Une mégaclinique en préparation à Orléans : l’Ontario attire les médecins du Québec avec un modèle d’affaires alléchant
Simon Kabbaj - 2025-11-27 12:18
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Un « hub de santé » pour soulager ottawa
Le projet est mené par le Ideal Health Group, propriété d’Amir Mourad Sadek, et il vise carrément à remplacer l’actuelle Clinique d’urgence d’Orléans. Ils veulent déménager tout ça vers un nouvel établissement, plus grand, sur la rue Innes. Si tout se passe comme prévu — et la Ville d’Ottawa est en train d’étudier le dossier —, ce nouveau « hub de santé » pourrait améliorer l’accès aux soins pour des dizaines de milliers de patients.
C’est une nouvelle encourageante, particulièrement pour ceux qui, comme moi, se demandent parfois comment on va bien pouvoir s’en sortir avec nos systèmes de santé surchargés.
Un doublement de capacité qui fait rêver
M. Sadek l’a d’ailleurs bien spécifié : « Nous absorberons une partie de l’achalandage de l’Hôpital Montfort, cela fera baisser la pression sur le système de santé. » On dirait presque entendre un soupir de soulagement de la part des administrateurs d’hôpitaux! Il espère concrétiser cette ouverture dès l’été prochain. Et ce serait, mine de rien, le huitième centre de santé que son groupe ouvrirait en seulement trois ans. Ils sont rapides, ces gens-là.
Des airs de mini-hôpital avec services intégrés

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Mais le vrai plus, c’est l’intégration des services. On y trouvera, en plus des soins d’urgence et de santé familiale, un cabinet de dentiste, ainsi que des laboratoires pour les tests. C’est ce qu’on appelle un guichet unique, ou un hub de santé, comme on dit. Quand on sait que tout le monde cherche désespérément un médecin de famille, le propriétaire dit simplement : « Nous voulons aider! » Difficile de ne pas apprécier cette motivation.
Le modèle d’affaires : la gestion plutôt que la consultation

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M. Sadek, qui a refait ses études de médecine après avoir immigré d’Égypte en 2012, avoue que la simple gestion de la clinique n’est pas rentable si l’on ne compte que sur les tarifs payés par le gouvernement de l’Ontario (qu’il juge insuffisants). Leur rentabilité vient des « services auxiliaires » : la pharmacie, les dentistes, les physiothérapeutes, c’est là que le profit est généré. Il tient à rassurer tout le monde : il n’y a aucun frais pour les services couverts par l’Assurance-santé, qui sont les mêmes qu’à l’hôpital, à l’exception des soins nécessitant une hospitalisation. Une ingéniosité d’homme d’affaires, si vous voulez mon avis.
Profiter du malaise québécois : une stratégie de recrutement ciblée

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Nadia Butt, la cheffe de l’exploitation du groupe, a confirmé que plusieurs médecins québécois les ont déjà approchés. Le modèle de l’Ontario, qui promet moins de gestion, est très attrayant. Le conseiller municipal d’Orléans-Est-Cumberland, Matthew Luloff, ne s’en cache pas : le conflit québécois peut être « bénéfique pour Orléans ». Nous avons besoin de médecins bilingues, point final.
Mais attention, le directeur général du Réseau des services de santé en français de l’Est de l’Ontario, Normand Glaude, met le doigt sur un point sensible. Il dit que si « tout le monde tire sur sa couverte, tout ce que ça va faire, c’est une couverte qui va être plus étirée ». C’est une solution à court terme, une sorte de pansement, face aux difficultés structurelles du système de santé.
Feu vert municipal malgré les inquiétudes
Maintenant, le groupe attend le permis de construire. Les citoyens ont d’ailleurs eu la chance de commenter le projet. Le conseiller Luloff, qui soutient fermement cette arrivée, a noté que l’accueil est « généralement bien reçu », même s’il y a eu, comme toujours, quelques petites inquiétudes. La plus grande? Le stationnement. Eh oui, ce sont souvent les petits détails pratiques qui font peur aux gens!
Le Ideal Health Group a promis d’assurer une gestion des rendez-vous en ligne pour limiter l’attente et s’est engagé à prévoir plus d’espaces de stationnement que dans la clinique actuelle. Parce que, franchement, dans un quartier en constante croissance comme Orléans, avoir des médecins de famille et des spécialistes supplémentaires, c’est une priorité absolue. Je suppose qu’il a raison : ça, c’est vraiment l’essentiel.
Conclusion : L’espoir d’un meilleur accès aux soins

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Reste maintenant à voir si l’objectif ambitieux de recruter 45 médecins bilingues sera atteint, et si l’Ontario, en capitalisant sur le conflit québécois et l’aide de l’ambassadeur du recrutement d’Ottawa, réussira à stabiliser l’accès aux soins de ce côté-ci de la rivière. C’est tout ce qu’on peut souhaiter, après tout.
Selon la source : ici.radio-canada.ca
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