credit : lemorning.ca (image IA)La période des Fêtes approche à grands pas, synonyme de voyages et de réunions de famille. Mais voilà, une ombre plane sur les plans de nombreux voyageurs canadiens : les 700 pilotes d’Air Transat menacent de faire la grève. C’est une situation délicate qui évolue rapidement, car aujourd’hui même, ils ont commencé à voter pour autoriser ce moyen de pression extrême. On parle d’une date possible de débrayage dès le 10 décembre, juste au moment où les aéroports deviennent complètement fous. Évidemment, personne ne souhaite cette tournure des événements, mais la patience, semble-t-il, arrive à ses limites.Les négociations pour renouveler leur convention collective traînent depuis des mois, elle est échue depuis mai, ce n’est pas rien. Qu’est-ce qui coince au juste? Et surtout, y a-t-il vraiment un risque que vos vols de fin d’année soient perturbés?
Le piquetage : un signal d’alarme sans perturbation immédiate
Pour l’instant, les pilotes ont choisi une approche mesurée. Aujourd’hui, ils font du piquetage devant les aéroports de Montréal et de Toronto. Attention, il est crucial de comprendre qu’ils ne cherchent pas à bloquer les vols ou à mettre le chaos dans les activités aéroportuaires. Leur objectif est purement symbolique : montrer leur « ras-le-bol » général face à la lenteur exaspérante des négociations.C’est une tactique de pression classique, mais efficace, qui prend du poids puisque même des pilotes d’autres grandes compagnies aériennes nord-américaines sont venus les soutenir à midi. Quand les collègues de l’industrie se joignent à vous, c’est que le message est fort. Le syndicat, l’Air Line Pilots Association, veut simplement secouer un peu la direction d’Air Transat pour qu’elle se décide enfin à accélérer le pas après plusieurs semaines de stagnation.
Des offres « inacceptables » dénoncées par le syndicat
credit : lemorning.ca (image IA)Ce qui irrite particulièrement les pilotes, ce sont les contre-propositions reçues récemment. Bibianne Lavallée, vice-présidente du syndicat des pilotes d’Air Transat, ne mâche pas ses mots. Elle affirme que les offres de la compagnie sont « nettement décevantes » et même « inacceptables sur plusieurs sujets ». Selon elle, les pourparlers n’avancent pas assez vite. On pourrait presque sentir la frustration à travers ses paroles, et on la comprend! Négocier depuis janvier, avec un contrat échu depuis mai, ça use.Bien sûr, personne chez les pilotes ne rêve de faire grève, surtout à cette période. Mme Lavallée l’a bien dit : « Il n’y a pas un pilote chez Air Transat que je connaisse qui a l’intention et qui a envie de faire la grève. » Mais elle insiste : si on doit en arriver là, ce sera parce que la compagnie n’aura pas voulu bouger. Elle met la balle dans le camp de la direction pour trouver une entente avant le fameux 10 décembre.
Les pilotes veulent simplement les normes de l’industrie
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Qu’est-ce qu’ils demandent concrètement? Ce n’est pas si extravagant que ça. D’après Bibianne Lavallée, les pilotes réclament ni plus ni moins que les « normes de l’industrie ». C’est-à-dire ce que leurs collègues des autres transporteurs aériens majeurs ont déjà réussi à obtenir dans leurs propres négociations. Cela inclut l’amélioration des horaires, de meilleures assurances collectives, le régime de retraite, la sécurité d’emploi, et, bien sûr, la rémunération.
Honnêtement, ils en ont assez d’être à la traîne. La vice-présidente syndicale a fait une déclaration assez choc : « On est au fond du baril pour ce qui est de la rémunération des pilotes de ligne au Canada et il faut rattraper ça. » Quand on pense à la responsabilité qu’ils ont en vol, c’est une situation vraiment préoccupante. Ils veulent de meilleures conditions de travail et des bonifications d’avantages sociaux — tout ce qui permettrait de se sentir respecté dans un métier aussi exigeant.
L’exode vers la concurrence : le vrai problème de transat
credit : lemorning.ca (image IA)Et si ces revendications ne sont pas entendues, que se passe-t-il? Le pire scénario pour Air Transat, c’est la fuite des cerveaux… ou plutôt des pilotes. On apprend que 225 pilotes ont quitté la compagnie au cours des quatre dernières années. Quarante sont partis à la retraite, mais tous les autres? Ils sont allés voir ailleurs pour améliorer leur sort.Le syndicat est formel : la majorité d’entre eux ont choisi de poursuivre leur carrière chez Air Canada. C’est pour la rémunération, mais aussi la sécurité d’emploi et les conditions de travail, qui sont plus « alléchantes » pour les pilotes avec moins d’expérience. C’est une réalité économique simple, n’est-ce pas? Si vous n’êtes pas compétitif en matière de salaire, les gens partent là où c’est mieux. Cette hémorragie doit bien donner des migraines à la direction d’Air Transat. Perdre autant de personnel qualifié, ça coûte cher en formation et en recrutement!
La position de la direction : les négociations sont une « priorité »
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Du côté d’Air Transat, on se veut rassurant. La direction insiste : les négociations sont une « priorité » et ils y accordent toute leur attention. Ils rappellent également que les deux parties ont convenu de procéder à une « refonte exhaustive » de la convention collective. Et une refonte, ça prend du temps, évidemment.
Toutefois, la direction juge les actions syndicales de l’Air Line Pilots Association « hâtives », surtout compte tenu des discussions productives qui ont lieu avec l’appui des conciliatrices nommées par le ministre du Travail. Les discussions se poursuivent d’ailleurs sous conciliation jusqu’au 18 novembre.
Malgré ces divergences, Air Transat maintient qu’elle a la ferme intention de parvenir à une entente compétitive et satisfaisante pour tous, et ce, avant la période des Fêtes. C’est un engagement, mais le temps presse. Il reste plusieurs journées de négociations prévues au calendrier, mais il faudra que les offres sur la table soient nettement améliorées si l’on veut éviter le scénario catastrophe du 10 décembre. Ce serait dommage de laisser les gens dans l’incertitude comme ça!
le temps joue contre les deux parties
La situation est claire : les pilotes d’Air Transat, fatigués d’être moins bien payés que leurs homologues de l’industrie et de voir leurs collègues partir à la concurrence, demandent un rattrapage salarial et de meilleures conditions. Le vote pour la grève se tient sur les deux prochaines semaines, et la date couperet, c’est le 10 décembre. Cela laisse peu de temps à Air Transat pour mettre sur la table une offre qui soit non seulement acceptable, mais « compétitive », comme elle l’a promis.Espérons sincèrement que les parties parviendront à une entente, car une grève juste avant Noël, c’est le genre de cauchemar logistique et personnel dont les voyageurs et la compagnie se passeraient bien. La pression est forte, et il est temps que ces négociations, qui durent depuis janvier, trouvent enfin un terrain d’entente solide.