L’Ukraine frappée par une nouvelle escalade russe, incluant un missile hypersonique

L’Ukraine frappée par une nouvelle escalade russe, incluant un missile hypersonique credit : lemorning.ca (image IA)

Une nuit de bombardements massifs

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Dans la nuit de jeudi à vendredi, le 9 janvier 2026, la Russie a lancé une nouvelle vague d’attaques d’une ampleur considérable sur l’Ukraine. On parle là d’une véritable tempête de feu, hein ? Les autorités ukrainiennes ont fait état d’au moins quatre morts dans la capitale, Kiev, et d’une frappe particulièrement inquiétante à l’ouest du pays, réalisée avec un missile de dernière génération. Il faut dire que ces bombardements sont survenus à un moment très précis, quelques heures seulement après que Moscou ait clairement rejeté un plan européen visant à déployer une force multinationale en Ukraine. C’est comme une réponse musclée, en quelque sorte.

Le ministère russe de la Défense, lui, justifie ces frappes. Il affirme qu’elles sont une réplique à ce qu’il qualifie d’‘attentat terroriste perpétré par le régime de Kiev contre une résidence de Vladimir Poutine fin décembre. Bon, il faut savoir que l’Ukraine et les pays occidentaux, eux, disent que c’est un pur mensonge. Toujours est-il que, selon l’armée de l’air ukrainienne, les chiffres sont vertigineux : la Russie a lancé 36 missiles et 242 drones au cours de cette seule nuit. Une défense héroïque a permis d’en abattre 18 missiles et 226 drones, mais malheureusement, beaucoup ont quand même atteint leur cible.

L’arme redoutable : le missile hypersonique Orechnik frappe près de l’OTAN

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L’élément le plus marquant de cette attaque, c’est sans doute l’utilisation d’un missile baptisé Orechnik. Les autorités ukrainiennes disent qu’il peut atteindre la vitesse folle d’environ 13 000 km/h et qu’il est capable de porter une charge nucléaire. Ça glace le sang, quand on y pense. Même s’il n’en portait pas cette fois-ci, le simple fait de le déployer envoie un message très fort.

Le commandement occidental de l’armée de l’Air ukrainienne a précisé qu’une frappe sur la ville de Lviv, dans l’ouest, était intervenue à 23 h 47 avec un missile balistique se déplaçant à vitesse hypersonique. Et voilà où ça devient encore plus tendu : selon des correspondants militaires russes, ce tir de l’Orechnik aurait pu toucher un important dépôt de gaz souterrain dans cette région. Le problème, c’est que Lviv est située tout près de la frontière avec la Pologne, qui est membre de l’Union européenne et de l’OTAN.

Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andrii Sybiga, n’a pas mâché ses mots sur les réseaux sociaux. Il a dénoncé une attaque qui représente une menace grave pour la sécurité de toute l’Europe et un véritable test pour l’alliance transatlantique. C’est une façon de rappeler que ce conflit dépasse largement les frontières de l’Ukraine.

Petite note sur ce missile : ce n’est pas la première fois qu’on en entend parler. Il a été utilisé pour la première fois en 2024 contre une usine militaire à Dnipro, dans le centre-est du pays. Et, signe d’une escalade régionale, il a été déployé mi-décembre au Bélarus, cet allié de la Russie, comme l’avait annoncé son président Alexandre Loukachenko. On le place donc aux portes mêmes de l’UE.

Le lourd bilan humain et les souffrances en temps de grand froid

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Revenons à Kiev, la capitale, qui a elle aussi terriblement souffert. Le ministre de l’Intérieur, Igor Klymenko, a indiqué qu’une quarantaine de sites avaient été touchés dans la ville, dont 20 immeubles résidentiels. Des familles ont tout perdu en pleine nuit. Les images des pompiers déblayant les décombres sous le froid sont tout simplement déchirantes.

Le bilan officiel de la police fait état de 4 morts et 24 blessés rien qu’à Kiev. Parmi les victimes, il y a quelque chose de particulièrement tragique : un secouriste qui était en train de porter assistance sur un site touché a été tué par une nouvelle frappe de drone. Le maire Vitali Klitschko l’a confirmé, en parlant aussi d’infrastructures endommagées et de coupures de courant massives.

Et justement, parlons de ces coupures. L’opérateur électrique privé DTEK a annoncé que 370 000 foyers se retrouvaient sans électricité à Kiev. Une situation catastrophique aggravée par les conditions météorologiques : une vague de froid importante s’est abattue sur le pays. Le président Volodymyr Zelensky l’a amèrement dénoncé, soulignant que l’attaque était survenue précisément au moment où les températures chutaient. Il a réclamé une réaction claire de la communauté internationale. On imagine la détresse des gens, sans chauffage par des températures glaciales.

Cette stratégie de cibler les infrastructures énergétiques n’est malheureusement pas nouvelle. Près de quatre ans après le début de l’offensive à grande échelle, Moscou continue ces bombardements quasi quotidiens. La veille, jeudi, plus d’un million d’habitants du centre de l’Ukraine avaient déjà été privés d’eau et de chauffage après des frappes de drones.

Et comme une spirale infernale, l’Ukraine répond aussi. Elle multiplie les frappes sur le territoire russe. Ainsi, vendredi matin, quelque 556 000 personnes ont été privées de courant et de chauffage dans la région russe de Belgorod, frontalière de l’Ukraine, selon son gouverneur Viatcheslav Gladkov. La guerre fait souffrir des deux côtés de la frontière, même si les proportions ne sont bien sûr pas les mêmes.

Conclusion : Les discussions diplomatiques dans l’impasse et les exigences russes

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Tout cela se passe dans un contexte diplomatique très, très tendu, pour ne pas dire bloqué. Ces nouvelles frappes interviennent alors que les pourparlers impulsés par le président américain Donald Trump ces derniers mois semblent être dans une impasse totale. On tourne en rond, c’est le sentiment qui prévaut.

Jeudi, la Russie a réitéré son rejet catégorique de tout déploiement de soldats occidentaux en Ukraine. Elle a même averti qu’elle les considérerait comme des cibles légitimes pour ses forces. C’était sa réponse à un plan présenté par la Coalition des volontaires – un groupe de pays essentiellement européens qui soutiennent Kiev – qui envisageait d’envoyer des milliers de soldats en Ukraine après la guerre.

De son côté, la Russie, qui occupe toujours environ 20% du territoire ukrainien, maintient ses exigences. Elle veut que les forces ukrainiennes se retirent des zones qu’elles contrôlent encore dans la région orientale de Donetsk. Et elle exige que Kiev s’engage juridiquement à ne jamais adhérer à l’OTAN. Des conditions que l’Ukraine refuse catégoriquement, bien sûr.

Alors, où va-t-on ? C’est la grande question. Cette nuit du 9 janvier 2026 montre une chose : malgré les années qui passent, la guerre s’enlise dans une violence terrifiante, avec l’apparition d’armes de plus en plus sophistiquées et des frappes qui touchent délibérément les civils au pire moment, en plein cœur de l’hiver. L’impasse politique et militaire semble totale, et le coût humain, lui, ne cesse de grimper. Une bien triste réalité.

Selon la source : ici.radio-canada.ca

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