Trêve surprise à la STM : les employés d’entretien suspendent la grève pour éviter la Loi 14

Trêve surprise à la STM : les employés d’entretien suspendent la grève pour éviter la Loi 14 credit : lemorning.ca (image IA)

Un ouf de soulagement pour les usagers du métro

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C’est une nouvelle qui va soulager des milliers de Montréalais, c’est certain. Après des jours de perturbations importantes, le Syndicat du transport de Montréal–CSN a annoncé mardi soir qu’il mettait en pause sa grève. La mesure de débrayage est suspendue à partir de 6 heures le 12 novembre.

Honnêtement, on a tous vu les impacts. Le quotidien des gens était chamboulé, et même si les revendications des 2400 employés d’entretien sont légitimes, la ville était un peu à l’arrêt. Le fait que le métro et les autobus recommencent à circuler normalement dès demain, c’est une excellente chose. Mais attention, cette trêve n’est pas le signe d’une entente, loin de là ; c’est plutôt une manœuvre stratégique pour contourner une menace bien précise.

La stratégie derrière la suspension : éviter l’entrée en scène de la loi 14

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Pourquoi cette suspension soudaine? C’est là que le gouvernement entre en jeu. Le syndicat a été très clair : il ne veut absolument pas donner au ministre du Travail, Jean Boulet, l’occasion de mettre sa fameuse Loi 14 en application de manière anticipée.

Le ministre Boulet envisageait effectivement de déposer un projet de loi visant à devancer l’application de cette loi, adoptée il y a seulement quelques mois en mai dernier. En gros, cette manœuvre permettrait de limiter, voire d’interdire, les mesures de grève face aux inconvénients majeurs pour la population. Le syndicat a vu l’épée de Damoclès et a réagi immédiatement. En suspendant leur action, ils coupent l’herbe sous le pied du gouvernement.

Un employeur inflexible et le manque de financement public

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Bien sûr, si le syndicat suspend la grève, ce n’est pas parce que les négociations se sont soudainement bien passées. Au contraire. La rencontre de médiation qui a eu lieu le 11 novembre n’a donné aucun fruit. Ils dénoncent toujours une STM inflexible et insensible aux difficultés des usagers.

De plus, il y a ce point crucial : le financement du transport collectif. Selon le syndicat, c’est le gouvernement lui-même qui nuit aux négociations en sous-finançant le système. C’est toujours la même histoire, n’est-ce pas ? On demande de maintenir de bonnes conditions pour les 2400 employés d’entretien, mais la STM maintiendrait des « demandes de reculs » envers ses salarié·es. C’est fâchant, on dirait que l’employeur se sent tout-puissant depuis l’annonce de cette potentielle Loi 14.

La mairesse et le ministre saluent la trêve

Du côté politique, on se réjouit de la nouvelle. La nouvelle mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada, a réagi rapidement et favorablement, insistant sur le fait que les impacts sur les Montréalais « devenaient insoutenables ». C’est important de le mentionner, car elle était sous pression, je suppose, pour garantir le bon fonctionnement de la ville.

Elle l’a dit elle-même : « les meilleures ententes se négocient à la table. » C’est une formule qu’on entend souvent, mais qui est vraie. Le but de cette trêve est justement de ramener tout le monde à la table, sans la menace immédiate d’une loi spéciale, tout en maintenant la pression syndicale latente. Un jeu d’échecs, en somme.

Attention : ce n’est pas la fin des problèmes de transport

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Même si les employés d’entretien ont suspendu leur grève, il faut bien se rappeler d’un détail très important : le conflit n’est pas réglé chez les autres employés.

Le syndicat qui représente les 4500 chauffeurs d’autobus et opérateurs de métro, affilié à la FTQ, a maintenu ses menaces de débrayage. Ils ont prévu deux autres journées de grève, ce qui veut dire des perturbations majeures, samedi et dimanche prochains. Et attention, eux ne comptent pas offrir de services essentiels lors de ces journées. Donc, pour les déplacements de fin de semaine, il faudra malheureusement encore s’armer de patience. La paix dans le transport collectif montréalais n’est que partielle pour l’instant.

Un fragile retour au dialogue

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En fin de compte, la suspension de la grève par les employés d’entretien est une victoire stratégique pour le syndicat qui cherche à poursuivre la négociation et à obtenir un « financement juste » pour le transport collectif. La pression exercée par l’éventuelle application de la Loi 14 a forcé leur main, les poussant à retourner à la table des négociations avant d’être contraints par la loi.

Pour les usagers, cela signifie un répit temporaire en semaine, mais il faudra rester vigilant quant aux actions prévues ce week-end par les chauffeurs et opérateurs. L’essentiel, maintenant, est que les deux parties négocient de bonne foi, comme l’a souhaité la mairesse, afin de garantir des conditions de travail décentes pour les employés et un service fiable pour la population.

Selon la source : ici.radio-canada.ca

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