Iran affaibli : voici ses cartes secrètes pour se défendre

Iran affaibli : voici ses cartes secrètes pour se défendre credit : lemorning.ca (image IA)

Une riposte jugée étonnamment faible

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Face aux frappes menées par les forces israéliennes et américaines, la défense iranienne a montré des faiblesses qui ont surpris plus d’un analyste militaire. La riposte de Téhéran est qualifiée de « désorganisée » et s’est avérée moins percutante que ce que les experts anticipaient. De son côté, Donald Trump a justifié sa décision de se joindre à l’offensive en évoquant la nécessité de protéger les États-Unis d’une attaque iranienne qu’il décrivait comme imminente. Pour l’heure, aucun élément ne vient confirmer cette hypothèse.

Les conséquences de cette offensive sont déjà lourdes pour l’Iran. Ses infrastructures clés ont subi des dommages considérables, et la capacité de ses forces de défense est aujourd’hui affaiblie. Cet état de fait assure à ses adversaires une dominance aérienne totale sur le territoire. Le bilan est sévère : pas moins de 153 villes et plus de 2000 sites auraient déjà été touchés.

Des forces conventionnelles décimées

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Comment expliquer une telle vulnérabilité ? Les frappes israélo-américaines ont été chirurgicales et particulièrement efficaces. Elles ont visé en priorité les radars, les bases de drones et une part significative des rampes de lancement de missiles balistiques, qui constituent le fer de lance de la stratégie de dissuasion iranienne. Le coup le plus dur concerne sans doute la marine iranienne, qui a été entièrement détruite.

Ce tableau contraste pourtant avec la puissance théorique de l’Iran, souvent classée comme la septième puissance militaire mondiale. Ses forces régulières comptent entre 350 000 et 420 000 membres actifs. À ce chiffre s’ajoute le redoutable Corps des gardiens de la révolution, une armée idéologique forte de 120 000 à 200 000 combattants. Au total, l’effectif militaire iranien dépasse les 600 000 hommes.

Le potentiel d’une guérilla et le soutien de puissances mondiales

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Au-delà de son armée régulière, l’Iran dispose d’une autre force : la milice Bassidj. Composée de millions de volontaires dévoués au régime, elle pourrait être mobilisée pour mener une guerre de guérilla de grande ampleur si les forces américaines et israéliennes décidaient de déployer des « bottes sur le terrain ». Cette menace d’une guerre d’usure sur son propre sol reste un élément de dissuasion majeur.

Malgré les revers militaires, Téhéran affirme être prêt pour une guerre longue. Le régime iranien ne se sent pas isolé et compte sur le soutien, bien que prudent, de deux géants : la Russie et la Chine. Moscou et Pékin veillent à ne pas entrer en confrontation directe avec les États-Unis, mais leur appui à l’Iran est bien réel et multiforme.

Moscou et Pékin, des alliés dans l’ombre

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La Russie fournit à l’Iran du matériel militaire de pointe : hélicoptères d’attaque, systèmes de défense aérienne et avions de combat. L’aide russe s’étend même à l’espace, avec le lancement de plusieurs satellites iraniens destinés à la surveillance des bases américaines et israéliennes au Moyen-Orient. Dans le cadre d’un partenariat stratégique, des spécialistes russes auraient formé des équipes sur place et s’y trouveraient encore. En retour, l’Iran livre des drones et des missiles à la Russie pour sa guerre en Ukraine.

La Chine, quant à elle, opère via un accord qualifié de « pétrole-contre-armes ». Pékin achète le pétrole iranien et le paie en lui fournissant armements et renseignements. Un navire-espion chinois, le Da Yang Yi Hao, a été observé en mer d’Arabie. Ses capacités sont redoutables : il peut surveiller les sous-marins, collecter des données sonar et suivre les mouvements des navires de guerre américains. Pékin offre aussi une aide militaire plus discrète, notamment des missiles et des capacités informatiques permettant à Téhéran de lancer des cyberattaques contre les infrastructures critiques des États-Unis.

L' »axe de la résistance », l’autre visage de la guerre

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Avec des forces conventionnelles affaiblies, les experts redoutent que l’Iran ne se tourne vers des méthodes de guerre asymétriques pour frapper des cibles à l’international. Le pays, considéré comme le principal État soutenant le terrorisme, dispose d’un vaste réseau d’agents clandestins capables de s’attaquer aux intérêts israéliens et américains. Les citoyens de pays jugés adversaires pourraient également être considérés comme des « cibles légitimes ».

Pour mener cette guerre de l’ombre au Moyen-Orient, Téhéran s’appuie sur ce qu’il nomme son « axe de la résistance ». Il s’agit d’un réseau de milices chiites pro-iraniennes puissamment armées et aguerries. Parmi elles, on compte le Hezbollah au Liban, les Hachd al-Chaabi en Irak, ainsi que les Houthis au Yémen. Chacun de ces groupes a la capacité de déstabiliser la région et de répondre aux ordres de son parrain iranien.

Selon la source : journaldemontreal.com