Sauver des vies, plutôt qu’inciter à faire des bébés, pourrait être la meilleure solution pour l’Europe de l’Est face au déclin démographique

Sauver des vies, plutôt qu’inciter à faire des bébés, pourrait être la meilleure solution pour l’Europe de l’Est face au déclin démographique credit : lemorning.ca (image IA)

Une approche radicalement différente du problème démographique

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Vous savez, quand on parle de pays qui perdent des habitants, le réflexe classique des gouvernements, c’est souvent de se demander comment inciter les gens à avoir plus d’enfants. C’est un sujet qui revient souvent dans les débats, n’est-ce pas ? Eh bien, une nouvelle étude vient complètement chambouler cette idée.

Cette recherche, menée par une équipe internationale de démographes – dont le très respecté chercheur émérite Sergei Scherbov de l’Institut International pour l’Analyse des Systèmes Appliqués (IIASA) – apporte un éclairage pour le moins surprenant. Elle suggère que pour certains pays, particulièrement en Europe, une autre voie serait bien plus efficace, plus rapide, et même plus éthique.

Au lieu de se focaliser sur le taux de natalité, le remède le plus puissant serait… d’investir massivement dans la santé publique pour réduire les décès prématurés. C’est un peu comme si on avait cherché la solution au mauvais endroit pendant des années.

Une étude qui compare deux stratégies et révèle un écart considérable

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L’équipe a analysé les tendances dans pas moins de 80 pays à faible fécondité. Et parmi eux, ils en ont identifié 28, principalement situés en Europe de l’Est et du Sud-Est, où une réduction spectaculaire de la mortalité, surtout celle des personnes en âge de travailler, serait bien plus efficace pour ralentir le déclin de la population que toute politique nataliste.

C’est la première fois, paraît-il, qu’on compare de façon aussi précise ces deux stratégies démographiques ambitieuses. Les résultats sont sans appel. Prenons les 13 pays européens qui devraient perdre 5% ou plus de leur population d’ici 2050. Le constat est frappant.

« Dans les pays les plus touchés par ce déclin, qui se trouvent majoritairement en Europe de l’Est et du Sud-Est, atteindre des niveaux de mortalité similaires à ceux du Japon réduirait la perte de population prévue de 33,8 millions à seulement 1,7 million de personnes », explique Stuart Gietel-Basten, co-auteur de l’étude de l’Université des Sciences et Technologies de Hong Kong.

Il insiste : ces bénéfices surclassent de loin ceux qu’on pourrait espérer en poussant simplement à faire plus de bébés. C’est une démonstration empirique, chiffres à l’appui, que sauver la vie des personnes déjà présentes est l’outil démographique le plus puissant dont on dispose.

Pourquoi cette approche est-elle plus efficace et plus juste ?

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Les auteurs avancent plusieurs arguments solides. D’abord, les politiques natalistes, vous voyez de quoi je parle, celles qui veulent à tout prix augmenter le nombre de naissances… eh bien elles ont souvent du mal à obtenir des résultats sur le long terme. Pire, elles peuvent parfois empiéter sur les libertés individuelles, par exemple en limitant l’accès à des services de santé sexuelle et reproductive. C’est un point délicat, mais important à soulever.

Ensuite, et c’est peut-être le plus pragmatique, se concentrer sur la baisse de la mortalité offre des avantages immédiats. Les chercheurs recommandent donc aux décideurs politiques de réorienter leurs efforts vers le renforcement des systèmes de santé, l’amélioration de la prévention des maladies, et la mise en œuvre d’interventions de santé publique ciblées.

Ils pointent notamment du doigt la forte mortalité masculine en Europe de l’Est, liée à des problèmes comme l’abus d’alcool ou une mauvaise alimentation. Agir sur ces causes de décès évitables pourrait avoir un impact énorme.

Sergei Scherbov utilise une métaphore économique très parlante : « Les gouvernements ont déjà investi massivement dans l’éducation et la santé de leurs citoyens. Quand des gens meurent prématurément de maladies évitables, cet investissement sociétal est perdu. Sauver ces vies, c’est maximiser le retour sur investissement dans notre population existante. » En clair, cela permet à chacun de contribuer plus longtemps à l’économie et à la société.

Les pays les plus concernés et une leçon universelle

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Alors, quels sont les pays en première ligne ? L’étude est claire : les 10 pays qui devraient connaître le plus fort déclin relatif de leur population d’ici 2050 sont tous en Europe. On y trouve notamment la Bulgarie, l’Ukraine, la Lettonie et la Russie, où le potentiel d’impact de cette nouvelle approche est le plus élevé.

L’analyse conclut donc que réduire la mortalité évitable et traitable devrait être la pierre angulaire de toute stratégie démographique sérieuse. C’est une réponse à la fois plus efficace, plus rapide à mettre en œuvre, et mieux alignée sur le respect des droits humains face aux inquiétudes légitimes sur le déclin des populations.

Et cette leçon ne s’arrête pas aux frontières de l’Europe. Comme le conclut Wiraporn Pothisiri, co-auteure de l’Université Chulalongkorn de Bangkok : « Si notre étude s’est concentrée spécifiquement sur l’Europe, l’impératif d’investir dans la vie et la santé humaines est une leçon universelle pour toutes les nations qui font face à un avenir de changement démographique. » Une pensée qui donne à réfléchir, n’est-ce pas ?

Finalement, il ne s’agit pas de choisir entre sauver des vies ou en créer de nouvelles. Mais les chiffres semblent montrer que pour stabiliser la population aujourd’hui, donner toute leur chance à celles et ceux qui sont déjà parmi nous pourrait bien être la priorité numéro un.

Selon la source : medicalxpress.com

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.