Avis de restructuration au fédéral : près de 700 fonctionnaires touchés, les syndicats craignent pour l’environnement
Mathieu Gagnon - 2025-12-06 10:02
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La tuile avant les fêtes

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Ressources naturelles canada en première ligne
Mais il n’y a pas qu’eux. L’Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC) rapporte que 275 autres fonctionnaires ont également reçu des avis dans d’autres ministères cruciaux : 109 à la Commission de la fonction publique, 92 à Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada, et 74 au ministère des Finances. Ce n’est que la pointe de l’iceberg, il faut se le dire. Ces annonces découlent directement du dernier budget fédéral, présenté en novembre, qui visait l’élimination de 40 000 emplois par rapport au sommet atteint l’an dernier. Ça fait beaucoup de monde, vous ne trouvez pas ?
Quand la recherche forestière s’éteint

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Pour comprendre l’impact concret de ces réductions, il faut écouter des gens comme Jean Bérubé. Chercheur en pathologie forestière chez RNCan et représentant syndical pour l’IPFPC, il a appris jeudi que son poste serait purement et simplement aboli. Son laboratoire va fermer. C’est tragique, non? Surtout quand on apprend qu’après cette coupure, il ne restera plus qu’un seul pathologiste forestier dans tout l’est du pays. Il y a trente ans, ils étaient quinze à surveiller le même territoire !
M. Bérubé s’inquiète, à raison. Il pense que le gouvernement actuel est en train de calquer, même à plus petite échelle, le désengagement américain face aux changements climatiques et aux gaz à effet de serre. Dans le programme d’efficacité énergétique chez RNCan, c’est même les deux tiers des postes qui sont coupés. Ça donne à réfléchir sur nos priorités nationales, vraiment.
Le spectre de l’agrile du frêne et les menaces futures

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L’histoire, d’ailleurs, nous le rappelle. M. Bérubé compare ces coupes, non pas à celles de Stephen Harper, mais plutôt aux compressions des libéraux de Jean Chrétien en 1995. À l’époque, sept postes en pathologie forestière avaient été retranchés. Devinez quoi ? Neuf ans plus tard, l’agrile du frêne débarquait au Canada, forçant des coupes massives et coûteuses d’arbres. On dirait que certaines leçons ne sont jamais vraiment apprises, n’est-ce pas ?
Le manque de transparence dénoncé par les syndicats

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De son côté, Sean O’Reilly, le président de l’IPFPC, a été tout aussi critique, déplorant que des équipes presque entières dédiées à la sécurité du public soient éliminées, non pas par attrition volontaire, mais par de vrais licenciements. Quand même choquant de voir ça, vous trouvez pas?
Le processus de transition et la compétition interne

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Interpellé sur la question, le ministère des Ressources naturelles du Canada a répondu par courriel à Radio-Canada, précisant qu’il informait d’abord les employés avant de rendre l’information publique. La réception de la lettre initiale ne marque que le début d’un processus s’étendant sur plusieurs mois. L’idée, c’est que les employés puissent examiner plusieurs options : transition vers un autre poste, retraite, ou une carrière à l’extérieur. RNCan, qui compte environ 5400 employés, insiste sur le fait qu’il s’attend à ce que seule une faible proportion de gens quitte involontairement.
Mais attention, il y a un aspect qui ajoute beaucoup d’huile sur le feu : lors du réaménagement des effectifs, des fonctionnaires d’une même équipe pourraient être forcés de compétitionner entre eux par le biais d’examens ou d’entrevues pour conserver leur poste permanent. Parler de compétition quand on parle de sécurité d’emploi, ça met un stress incroyable.
Un stress élevé et une plateforme d’entraide

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Face à cette situation tendue, l’AFPC a heureusement pris les devants en créant une plateforme de mise en contact. Le but? Permettre aux membres d’échanger leurs postes avec une personne directement touchée par les compressions. Près de 2000 fonctionnaires se sont inscrits. On voit là une belle preuve de solidarité, n’est-ce pas ?
Conclusion : Vers une fonction publique réduite de 10 %

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Le plus grand danger, comme l’a souligné M. Bérubé et les syndicats, réside dans l’impact sur des secteurs non négociables comme la recherche environnementale. Les suppressions, surtout celles qui éliminent des équipes chargées d’assurer la sécurité du public, pourraient bien nous coûter beaucoup plus cher à long terme que les économies réalisées. L’histoire de l’agrile du frêne nous l’a déjà prouvé, et j’espère sincèrement qu’on ne refera pas les mêmes erreurs. C’est à suivre, bien sûr.
Selon la source : ici.radio-canada.ca
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