, cette approche unilatérale ne passe pas inaperçue sur la scène internationale, surtout quand on sait que le Danemark — auquel le Groenland est rattaché — est un membre clé de l’OTAN, tout comme les États-Unis. Donald Trump semble balayer ces alliances d’un revers de la main. « Nous n’allons pas laisser faire ça », a-t-il martelé à propos de l’influence sino-russe, ajoutant avec une désinvolture déconcertante : « et si cela affecte l’OTAN, alors ça l’affecte ».

Il va même plus loin dans la provocation en assurant que les alliés européens ont « plus besoin de nous que nous d’eux », une phrase qui risque de faire grincer des dents dans les chancelleries. De son côté, la première ministre danoise, Mette Frederiksen, avait déjà tiré la sonnette d’alarme la semaine précédente. Elle a estimé, avec gravité, qu’une attaque américaine — ou une annexion forcée — contre l’un des membres de l’Alliance signifierait tout simplement « la fin de tout », marquant l’effondrement de l’OTAN et du système de sécurité mondial établi laborieusement à la fin de la Seconde Guerre mondiale. L’ambiance est donc, disons-le, électrique.

Conclusion

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En résumé, nous sommes face à une situation diplomatique pour le moins complexe. Entre les menaces d’acquisition forcée, les moqueries sur les traîneaux à chiens et la remise en cause implicite de la solidarité atlantique, les prochains mois s’annoncent tendus. Reste à voir si cette volonté d’obtenir un « titre de propriété » se concrétisera ou si elle restera une de ces déclarations chocs dont le président a le secret.

Selon la source : ici.radio-canada.ca

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