Trump, Carney et la « Dream Team » pour Gaza : un casting hollywoodien pour une reconstruction impossible ?

Trump, Carney et la « Dream Team » pour Gaza : un casting hollywoodien pour une reconstruction impossible ? credit : lemorning.ca (image IA)

Une liste d’invités qui donne le vertige

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Vous pensiez avoir tout vu avec la politique internationale récente ? Attendez de voir la liste que Donald Trump a dévoilée ce vendredi. C’est censé être le Conseil de la paix pour Gaza, mais ça ressemble franchement à un conseil d’administration d’une multinationale surpuissante. Trump lui-même présidera l’affaire, évidemment.

À ses côtés, on retrouve des figures qu’on ne présente plus : le chef de la diplomatie Marco Rubio et l’ancien premier ministre britannique Tony Blair. Mais la vraie surprise, celle qui m’a fait relire le communiqué deux fois, c’est la présence du premier ministre du Canada, Mark Carney. Oui, vous avez bien lu. Une source au gouvernement a confirmé à Radio-Canada que l’invitation a été lancée et que le chef du gouvernement canadien compte bien l’accepter. On est loin de la diplomatie habituelle, c’est du lourd.

Pour compléter ce tableau, Trump a ramené son émissaire spécial Steve Witkoff et, sans grande surprise, son gendre Jared Kushner, qui agit toujours comme médiateur officieux. Ajoutez à ça le président de la Banque mondiale, Ajay Banga, le milliardaire Marc Rowan d’Apollo Global Management et le conseiller Robert Gabriel. Ça nous fait une liste de sept personnalités pour ce « founding executive board », dont cinq Américains. Trump avait promis le conseil le plus « grand et prestigieux » jamais assemblé… pour le coup, il n’a pas menti sur le casting.

Organisation militaire et missions titanesques

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Bon, avoir des noms connus, c’est bien, mais qu’est-ce qu’ils vont faire concrètement ? L’idée, c’est que chacun supervise un secteur précis : structures de gouvernement, relations régionales, reconstruction… bref, tout ce qu’il faut pour que Gaza tienne debout à long terme et attire les capitaux. Mais le volet sécurité, c’est une autre paire de manches.

La Maison-Blanche a précisé que le diplomate bulgare Nickolay Mladenov sera le « haut représentant pour Gaza ». Pour le côté militaire, c’est le général américain Jasper Jeffers qui va diriger la Force internationale de stabilisation. C’est du sérieux.

Tout ça s’inscrit dans la deuxième phase du cessez-le-feu, qui est — tenez-vous bien — entré en vigueur le 10 octobre dernier sous la pression américaine. Le plan prévoit le désarmement du Hamas et le retrait progressif des troupes israéliennes, un schéma validé par le Conseil de sécurité de l’ONU en novembre. C’est une mécanique complexe qui se met en branle, supervisée par ce fameux comité technocratique palestinien qui vient tout juste de se former.

Pendant ce temps, au Caire : le travail de terrain commence

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Loin des annonces de Washington, ça s’active sur le terrain… ou presque. Le comité technocratique palestinien a lancé ses travaux vendredi au Caire. Jared Kushner était sur place, tout comme Nickolay Mladenov, selon ce qu’un membre du comité a glissé à l’AFP sous couvert d’anonymat. Ils doivent se revoir samedi pour une autre session.

L’urgence est palpable. « Nous espérons nous rendre à Gaza la semaine prochaine ou la suivante », a déclaré ce membre. Leur base sera au Caire, mais ils feront la navette. Leur mantra ? « Nous ne nous occuperons pas de politique ». La priorité, ce sont les services d’utilité publique.

Ce comité, composé de 15 personnalités palestiniennes, a été officiellement formé mercredi, pile au moment où Washington annonçait la phase deux du plan. Ils vont devoir administrer le territoire sous l’œil attentif du Conseil de paix de Trump et gérer une reconstruction qui s’annonce pharaonique après deux ans de guerre.

Conclusion : Reconstruire sur des ruines (et éviter la « Riviera »)

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Le défi est monumental. Ali Shaath, ingénieur et ancien vice-ministre palestinien qui préside le comité, l’a dit sur la chaîne al-Qahera News : on s’appuie sur le plan égyptien arabo-islamique. Ce plan, adopté en mars 2025 avec le soutien de l’Europe, est crucial car il contrecarre la vieille idée un peu folle de Trump qui voulait transformer Gaza en « riviera du Moyen-Orient » après en avoir expulsé les habitants.

Heureusement, le plan égyptien prévoit la reconstruction sans transfert de population. Et il y a urgence : 85 % des habitations sont détruites. Comme le dit Shaath, il faut rendre leur dignité aux citoyens qui vivent sous des tentes qui s’envolent au vent.

Pour parer au plus pressé, Omar Chamali, un autre membre du comité, a annoncé que 200 000 modules préfabriqués vont entrer dans Gaza. Ils serviront à créer des camps organisés avec écoles et centres de santé. C’est un début, je suppose, mais la route sera longue.

Selon la source : ici.radio-canada.ca

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