Un an de Trump : le compteur des frappes s’emballe et talonne déjà le bilan de Biden
Simon Kabbaj - 2026-01-14 10:01
credit : lemorning.ca (image IA)
Un retour au pouvoir sous le signe de la poudre

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On aurait pu croire que les choses se calmeraient, ou du moins qu’elles prendraient une tournure différente, mais les chiffres qui viennent de tomber sont assez… stupéfiants. Depuis que Donald Trump a repris les clés de la Maison-Blanche, c’est comme si la machine de guerre américaine avait été mise en surrégime. Une ONG respectée, Acled, a sorti sa calculatrice et le constat est sans appel : en à peine un an, l’administration Trump a presque égalé le volume de feu déployé par Joe Biden durant tout son mandat. C’est assez fou quand on y pense.
Le rapport met en lumière une réalité brute : depuis son investiture le 20 janvier 2025, les ordres de frappes pleuvent. On parle ici d’une intensité militaire qui ne faiblit pas, bien au contraire. L’armée américaine semble plus active que jamais, et cette accélération soudaine des opérations aériennes et des attaques de drones soulève pas mal de questions sur la stratégie actuelle.
La guerre des chiffres : Trump vs Biden

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Regardons ça de plus près, parce que les statistiques donnent le tournis. Au moment où l’on se parle, le compteur du président républicain affiche déjà 672 frappes aériennes ou de drones. Oui, vous avez bien lu, et ce n’est que sa première année de retour. Pour mettre ça en perspective, Joe Biden, sur l’ensemble de sa présidence complète de 2021 à 2025, en avait totalisé 694. L’écart est minuscule, c’est presque du pareil au même.
Il y a eu un coup d’accélérateur notable très récemment. Vous vous souvenez peut-être du 3 janvier dernier ? C’est le jour de la capture de Nicolas Maduro. Eh bien, les frappes américaines sur les défenses aériennes vénézuéliennes ce jour-là ont largement contribué à gonfler ce total. Mais là où Trump se détache vraiment de son prédécesseur démocrate, c’est dans sa manière de faire cavalier seul. Il explose littéralement les compteurs des actions unilatérales.
On parle de 587 frappes hors coalition pour Trump, contre 494 pour Biden en quatre ans. C’est une différence massive qui montre bien un changement de doctrine. Acled, qui compile tout ça en croisant des sources fiables comme les médias et des partenaires locaux, ne laisse pas de place au doute : l’Amérique frappe fort, et souvent toute seule.
Cibles multiples et morale personnelle

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Mais où tombent ces bombes, au juste ? La géographie des frappes est assez révélatrice. Depuis un an, plus de sept frappes sur dix se concentrent sur le Yémen, visant majoritairement les rebelles Houthis. C’est le gros morceau. Ensuite, on a la Somalie, qui encaisse environ 20 % des attaques ciblant des mouvements islamistes. Mais la liste ne s’arrête pas là, loin de là. Les États-Unis ont aussi visé le Nigeria, la Syrie, l’Irak et même l’Iran. C’est un théâtre d’opérations immense.
Il y a aussi un détail un peu plus surprenant, je trouve. Depuis septembre, on assiste à une campagne de frappes dans les Caraïbes et le Pacifique contre des embarcations… de trafiquants de drogue présumés. On tire sur des bateaux, littéralement. Le bilan humain de tout ce déluge de feu est lourd : on dépasse les 1000 morts, et malheureusement, des civils sont inclus dans ce décompte tragique.
Clionadh Raleigh, la directrice générale d’Acled, a eu une réflexion intéressante — et un peu effrayante — à ce sujet. Elle souligne que la multiplication de ces frappes remet en cause l’idée que le pouvoir devrait être borné par le droit international. Quand le président Trump affirme que seule sa « morale personnelle » limite ses actions, ça marque, selon elle, un éloignement inquiétant des institutions et des alliances traditionnelles. En gros, les règles du jeu semblent avoir changé.
Conclusion

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Au final, on se retrouve face à une présidence qui, en douze mois à peine, a reproduit l’activité militaire de tout un mandat précédent. Entre la traque aux narcotrafiquants en haute mer et les bombardements au Moyen-Orient, la cadence est infernale. Si l’on continue sur cette lancée, les trois prochaines années risquent d’être particulièrement explosives.
Selon la source : ici.radio-canada.ca
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