Tensions à Moscou : Le numéro deux du renseignement militaire russe blessé par balle

Tensions à Moscou : Le numéro deux du renseignement militaire russe blessé par balle credit : Portrait officiel ou photo de presse du général russe Vladimir Alekseïev (Vladimir Alekseyev), en un

Moscou — Un climat de haute tension règne ce vendredi dans la capitale russe après la tentative d’assassinat ciblant l’une des figures les plus influentes et secrètes de l’appareil sécuritaire du Kremlin. Le général Vladimir Alekseïev, premier adjoint à la direction du GRU (renseignement militaire), a été grièvement blessé par des tirs d’arme à feu, un événement que Moscou qualifie déjà d’acte terroriste orchestré par l’Ukraine.

Une attaque en plein cœur de la capitale

Les faits se sont déroulés tôt dans la matinée de ce vendredi 6 février 2026. Selon les premières informations communiquées par le Comité d’enquête russe, le général de 64 ans a été visé par « une personne non identifiée » alors qu’il se trouvait dans une résidence moscovite. L’agresseur a fait feu à plusieurs reprises avant de prendre la fuite, laissant le haut gradé blessé. Vladimir Alekseïev a été évacué d’urgence vers un hôpital de la ville, où il est actuellement pris en charge. Les autorités ont immédiatement ouvert une procédure pénale pour « tentative d’assassinat » et « trafic d’armes ».

Photo de Sergueï Lavrov, ministre des Affaires étrangères russe, lors d'une conférence de presse ou

Crédit : The Presidential Press and Information Office (Wikimedia)

Un périmètre de sécurité strict a été établi autour des lieux de la fusillade. Des unités de la police scientifique et des enquêteurs du Comité d’enquête s’affairent à relever les indices et à analyser les images de vidéosurveillance pour identifier le tireur.

L’ombre des négociations d’Abou Dhabi

Cette attaque survient dans un contexte diplomatique particulièrement délicat, au lendemain de pourparlers tenus à Abou Dhabi visant à trouver une issue au conflit qui dure depuis près de quatre ans. La délégation russe lors de ces échanges aux Émirats arabes unis était conduite par l’amiral Igor Kostioukov, chef du GRU et supérieur direct du général blessé.

Scène de crime générique à Moscou devant un immeuble résidentiel moderne, avec ruban de police jaune

credit : lemorning.ca (image IA)

La réaction politique ne s’est pas fait attendre. Sergueï Lavrov, chef de la diplomatie russe, a directement accusé Kyïv d’avoir commandité cet attentat pour saboter les efforts diplomatiques en cours.

« Cet acte terroriste confirme une fois de plus l’orientation du régime de Zelensky vers des provocations constantes visant à faire capoter le processus de négociation », a déclaré le ministre des Affaires étrangères à la télévision d’État.

De son côté, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, s’est montré plus réservé sur les détails, assurant que « les services spéciaux font leur travail » et souhaitant un prompt rétablissement au général.

Image d'illustration symbolisant le GRU (renseignement militaire russe), montrant l'emblème de la ch

credit : lemorning.ca (image IA)

Un profil stratégique au passé chargé

La cible de cette attaque n’est pas un officier ordinaire. Vladimir Alekseïev est considéré comme l’un des architectes des opérations les plus sensibles de la Russie à l’étranger. Sa carrière est marquée par plusieurs dossiers majeurs :

  • Syrie : Il a joué un rôle clé dans les opérations de renseignement lors de l’intervention militaire russe débutée en 2015 en soutien à Bachar al-Assad.
  • Affaire Skripal : Les chancelleries occidentales le désignent comme l’un des organisateurs présumés de l’empoisonnement au Novitchok de l’ex-agent double Sergueï Skripal au Royaume-Uni en 2018, ce qui lui vaut d’être sous le coup de lourdes sanctions internationales.
  • Mutinerie de Wagner : En juin 2023, lors de la rébellion avortée du groupe paramilitaire Wagner, il était apparu dans une vidéo en train de négocier directement avec Evguéni Prigojine à Rostov-sur-le-Don.

À ce stade, les autorités ukrainiennes n’ont pas émis de commentaire officiel concernant les accusations portées par Moscou. Cet incident s’ajoute à une liste croissante d’attaques ciblées contre des responsables militaires et des collaborateurs du Kremlin, tant sur le sol russe que dans les territoires occupés, dont certaines ont été revendiquées par le passé par les services de sécurité ukrainiens.

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