Génération COVID, cinq ans plus tard : portraits d’une jeunesse transformée par la pandémie

Génération COVID, cinq ans plus tard : portraits d’une jeunesse transformée par la pandémie credit : lemorning.ca (image IA)

Retrouvailles avec une cohorte marquante

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C’est fou de penser que ça fait déjà cinq ans, vous ne trouvez pas ? En 2020, le monde entier s’est arrêté et la journaliste Ariane Labrèche avait cette idée de se pencher sur ceux dont l’avenir semblait suspendu : des adolescents qui terminaient leur secondaire en pleine pandémie. Elle avait rencontré des jeunes, leurs rêves en berne, leurs craintes exacerbées par la crise sanitaire.

Et puis, le temps a fait son œuvre. Cinq années ont passé, et l’équipe de Radio-Canada a eu l’envie de les retrouver. Qu’étaient-ils devenus ? Comment cette période de confinement et d’incertitude avait-elle finalement sculpté leurs parcours ? C’est ce genre de suivi qui est vraiment précieux, je trouve. Ça nous raconte une histoire bien plus longue que les simples nouvelles du jour. C’est le projet « Génération COVID, cinq ans plus tard ».

On suit donc cinq jeunes adultes aujourd’hui, tous âgés de 22 ou 23 ans. On y découvre Loïc Demers, Mathis Paquet, Camille Poliquin, sa sœur Élise Poliquin, et Éléonore Delvaux-Beaudoin. Ils vivent majoritairement à Montréal, avec un à Lorraine, et chacun a emprunté un chemin singulier. Leurs visages, capturés par le photographe Josselin Pfeuffer, parlent d’une jeunesse qui a mûri, parfois un peu plus vite que prévu. Leurs histoires ont été publiées un matin, il y a environ trois heures, à quatre heures précises HNE. C’est frais, c’est humain.

Portraits de résilience : de l’anxiété aux grands espaces

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Prenons Loïc Demers, d’abord. Il a 22 ans, vit à Montréal et travaille dans le domaine de l’adaptation scolaire. Ce qui est fascinant dans son histoire, c’est comment il a appris à composer avec son anxiété. Figurez-vous qu’un voyage en solo lui a permis de mieux la gérer. Parfois, c’est en s’éloignant qu’on se retrouve, et c’est un peu ce qu’il a fait. Un beau cheminement personnel, très courageux.

Puis, il y a Mathis Paquet, lui aussi 22 ans, mais qui habite à Lorraine. Lui, c’est un passionné. Une double passion même : la robotique et l’entomologie, l’étude des insectes. Un mélange plutôt unique, avouons-le. Mais ce qui est beau, c’est sa motivation. Il ne veut pas juste créer des robots pour le plaisir ; son objectif est d’utiliser cette technologie pour aider les gens. C’est une vocation tournée vers les autres, née dans une période plutôt individualiste. Il y a quelque chose de réconfortant là-dedans.

Les sœurs Poliquin, Camille et Élise, nous montrent deux visages différents de la même génération. Camille, 23 ans et à Montréal, termine son baccalauréat en cinéma. Mais son cœur balance, il hésite. Elle songe sérieusement à se réorienter, soit vers la théologie, soit vers la gastronomie. Un sacré écart, qui montre à quel point cette génération se questionne, explore, sans nécessairement suivre une ligne droite toute tracée. Élise, sa sœur jumelle du même âge, partage son amour du cinéma, mais son esprit vagabonde vers d’autres horizons. Elle est « amoureuse de la Scandinavie », comme ils l’écrivent, et elle rêve de grands espaces. Montréal est son port d’attache, mais son imaginaire est ailleurs, plus vaste.

Les rêves et les détours : de comédienne à réalisatrice

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Enfin, il y a Éléonore Delvaux-Beaudoin. À 22 ans et vivant aussi à Montréal, elle incarne parfaitement l’idée que les plans changent, et que c’est parfois très bien ainsi. Elle est devenue comédienne, mais ce fut presque par accident, comme un heureux hasard du destin. On imagine le parcours : une opportunité qui se présente, un essai, et voilà qu’une nouvelle passion émerge.

Pourtant, malgré ce succès sur les planches ou devant la caméra, son rêve originel, celui de réalisatrice, est toujours bien présent. Il n’a pas disparu, il a juste pris un autre chemin. C’est un peu le thème récurrent chez tous ces jeunes : une capacité à s’adapter, à transformer les contraintes en opportunités, sans pour autant abandonner complètement les désirs profonds qui les animent.

Leur dossier, intitulé « Génération COVID, cinq ans plus tard », est une véritable plongée en plusieurs volets, comme une série de portraits intimistes. Et c’est loin d’être terminé ; ils nous invitent à « suivre » le fil de ces histoires. C’est une démarche journalistique qui prend le temps, qui revient sur ses pas, et c’est assez rare pour être souligné. On parle de « dossiers », de « récits numériques », de « longs formats », exactement le genre de contenu qui nous permet de comprendre une époque au-delà des gros titres.

Conclusion : Une mosaïque d’avenirs qui se construisent

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Alors, que retenir de tout ça ? Ces cinq jeunes adultes, que l’on pourrait appeler la Génération COVID, nous offrent une mosaïque d’expériences et de résilience. Ils ont vécu une fin d’adolescence sous cloche, privés des rituels normaux comme les bals de finissants ou les fêtes de départ. Et pourtant, regardez où ils en sont.

Ils sont devenus des éducateurs, des passionnés de technologie, des artistes en devenir, des rêveurs de grands voyages. Ils gèrent leur anxiété, explorent des carrières inhabituelles, et gardent des rêves cinématographiques bien ancrés. Ils n’ont pas été brisés par la crise ; ils ont, d’une certaine manière, été forgés par elle, obligés de se découvrir et de choisir des chemins peut-être plus personnels.

Ces portraits, diffusés dans la section « Jeunesse » de Radio-Canada Info, sont plus que de simples articles. Ce sont des instantanés précieux d’une tranche de notre société qui avance, malgré tout. Et franchement, ça donne un peu d’espoir. On a souvent parlé des « dommages collatéraux » de la pandémie, mais moins de la force de rebond. Ces jeunes, avec leurs hésitations, leurs passions et leurs voyages en solo, sont la preuve vivante que l’avenir, même s’il est imprévisible, continue de s’écrire, une page à la fois.

Selon la source : ici.radio-canada.ca

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