Golden Globes 2026 : Le triomphe d’Une bataille après l’autre et une soirée très politique

Golden Globes 2026 : Le triomphe d’Une bataille après l’autre et une soirée très politique credit : lemorning.ca (image IA)

Une razzia attendue pour la fresque américaine

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On s’y attendait un peu, pour ne pas dire beaucoup, mais la confirmation est tombée ce dimanche 11 janvier 2026, à Beverly Hills. La 83e cérémonie des Golden Globes a littéralement sacré Une bataille après l’autre. Ce n’est pas juste une victoire, c’est une véritable razzia pour cette fresque qui dissèque les dérives extrémistes aux États-Unis. Le film repart avec quatre trophées majeurs, confirmant son statut d’ultra-favori pour les Oscars qui arrivent dans deux mois.

Paul Thomas Anderson, le cinéaste américain de 55 ans, semblait presque gêné par tant d’honneur en recevant le prix du meilleur réalisateur, ainsi que celui du meilleur scénario et de la meilleure comédie. « Vous êtes tellement généreux avec l’affection que vous me portez, à moi et à ce film », a-t-il lâché, visiblement ému, avant d’ajouter avec une simplicité désarmante : « J’adore ce que je fais. Donc, c’est juste du plaisir ».

Mais le moment le plus fort reste sans doute la victoire de Teyana Taylor, élue meilleur second rôle féminin. Dans le film, elle incarne une héritière politique du Black Power, traquée par un suprémaciste blanc. Son discours a résonné bien au-delà de la salle : « À mes sœurs de couleur et aux petites filles de couleur qui regardent ce soir […] notre lumière n’a pas besoin de permission pour briller ». Une phrase qui restera, je pense.

Duels au sommet et surprises : Chalamet terrasse DiCaprio, Hamnet s’impose

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C’était le duel que tout le monde surveillait du coin de l’œil. Leonardo DiCaprio, tête d’affiche d’Une bataille après l’autre, est reparti bredouille. Contre toute attente — enfin, quoique… — c’est le franco-américain Timothée Chalamet qui a raflé le prix du meilleur acteur dans une comédie. À 30 ans, il a été époustouflant en joueur de ping-pong à l’ambition dévorante dans Marty Supreme. Il a d’ailleurs reconnu la lourdeur de la tâche : « Merci infiniment du fond du cœur, je suis en lice avec de très grands noms. Cette catégorie est ultra relevée ».

Côté drame, on a assisté à un autre retournement de situation. Tout le monde voyait Sinners, le film audacieux de Ryan Coogler avec ses histoires de vampires et de blues dans le Sud ségrégationniste des années 1930, l’emporter haut la main. Eh bien non. S’il se console avec le Globe de la meilleure performance au box-office et la meilleure bande originale, le gros lot, le prix du meilleur film dramatique, est allé à Hamnet.

Ce film tragique, qui imagine le deuil de Shakespeare et sa femme Agnes, a aussi valu à l’Irlandaise Jessie Buckley le titre de meilleure actrice dramatique. Pour la comédie, c’est l’Australienne Rose Byrne qui a été couronnée meilleure actrice pour son rôle de mère épuisée dans le film au titre improbable mais génial : If I Had Legs I’d Kick You.

L’international à l’honneur et une ambiance politiquement chargée

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Il faut parler de la claque brésilienne de la soirée. Le film L’Agent secret a réussi l’exploit de battre le candidat français Un simple accident pour le prix du meilleur film international. Et ce n’est pas tout : Wagner Moura a été sacré meilleur acteur dans un film dramatique pour son rôle d’ex-universitaire traqué sous la dictature brésilienne des années 1970.

Son discours était d’une profondeur rare pour ce genre d’événement : « Il s’agit d’un film sur la mémoire, ou l’absence de mémoire… Je pense que si ce traumatisme peut se transmettre de génération en génération, les valeurs le peuvent aussi ». Une réflexion qui collait parfaitement à l’atmosphère pesante de la soirée.

Car on ne pouvait pas rater les épinglettes « Be Good » sur les smokings, notamment celui de Mark Ruffalo. C’était un hommage direct à Renee Nicole Good, cette Américaine tuée la semaine dernière à Minneapolis par un agent de la police de l’immigration. Le ton était donné. La maîtresse de cérémonie, Nikki Glaser, n’a d’ailleurs pas épargné le département de la Justice américain, leur attribuant ironiquement le « Golden Globe du meilleur montage » pour la publication partielle du dossier Epstein, un vrai boulet pour le président Donald Trump.

Conclusion : Les derniers lauréats d’une nuit mémorable

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Pour finir ce tour d’horizon, n’oublions pas les autres gagnants qui complètent ce palmarès hétéroclite. Stellan Skarsgard a été élu meilleur second rôle masculin pour sa performance de cinéaste en froid avec ses filles dans Valeur sentimentale. Une juste récompense pour un acteur de sa trempe.

Enfin, du côté de l’animation, c’est le phénomène Netflix KPop Demon Hunters qui a tout balayé, remportant le prix du meilleur film d’animation et celui de la meilleure chanson pour son tube au titre prémonitoire : Golden. Une soirée qui, malgré les paillettes, n’a pas oublié d’être ancrée dans une réalité parfois brutale.

Selon la source : ici.radio-canada.ca

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