Menace de procès historique : Donald Trump réclame jusqu’à 5 milliards à la BBC après un montage trompeur
Adam David - 2025-11-15 19:17
credit : lemorning.ca (image IA)
L’escalade après un ‘montage trompeur’

Le nœud du problème, c’est qu’il y a eu une erreur. Une grosse erreur, même. La chaîne s’est excusée après la diffusion d’un montage qu’ils ont eux-mêmes reconnu comme étant « trompeur » tiré d’un des discours de l’ancien président américain. Mais une simple excuse ne semble pas suffire à M. Trump, qui y voit une diffamation pure et simple. C’est un affront, n’est-ce pas ?
Le cœur du scandale : le discours du 6 janvier 2021

Le problème ? Ces extraits auraient été montés de telle façon que, mis bout à bout, on ait l’impression qu’il appelait explicitement ses partisans à attaquer le Capitole à Washington. Ce genre de manipulation, même involontaire, c’est extrêmement grave, surtout venant d’une institution respectée comme la BBC.
Pour l’ancien président, l’affaire est entendue : « Les Britanniques sont très en colère contre ce qu’il s’est passé, comme vous pouvez l’imaginer, car cela montre que la BBC, c’est que des infos bidon, » a-t-il déclaré, utilisant une fois de plus son expression favorite pour dénoncer ce qu’il perçoit comme de la désinformation.
La réplique juridique et l’ultimatum manqué

Malgré la pression et la menace de cette somme colossale — entre un et cinq milliards, rappelez-vous — la BBC n’a pas complètement cédé. Certes, le président de la BBC, Samir Shah, a bien envoyé une lettre personnelle d’excuses à M. Trump jeudi. C’est un geste, bien sûr. Mais ce n’est pas suffisant pour éteindre l’incendie juridique.
Car M. Shah a aussi réfuté toute base légale à une plainte pour diffamation. En d’autres termes, ils disent : oui, nous avons fait une erreur de montage, mais non, cela ne justifie pas une poursuite en diffamation. C’est la différence fondamentale qui va maintenant se jouer devant les tribunaux, je suppose.
Vague de démissions et chaos interne

C’est un signe on ne peut plus clair de la gravité de l’erreur commise. Voir deux figures aussi importantes démissionner en bloc pour une question de montage avant une élection montre à quel point la pression politique et éthique était devenue insoutenable. Honnêtement, c’est presque du jamais vu. L’image d’intégrité de la BBC en prend un coup terrible.
Le rôle du premier ministre britannique dans l’équation

Starmer avait pourtant promis mercredi de défendre une BBC « forte et indépendante ». C’est la ligne habituelle, mais Trump a une autre version de l’histoire. « Je vais l’appeler ce week-end. Mais il m’a appelé, il est très gêné, » a ajouté l’ancien président. Difficile de savoir ce qu’il en est exactement, mais cela démontre que la pression est très forte sur le gouvernement britannique pour qu’il prenne position sur le sort de son service public d’information.
Il y a là un véritable bras de fer politique qui dépasse le simple cadre de l’erreur éditoriale.
Quand l’erreur éditoriale coûte cher

L’excuse de Samir Shah montre que la BBC reconnaît la faute technique, mais le refus de payer pour diffamation signifie qu’ils sont prêts à se battre pour leur intégrité, même si cela a déjà coûté leur poste à des dirigeants importants. Le montant réclamé est ahurissant et, en soi, c’est une puissante stratégie de communication de la part de Donald Trump. Reste à voir si la justice donnera raison à celui qui affirme que la BBC est coupable d’avoir diffusé de « fausses nouvelles ».
Selon la source : ici.radio-canada.ca
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