Les démocrates publient une nouvelle vague de photos troublantes liées à Epstein

Les démocrates publient une nouvelle vague de photos troublantes liées à Epstein credit : lemorning.ca (image IA)

Une nouvelle publication pour maintenir la pression

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Ce qu’on peut dire, c’est que l’affaire Epstein, elle n’en finit plus de faire couler de l’encre. Jeudi, les démocrates du comité de surveillance de la Chambre des représentants ont décidé de mettre de l’huile sur le feu. Pour maintenir la pression sur le département de la Justice, ils ont publié 68 nouvelles photos provenant de la succession du fameux pédophile décédé, Jeffrey Epstein.

Et je dois avouer, le contenu de ces images est… comment dire… profondément inquiétant. Elles ont été mises en ligne sans contexte ni date, ce qui ajoute encore à l’opacité générale. Parmi elles, on trouve des choses qui laissent vraiment songeur, comme des captures d’écran de textos qui semblent évoquer des transactions pour des jeunes femmes. Ça glace le sang, franchement.

Le but des démocrates est clair : forcer la main au département de la Justice, qui doit rendre public le fameux « dossier Epstein » ce vendredi. Mais en attendant, ces nouvelles photos jettent un éclairage encore plus trouble sur les fréquentations du délinquant sexuel. Des personnalités très, très connues y apparaissent. Et c’est là que ça devient compliqué.

Le contenu troublant des 68 nouvelles images

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Alors, que montre cette série d’images au juste ? C’est un mélange assez glaçant. Il y a d’abord ces captures de textos. Un individu non identifié écrit des choses comme : « J’ai une amie recruteuse, elle m’a envoyé des filles aujourd’hui ». Et puis : « Mais elle demande 1000$ par fille », suivi de « Je vais t’envoyer des filles maintenant » et « Peut-être que quelqu’un conviendra à J ? ». La conversation se termine par une sorte de fiche descriptive avec des catégories : nom, 18 ans (avec une réponse caviardée), taille, mensurations, poids, espace Schengen, ville de départ. Tout est caviardé sauf le pays d’origine : la Russie.

Ensuite, il y a d’autres photos qui, pour le coup, sont carrément sinistres. On voit des parties de corps féminins sur lesquelles sont inscrites des citations du livre « Lolita » de Vladimir Nabokov, vous savez, ce roman qui traite de l’abus d’une adolescente. C’est d’un mauvais goût absolu, et ça en dit long sur la psyché des personnes impliquées. La série inclut aussi des photos de passeports de femmes de différents pays, avec les informations caviardées, ainsi que le passeport de Jeffrey Epstein lui-même.

Et puis, il y a les têtes d’affiche. Les photos où Epstein pose avec des célébrités et des puissants. C’est peut-être le plus frappant pour le grand public. On retrouve des clichés supplémentaires de l’ancien stratège de Donald Trump, Steve Bannon, et du réalisateur Woody Allen, chacun posant séparément avec Epstein. Bill Gates aussi est présent, photographié avec une femme au visage caché et en train de prendre une autre femme par la taille. Ces trois hommes étaient déjà apparus dans une précédente publication la semaine dernière, aux côtés de Donald Trump et de l’ancien président démocrate Bill Clinton.

Le « dîner des milliardaires » et l’étendue des relations

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La publication de jeudi nous plonge aussi dans le milieu des ultra-riches et des intellectuels. Une photo montre Jeffrey Epstein en compagnie du philosophe de gauche Noam Chomsky dans un avion. C’est une image qui, je l’imagine, va faire beaucoup parler dans certains cercles. D’autres clichés datent de 2011 et ont été pris lors d’un événement appelé le « Billionaires’ Dinner » (le dîner des milliardaires). On y voit le cofondateur de Google, Sergey Brin, l’ancien PDG de YouTube, Salar Kamangar, et le chroniqueur conservateur du New York Times, David Brooks.

Ce qui est intéressant – et troublant – c’est que ce dîner a eu lieu trois ans après qu’Epstein ait été reconnu coupable d’infractions sexuelles en 2008. Déjà à l’époque, il était officiellement un délinquant sexuel inscrit. BuzzFeed en avait d’ailleurs parlé en 2019. D’autres figures du secteur technologique étaient présentes, comme le fondateur d’Amazon (et propriétaire du Washington Post) ainsi qu’Elon Musk, le PDG de Tesla.

Dans une chronique récente, David Brooks a justement critiqué l’importance médiatique de l’affaire Epstein, l’attribuant à une « mentalité conspirationniste ». Un point de vue qui sonne un peu comme une tentative de distanciation, maintenant qu’il apparaît dans ces photos, vous ne trouvez pas ?

Toutes ces images ne proviennent pas des fichiers du gouvernement, mais de la succession d’Epstein. Elles font partie des quelque 20 000 documents que la succession a dû remettre au comité de surveillance. Le mois dernier, d’autres documents avaient déjà fuité, incluant des courriels où Epstein affirmait que Donald Trump était « au courant pour les filles », ce que ce dernier nie catégoriquement. La Maison-Blanche, elle, explique que Trump avait banni Epstein de Mar-a-Lago parce que c’était « un pédophile et un sale type ». Trump, lui, dit que c’est parce qu’Epstein lui avait « volé » de jeunes employées. C’est pas simple à suivre.

La pression politique et l’ombre de Trump

La publication de ces photos n’est pas un hasard. Elle intervient à quelques heures seulement de l’échéance fixée par le Congrès au département de la Justice pour rendre public le dossier complet. Le représentant démocrate Robert Garcia, membre du comité, a déclaré que ces images « soulèvent encore davantage de questions » sur ce que le département détient vraiment. Son cri du cœur : « Nous devons mettre fin à cette dissimulation de la Maison-Blanche, et le département de la Justice doit publier le dossier Epstein dès maintenant. »

Mais attention, la loi votée par le Congrès est stricte : elle interdit de révéler l’identité des victimes présumées. Le département de la procureure générale Pam Bondi pourrait aussi invoquer des enquêtes en cours pour garder des choses sous le boisseau. On ne sait donc pas encore quelle sera l’étendue réelle de la publication de vendredi.

L’ombre de Trump plane sur toute cette affaire, et c’est le moins qu’on puisse dire. Il a été un ami d’Epstein pendant des décennies. Les médias ont révélé cette année que son nom apparaissait au moins 1000 fois dans les documents, plus que toute autre personne. Le Wall Street Journal a aussi rapporté cet été que le département de la Justice l’avait informé, peu après le début de son second mandat, que son nom revenait souvent dans les dossiers.

Pendant des mois, Trump a dénoncé l’enquête comme un « canular des démocrates ». Mais acculé, il a finalement opéré un revirement spectaculaire le mois dernier et a encouragé les républicains à voter pour la publication des documents. Juste avant ce vote, il avait même ordonné au département de la Justice d’enquêter sur les démocrates liés à Epstein, comme Bill Clinton. C’est un peu le monde à l’envers.

La procureure générale Pam Bondi avait créé de grandes attentes en promettant la publication de documents déclassifiés. Mais une première publication, en juillet, avait laissé les partisans de droite sur leur faim. Le FBI et son département avaient alors déclaré le dossier clos, concluant qu’Epstein n’avait pas de liste de clients et qu’il n’y avait pas de preuves pour poursuivre d’autres personnes. Beaucoup, y compris dans la base de Trump, restent sceptiques et réclament plus de transparence.

Conclusion : Une affaire qui ne sera jamais close

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Finalement, on tourne en rond avec cette affaire. Jeffrey Epstein a été retrouvé pendu dans sa cellule en août 2019, avant son procès pour trafic sexuel de mineures. Les autorités ont conclu à un suicide, mais beaucoup d’Américains, y compris des partisans de Trump, n’y croient pas. Ils pensent qu’il a été assassiné pour protéger des clients riches et puissants, qu’ils imaginent être surtout des démocrates, même si les photos montrent des gens des deux bords.

Rappelons qu’en 2008, Epstein avait évité une lourde peine de prison en plaidant coupable à des accusations réduites de sollicitation de prostitution d’une mineure, grâce à un accord controversé avec des procureurs fédéraux. C’était il y a bien longtemps, et pourtant, les ramifications de ses agissements continuent de secouer le monde politique et médiatique américain aujourd’hui.

Ces 68 nouvelles photos, avec leurs messages sordides et leurs portraits de personnalités au sourire forcé, ne font qu’ajouter des pièces à un puzzle monstrueux et incomplet. Elles renforcent surtout l’impression qu’on est loin d’avoir toute la vérité. Le dossier qui doit être publié vendredi apportera-t-il enfin de la clarté ? Ou sera-t-il si caviardé qu’il ne fera qu’alimenter davantage les théories et la méfiance ? Une chose est sûre : l’affaire Epstein, avec son mélange de pouvoir, d’argent et d’abus, continue de hanter l’Amérique et ses élites.

Selon la source : ici.radio-canada.ca

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