Mirabel et les F-35 : un pari économique audacieux pour l’entretien des avions américains
Simon Kabbaj - 2025-12-07 10:05
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Un hangar québécois pour les chasseurs de l’Oncle Sam ?

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L’idée ? Transformer leurs installations pour qu’elles servent non seulement à nos futurs avions, mais aussi à ceux de nos voisins du Sud. Une sorte de garage de luxe international, si vous voulez. Mais attention, rien n’est encore joué, et comme souvent dans ce genre de dossier, il y a pas mal de conditions en petits caractères au bas du contrat.
Une opportunité en or… sous conditions

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Le plan est assez précis : accueillir les premiers appareils américains vers 2028 ou 2029. C’est demain, ou presque. Sauf que… et c’est là que le bât blesse, tout ça dépend de la commande finale du Canada. Si on n’achète pas la flotte complète de 88 appareils, ce beau projet pourrait bien rester dans les cartons. C’est un peu le jeu de la poule et de l’œuf, vous ne trouvez pas ?
Le problème du calendrier

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Alors, on fait quoi entre les deux ? C’est le fameux « trou » dans l’horaire. Richard Foster est clair là-dessus : sans les avions américains pour combler le vide, maintenir les installations et les emplois à Mirabel va être un sacré casse-tête. On parle quand même d’environ 5 espaces sur 24 occupés par nos propres avions. Il faut bien remplir le reste, je suppose.
Des millions et des emplois en jeu
L3Harris frappe donc aux portes des gouvernements, tant à Québec qu’à Ottawa, pour obtenir du financement. L’argument massue ? Les emplois. On parle de maintenir 1500 emplois directs et plus du double en indirect. C’est énorme pour la région. Lockheed Martin envoie même ses représentants cette semaine pour tâter le terrain. Ça sent la visite d’inspection, non ?
Bras de fer politique : Ottawa hésite encore

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La ministre Mélanie Joly ne mâche pas ses mots : elle veut des retombées économiques concrètes. Elle trouve que l’offre actuelle, c’est un peu léger. « On s’attend à beaucoup plus », a-t-elle lancé. En face, Lockheed Martin répond du tac au tac : plus vous achetez d’avions, plus vous aurez de retombées. C’est donnant-donnant. Et pendant ce temps, le concurrent suédois Saab agite la promesse de 10 000 emplois avec son Gripen. De quoi faire réfléchir, c’est certain.
Conclusion : Québec en mode observation

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Au final, tout va se jouer sur des garanties. Si le Canada s’engage fermement pour les 88 appareils, Mirabel pourrait bien devenir une plaque tournante nord-américaine pour le F-35. Sinon ? Eh bien, l’option suédoise est toujours sur la table. Une chose est sûre : les prochains mois vont être décisifs pour l’industrie aérospatiale de chez nous.
Selon la source : ici.radio-canada.ca
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