Les chatbots d’IA, une clé pour réduire la honte autour de la santé mentale ?

Les chatbots d’IA, une clé pour réduire la honte autour de la santé mentale ? credit : lemorning.ca (image IA)

Un soutien inattendu venu des écrans

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Vous savez, parler de ce qui ne va pas, c’est souvent le plus difficile. Surtout quand il s’agit de sa santé mentale. On a peur du regard des autres, des jugements, et parfois, on préfère garder ça pour soi. C’est un vrai problème, parce que cette honte, ce qu’on appelle la stigmatisation, peut vraiment empêcher les gens de chercher de l’aide et aggraver les choses.

Mais voilà qu’une étude récente, publiée le 15 décembre 2025 dans la revue Behavioral Sciences, apporte un éclairage surprenant. Des chercheurs de l’Edith Cowan University (ECU) en Australie ont découvert que les outils d’intelligence artificielle, comme le célèbre ChatGPT, pourraient jouer un rôle positif. Ils pourraient aider à réduire cette fameuse stigmatisation, en particulier pour les personnes qui hésitent à se tourner vers un soutien traditionnel, en face-à-face.

Cette recherche, menée par Scott Hannah, un étudiant en Master de Psychologie Clinique, et supervisée par la Professeure Joanne Dickson, est l’une des premières à examiner ce lien entre l’utilisation d’un chatbot et le sentiment de honte.

L’étude et ses révélations sur notre peur du jugement

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L’équipe s’est penchée sur un petit groupe de 73 personnes qui avaient déjà utilisé ChatGPT pour des préoccupations de santé mentale personnelles. Leur but ? Comprendre comment cette utilisation était liée à la stigmatisation. Ils ont distingué deux formes principales : la stigmatisation anticipée, qui est cette crainte d’être jugé ou discriminé par les autres, et l’auto-stigmatisation, qui correspond au fait d’intérioriser les stéréotypes négatifs, ce qui finit par saper la confiance en soi et décourager la recherche d’aide.

Et les résultats sont parlants. Scott Hannah le résume bien : « Les résultats suggèrent que le fait de croire que l’outil est efficace joue un rôle important dans la réduction des inquiétudes concernant le jugement externe. » En clair, plus les personnes pensaient que ChatGPT était utile pour elles, plus elles étaient susceptibles de l’utiliser, et plus elles déclaraient une réduction de la peur d’être jugées. C’est un premier pas, vous ne trouvez pas ?

L’étude plus large, qui a interrogé près de 400 participants, donne une idée de l’ampleur du phénomène. Presque 20% d’entre eux avaient déjà eu recours à ChatGPT pour des questions de santé mentale, et près de 30% étaient ouverts à l’idée de le faire s’ils rencontraient une difficulté. C’est significatif, ça montre que ces outils, même s’ils n’ont pas été conçus pour ça, sont déjà largement adoptés dans ce domaine très intime.

Les avantages de l’anonymat et les limites à garder en tête

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Alors pourquoi ça marche ? L’explication semble assez simple. Hannah souligne que les outils numériques anonymes peuvent offrir un soutien précoce à ceux qui sont réticents à demander de l’aide. « Beaucoup de gens s’inquiètent encore d’être jugés parce qu’ils ont des difficultés avec leur santé mentale », explique-t-il. « Quand les gens estiment que ChatGPT est utile, cela peut atténuer une partie de cette peur et les encourager à se confier. » C’est une porte d’entrée, en quelque sorte.

La Professeure Dickson abonde dans ce sens, en voyant dans l’IA un pont accessible pour ceux qui font face à des barrières liées à la stigmatisation. « L’IA n’est pas un substitut aux soins professionnels », précise-t-elle tout de suite, « mais la perception d’un soutien peut aider à réduire la stigmatisation. » C’est bien là la nuance cruciale.

Car il faut rester vigilant. L’étude et ses auteurs le rappellent avec force : il y a des considérations éthiques importantes. ChatGPT n’a pas été conçu pour des fins thérapeutiques, et des recherches récentes ont montré que ses réponses peuvent parfois être inappropriées ou inexactes. « Nous encourageons donc les utilisateurs à utiliser les outils de santé mentale basés sur l’IA de manière critique et responsable », insiste Hannah. C’est un outil, pas un thérapeute.

Conclusion : Un avenir à construire avec prudence et recherche

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Alors, que faut-il en retenir ? Cette recherche ouvre une piste intéressante. Elle suggère que l’intelligence artificielle, par son accessibilité et son anonymat, pourrait désamorcer une partie de l’appréhension qui entoure la santé mentale. Pour certaines personnes, taper un message à un chatbot peut sembler moins intimidant que de prendre rendez-vous chez un professionnel.

Mais le chemin est encore long. Comme le souligne le Professeur Dickson, davantage de travaux sont nécessaires pour comprendre comment l’IA peut compléter en toute sécurité les services de santé mentale existants. « À mesure que l’IA se développe, il est crucial que nous comprenions son impact afin de pouvoir guider les meilleures pratiques », affirme-t-elle. Il s’agit d’intégrer ces nouveaux outils avec sagesse, sans jamais perdre de vue leurs limites.

L’étude, intitulée « As Effective as You Perceive It: The Relationship Between ChatGPT’s Perceived Effectiveness and Mental Health Stigma » et signée par Scott N. Hannah et ses collègues, est disponible avec le DOI 10.3390/bs15121724. Elle pose les premières pierres d’une réflexion qui, c’est certain, va prendre de l’ampleur dans les années à venir. L’essentiel, finalement, c’est que toute avancée qui peut aider les gens à se sentir moins seuls et moins jugés est une bonne nouvelle. À condition de ne jamais confondre le compagnon de route numérique avec le guide expérimenté.

Selon la source : medicalxpress.com

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.