Le paradoxe des sanctions : les importations canadiennes depuis la Russie grimpent de 29%
Adam David - 2025-12-10 11:03
credit : lemorning.ca (image IA)
Une hausse surprenante malgré les sanctions

credit : lemorning.ca (image IA)
Cette hausse, qualifiée d' »échec » par la diaspora ukrainienne au Canada, pose une question fondamentale sur l’efficacité réelle des mesures coercitives. L’objectif était de faire plier le Kremlin en serrant la vis financière. Mais si le commerce continue, même modeste, quel message cela envoie-t-il ? On a l’impression d’un combat à moitié mené. Les données montrent que la valeur totale des importations russes de janvier à août 2025 a atteint 63.6 millions de dollars, contre 49.4 millions l’année précédente. C’est loin d’être anodin, vous ne trouvez pas ?
L’aéronautique, principal moteur de cette croissance

credit : lemorning.ca (image IA)
Le gouvernement tente de relativiser, bien sûr. La porte-parole d’Affaires mondiales Canada, Samantha Lafleur, parle de « certaines fluctuations » et souligne que les volumes globaux demeurent « faibles ». Elle précise aussi que depuis 2025, la Russie ne représente que 0.4% des importations canadiennes totales d’aéronefs et de pièces. Mais ce sont souvent les détails qui comptent, non ? Ces achats concerneraient principalement des trains d’atterrissage et autres composants. Une question reste en suspens : quelles entreprises canadiennes achètent ces pièces ? Personne ne le dit, et c’est peut-être ça le plus troublant.
Le gouvernement se défend et rappelle les efforts passés

credit : lemorning.ca (image IA)
En clair, le message officiel est : « Regardez la tendance globale, pas ce petit pic ». Ils insistent sur le fait que le commerce bilatéral est au plus bas. C’est peut-être vrai dans l’absolu, mais une augmentation de près de 30% en un an, ça interpelle. Surtout dans un secteur aussi stratégique et sensible que l’aéronautique. On a envie de dire que le diable se cache dans les détails. L’intention de réduire la dépendance est là, mais la mise en œuvre semble avoir des failles. Comme souvent dans les relations internationales, c’est plus compliqué qu’il n’y paraît.
La colère et l’amertume de la diaspora ukrainienne

credit : lemorning.ca (image IA)
La présidente de l’organisme, Alexandra Chyczij, est même plus directe. Elle affirme que ces importations signifient que « les entreprises canadiennes contribuent de plus en plus à l’effort de guerre de la Russie ». C’est une accusation grave. Le PDG Ihor Michalchyshyn parle, lui, d’une situation « alarmante ». Imaginez leur sentiment : à un moment où tout le monde dit vouloir affaiblir le régime de Poutine, voilà que le commerce reprend des couleurs. C’est un coup dur pour leur moral, et une vraie remise en question de la cohérence des politiques menées.
Conclusion : L’appel à un embargo total et les questions en suspens

credit : lemorning.ca (image IA)
Le débat est donc relancé. Faut-il durcir encore les mesures, au risque de nuire à certaines industries canadiennes qui dépendent de pièces spécifiques ? Ou bien considérer que ces importations, bien qu’en hausse, restent marginales dans l’économie globale et que la pression sur le Kremlin doit venir d’ailleurs ? Les chiffres de Statistique Canada ont le mérite de mettre le doigt sur une contradiction troublante. Entre les déclarations officielles et la réalité des échanges, il y a un fossé qui ne cesse de se creuser, alimentant le scepticisme et la colère.
Selon la source : ici.radio-canada.ca
Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.