Tempête de neige historique : le nord-est des États-Unis paralysé par des conditions extrêmes

Tempête de neige historique : le nord-est des États-Unis paralysé par des conditions extrêmes credit : lemorning.ca (image IA)

Une tempête d’une ampleur rare frappe 40 millions d’Américains

Le nord-est des États-Unis fait face, ce lundi, à un phénomène météorologique d’une intensité exceptionnelle. Une tempête de neige d’une ampleur rare s’abat actuellement sur la région, affectant le quotidien de plus de 40 millions de personnes. Les conditions sont particulièrement rudes, combinant des chutes de neige abondantes et des vents violents.

Les prévisions sont impressionnantes : jusqu’à 90 cm de neige sont attendus par endroits. À cela s’ajoutent des bourrasques soufflant à 90 km/h, réduisant considérablement la visibilité pour les habitants et les services de secours. La situation impose une vigilance extrême sur l’ensemble du territoire concerné.

Le service météorologique national a d’ailleurs émis des mises en garde spécifiques concernant d’autres risques associés à ces intempéries. Des inondations sont redoutées dans certaines parties de l’État de New York, du New Jersey ainsi que dans le Massachusetts, compliquant encore davantage la gestion de cet épisode climatique.

Situation critique à New York et records de précipitations

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Au cœur de la tourmente, la ville de New York tente de gérer l’accumulation rapide de la poudreuse. Lors d’une conférence de presse tenue en début d’après-midi, le maire de la ville, Zohran Mamdani, a tenu à faire un point de situation. Il a déclaré : « Selon les prévisions actuelles, le pire est passé ».

Le bilan provisoire dressé par l’édile reste toutefois conséquent. Entre 40 et 50 cm de neige étaient déjà tombés sur la majeure partie de la métropole au moment de son allocution. Selon ses précisions, 4 à 7 cm supplémentaires étaient encore attendus d’ici 20 h, heure locale.

Plus au nord, les cumuls atteignent des niveaux historiques. L’aéroport de Providence, situé dans le Rhode Island, a établi un nouveau record avec 83 cm de poudreuse relevés. Les météorologues n’excluaient pas que les cumuls puissent y atteindre la barre symbolique des 90 cm d’ici la soirée.

État d’urgence et coupures d’électricité massives

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Face à la menace, les autorités ont réagi promptement. Les gouverneurs de huit États ont officiellement décrété l’état d’urgence. Cette mesure concerne le Connecticut, le Delaware, le Maryland, le Massachusetts, le New Jersey, l’État de New York, la Pennsylvanie et le Rhode Island.

Les infrastructures énergétiques souffrent considérablement sous le poids de la neige et la force des vents. Conséquence directe de cette tempête, quelque 570 000 foyers se sont retrouvés privés d’électricité lundi après-midi sur l’ensemble de la zone touchée.

Le Massachusetts est particulièrement impacté par ces pannes de courant. À lui seul, cet État comptabilise plus de 285 000 foyers plongés dans le noir, nécessitant l’intervention complexe des équipes techniques dans des conditions difficiles.

Entre joie des enfants et lassitude des habitants

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La vie économique et administrative de la région s’est figée. Dans toute la zone, les écoles, les services municipaux et les commerces sont restés fermés pour la journée. Même le siège des Nations unies, à Manhattan, a gardé portes closes. Cette paralysie a fait le bonheur des écoliers qui ont investi les collines de Central Park pour dévaler les pentes en luge.

Les réactions face à cet événement varient selon les âges. Dylan, 11 ans, qui a vécu une autre tempête le 26 janvier, s’émerveille encore. Il confie n’avoir « jamais vu autant de neige de [sa] vie » et affirme qu’il « adore ». Il a lancé à l’AFP : « C’est vraiment marrant de jouer dans la neige ». Un sentiment partagé par Chris Crowell, 45 ans, qui s’est réjouie après une promenade matinale avant de télétravailler : « C’est magnifique ».

L’ambiance est tout autre à Wildwood, dans le New Jersey voisin, où la fatigue se fait sentir. Vincent Greer, pelle à la main pour dégager l’entrée de son immeuble, en a « marre ». Il s’est exclamé : « Je ne veux plus voir de neige ». Il décrit des conditions pénibles : « Je ne vois rien devant moi et je suis gelé! »

Le secteur des transports à l’arrêt

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Se déplacer relève du défi, voire de l’impossible. Par endroits, les transports en commun sont fortement perturbés. Dans le New Jersey, le trafic ferroviaire a même été entièrement coupé lundi. À New York, la circulation des véhicules non essentiels — incluant voitures personnelles, camions, deux-roues et vélos électriques — avait été interdite dimanche soir. Si elle a été de nouveau autorisée depuis midi, les déplacements restent jugés dangereux.

Le transport aérien subit de plein fouet les intempéries. Selon le site spécialisé FlightAware, plus de 6000 vols avaient été annulés en milieu d’après-midi ce lundi. Les aéroports de New York, de Boston et de Philadelphie figurent parmi les infrastructures les plus touchées par ces annulations.

Le retour à la normale n’est pas pour tout de suite. Les perturbations devaient se poursuivre mardi, avec déjà près de 2000 annulations de vols programmées, prolongeant le calvaire des voyageurs bloqués.

Dispositifs de sécurité et contexte tragique récent

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La prudence est de mise, car la région garde en mémoire un passé très récent et douloureux. Fin janvier, une précédente tempête suivie d’une longue vague de froid avait causé la mort d’une centaine de personnes dans le pays. À New York, au moins 18 décès avaient été recensés, la plupart des victimes ayant succombé à l’hypothermie.

Pour l’heure, le nouveau maire démocrate de New York, entré en fonction début janvier, se veut rassurant sur le bilan humain actuel. Il a assuré lundi : « Nous n’avons connaissance d’aucun décès lié à cette tempête de neige dans les rues de notre ville ou dans les lieux publics ».

Afin d’éviter de nouveaux drames, les grandes villes comme Philadelphie, Boston et la mégapole new-yorkaise ont musclé leur dispositif d’accueil d’urgence dès dimanche. Des bus et des écoles ont notamment été rendus accessibles pour permettre à ceux qui en ont besoin de venir se réchauffer.

Selon la source : ici.radio-canada.ca

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