Trump durcit le ton face à Téhéran : promesses d’aide et sanctions chocs

Trump durcit le ton face à Téhéran : promesses d’aide et sanctions chocs credit : lemorning.ca (image IA)

Un message direct et sans équivoque

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C’est reparti, et cette fois, le ton est donné directement depuis son réseau de prédilection. Mardi, dans un message publié sur Truth Social, Donald Trump n’y est pas allé par quatre chemins : il a annoncé avoir « annulé toutes ses rencontres » avec les responsables iraniens. Une décision radicale, mais qui semble s’inscrire dans une stratégie de pression maximale.

Ce qui frappe surtout, c’est la manière dont il s’adresse directement à la rue iranienne. Il laisse entendre aux protestataires que l’aide américaine « est en route ». Oui, vous avez bien lu. Il l’a même écrit en lettres majuscules, histoire que le message passe bien, exhortant la population à poursuivre ce mouvement de protestation entamé fin décembre et à, je cite, « prendre en charge les institutions du pays ».

Pour le président américain, les choses sont claires : pas de discussions tant que la violence contre les manifestants perdure. Il promet une aide, dont on ignore encore la nature exacte — est-ce financier ? Logistique ? Mystère pour l’instant —, mais l’avertissement est là : ceux qui ont perpétré ces violences paieront, selon ses dires, « le fort prix ».

Guerre économique et bilan humain effroyable

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Mais avant cette sortie de mardi, il y avait déjà eu du mouvement lundi en fin de journée. Toujours sur Truth Social, Donald Trump avait lâché une autre bombe : l’imposition de droits de douane de 25 % à tout pays qui s’aviserait de commercer avec l’Iran. Une décision qu’il qualifie de définitive et, tenez-vous bien, à effet immédiat.

Si Téhéran fait pour l’instant la sourde oreille et n’a pas réagi, ce n’est pas le cas de tout le monde. Pékin a déjà grincé des dents, critiquant la mesure et affirmant vouloir défendre ses droits. Il faut dire que la liste des partenaires commerciaux de l’Iran n’est pas négligeable : on y trouve la Turquie, l’Irak, les Émirats arabes unis et l’Inde. Ça risque de faire du bruit dans les chancelleries.

Malheureusement, au-delà de ces joutes diplomatiques et économiques, la réalité sur le terrain est… comment dire… tragique. C’est le mot. Selon la Human Rights Activists News Agency (HRANA), un organisme basé aux États-Unis et généralement fiable, on parle désormais de 2000 personnes qui auraient péri dans cette vague de contestation. C’est énorme.

Le détail fait froid dans le dos : le groupe estime que 1847 de ces victimes étaient des manifestants, tandis que 135 seraient affiliées au gouvernement. Bien sûr, avec le verrouillage de l’information, c’est un cauchemar pour vérifier ces bilans, et les chiffres contradictoires circulent, mais une image authentifiée par Reuters montrant des dizaines de corps à Téhéran laisse peu de place au doute sur l’ampleur du massacre.

Réactions internationales et isolement numérique

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Face à cette horreur, l’ONU tente de se faire entendre. Volker Turk, le haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, s’est dit « horrifié » mardi. Par la voix de son porte-parole Jeremy Laurence, il a martelé que ce cycle de violence effroyable ne peut pas continuer. Il réclame que les revendications d’équité et de justice du peuple iranien soient enfin écoutées.

Ce qui inquiète particulièrement Volker Turk, ce sont les lendemains judiciaires. Le parquet iranien a déjà évoqué la peine capitale pour les « ennemis du régime ». Et quand on sait que des graffitis et des chants appelant à la mort de l’ayatollah Khamenei — qui a tout de même 86 ans et a succédé à Khomeini en 1989 — résonnent dans les rues, on craint le pire, car c’est un crime passible de mort là-bas.

Pour ne rien arranger, le pays est coupé du monde, ou presque. Jeudi dernier, Internet a été coupé dans l’ensemble du territoire. Ce n’est que mardi que certains Iraniens ont pu passer leurs premiers appels vers l’étranger pour témoigner, un peu comme une bouteille à la mer. Mais pour le reste ? Rien. Pas de SMS, et les internautes n’ont accès qu’aux sites approuvés par le gouvernement. C’est le black-out quasi total.

Témoignages d’une ville sous siège

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Malgré ce blocus numérique, des bribes d’information nous parviennent grâce à ces appels courageux vers l’étranger. Ce qu’ils décrivent ressemble à une zone de guerre : une forte présence policière dans le centre de Téhéran, des bâtiments gouvernementaux incendiés, des distributeurs de billets détruits… Une atmosphère de fin du monde.

Les témoins parlent de membres de la force Basij — ces volontaires de la Garde révolutionnaire — armés de fusils et de matraques, patrouillant aux côtés d’agents en civil. Les banques, qui peinent déjà à fonctionner sans Internet, ont été prises pour cible et incendiées.

La vie quotidienne ? Elle est suspendue, étrange. Les magasins sont ouverts, mais les clients sont rares. On marche peu dans les rues. Quant au Grand Bazar de Téhéran, point de départ des manifs le 28 décembre (ou peut-être un peu avant, c’est flou), il devait rouvrir mardi. Mais selon des commerçants, c’est sous la contrainte : les forces de sécurité leur auraient ordonné de lever le rideau, quoi qu’il arrive. Une normalité de façade, imposée par la peur. Tous ceux qui parlent le font anonymement, craignant pour leur vie, et on les comprend.

Selon la source : ici.radio-canada.ca

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