Courses gonflées à montréal : quand des chauffeurs de taxi imitent illégalement les prix d’uber
Simon Kabbaj - 2025-12-05 10:11
credit : lemorning.ca (image IA)
L’arnaque du compteur à la montréalaise

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Le Regroupement des propriétaires de taxi de Montréal, et même Taxelco, la plus grande compagnie en ville, déplorent cette nouvelle tendance qui, si elle n’est pas contrôlée rapidement, risque de ternir sérieusement la réputation de toute l’industrie. C’est vraiment le Far West sur la route, on dirait, et les passagers sont les premières victimes.
60 dollars pour un trajet qui en coûte 20 : des tarifs multipliés

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« Au lieu de la scène habituelle, on rentre dans le taxi, il part le chrono, puis il nous emmène à la maison. Il nous a demandé l’adresse, il l’a mise dans son cell, sur Uber, et il nous a demandé 60 $. » Non, vous avez bien lu. Trois fois le prix habituel. Elle a refusé, évidemment, mais ce qui est dingue, c’est que l’histoire s’est répétée. Elle raconte qu’ils ont appelé dix taxis qui ont tous tenté le même coup en réclamant le montant affiché sur l’application Uber plutôt que d’utiliser le taximètre réglementaire.
Pourquoi cette pratique est strictement illégale au québec

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Il y a une toute petite exception : le client et le chauffeur peuvent s’entendre sur un prix forfaitaire, mais attention, ils doivent signer un contrat avant le départ. Et ça, on le voit surtout pour les très longues distances, pas pour un saut de dix minutes ou un trajet vers Longueuil, n’est-ce pas? Si le chauffeur refuse de démarrer le compteur, c’est une alerte rouge; vous avez le droit de refuser de monter à bord et d’appeler un autre véhicule, même si c’est agaçant.
Se sentir en danger : l’expérience d’autres passagères

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Quand elles ont osé poser des questions, le ton a changé. « On ne se sentait pas vraiment en sécurité, parce que le monsieur était vraiment sur la défensive. On avait peur, pour être bien honnête : on ne se sentait pas super bien. » C’est ça qui est grave : non seulement on paie trop cher, mais on se sent menacé en plus. C’est un service public, après tout, qui devrait garantir la sécurité.
La difficulté de retracer les chauffeurs indépendants
Ce qui veut dire quoi? Que si le chauffeur n’est pas relié à une grande compagnie, on ne peut pas le retrouver. « C’est impossible d’aller les retrouver : on ne peut pas savoir c’est qui. » Quand c’est une compagnie, on peut vérifier le tracé GPS, le trajet, tout. Mais pour ces « faux » taxis? Aucune trace, semble-t-il. C’est un vrai trou noir dans la surveillance, on dirait.
Le cri du cœur pour une surveillance urgente et l’enjeu des chauffeurs illégaux
Edgar El-Kalaani, secrétaire-trésorier du Regroupement des propriétaires de taxi de Montréal, ne mâche pas ses mots : « Lorsqu’on ouvre un marché comme ça, c’est très dangereux, parce que ça va être ‘free for all’ s’il n’est pas bien encadré. » Il pointe du doigt la surveillance défaillante, surtout depuis que les contrôleurs routiers ont cessé de patrouiller sur le terrain en mars dernier, suite à une décision du Tribunal administratif du travail (pour des questions de sécurité, apparemment).
Le résultat? Des chauffeurs illégaux mettent un simple « dôme » (l’enseigne lumineuse) et téléchargent une application de compteur sans même enregistrer leur véhicule. Ils font du taxi sans contrôle. Et l’industrie, selon lui, se sent abandonnée par Québec, qui fait « la sourde oreille » face à leurs demandes de resserrer la vis.
Conclusion : une réputation à sauver, et vite

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Comme l’a dit M. El-Kalaani, « Ça tue l’industrie ». Le manque de surveillance accrue — que ce soit sur la route, sur le service, ou sur les tarifs appliqués — est un danger pour tout le monde. Les autorités doivent absolument prendre une décision politique pour encadrer ce marché qui, depuis sa déréglementation en 2020, semble glisser vers un chaos tarifaire. Pour les citoyens, le mot d’ordre reste la prudence : si le compteur n’est pas allumé, ou si le prix est fixe sans contrat, c’est très probablement illégal. Méfiez-vous!
Selon la source : ici.radio-canada.ca
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