L’IA comme confidente : Une nouvelle forme de solitude inquiète les experts

L’IA comme confidente : Une nouvelle forme de solitude inquiète les experts credit : lemorning.ca (image IA)

Une épidémie de solitude et un nouveau confident

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Vous vous souvenez peut-être d’une époque où on se confiait à un ami ou à un proche. Aujourd’hui, le paysage a bien changé. En 2023, le Surgeon General américain a tiré la sonnette d’alarme : les États-Unis traversaient une véritable épidémie de solitude, un problème de santé publique qu’on compare maintenant au tabagisme ou à l’obésité. C’est sérieux.

Et nous ne sommes pas si différents ici. Au Royaume-Uni, les chiffres sont frappants : près d’un adulte sur deux, soit environ 25,9 millions de personnes, avoue se sentir seul de temps en temps, parfois, souvent, voire toujours. Et ce n’est pas qu’une affaire de personnes âgées ; les jeunes de 16 à 24 ans sont aussi touchés de plein fouet.

Alors, face à ce vide, où se tourne-t-on ? De plus en plus, vers des chatbots comme ChatGPT, Claude ou Copilot. C’est un peu paradoxal, non ? Chercher de la compagnie auprès d’une machine. Des experts du British Medical Journal (The BMJ), Susan Shelmerdine et Matthew Nour, s’en inquiètent ouvertement. Ils estiment que cette tendance est préoccupante, surtout pour la jeunesse.

Les jeunes et l’IA : des conversations qui remplacent les humains ?

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On se dit peut-être que c’est un phénomène marginal, mais les chiffres nous montrent le contraire. Prenez ChatGPT : il rassemblerait pas moins de 810 millions d’utilisateurs actifs chaque semaine dans le monde. Et devinez quoi ? Parmi les raisons d’utilisation, la recherche de thérapie ou de compagnie arriverait en tête de liste. Ça laisse réfléchir.

Mais c’est chez les adolescents que c’est peut-être le plus frappant. Une étude a révélé qu’un tiers des adolescents utilisent des compagnons d’IA pour interagir socialement. Pire : un sur dix trouve ces conversations avec l’IA plus satisfaisantes que celles avec des humains. Et un sur trois irait même jusqu’à choisir l’IA plutôt qu’un être humain pour avoir des conversations sérieuses. C’est une tendance lourde, vous ne trouvez pas ?

Les experts lancent un avertissement clair : « nous assistons peut-être à une génération qui apprend à nouer des liens affectifs avec des entités dépourvues des capacités d’empathie, de sollicitude et d’ajustement relationnel propres aux humains ». En gros, on risque d’élever une génération à dialoguer avec des entités qui, au fond, ne peuvent pas vraiment les comprendre.

Que faire ? Les pistes pour les cliniciens et la société

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Alors, face à ça, que peut-on faire ? Les auteurs de l’article du BMJ proposent des pistes concrètes, surtout pour les professionnels de santé. Ils estiment qu’il serait prudent de considérer l’usage problématique des chatbots comme un nouveau facteur de risque environnemental lorsqu’on évalue l’état mental d’un patient.

Concrètement, que devraient faire les médecins ? Ils suggèrent de commencer par une enquête douce sur l’utilisation des chatbots, surtout pendant les périodes de fêtes où les personnes vulnérables sont plus à risque. Si besoin, il faudra ensuite poser des questions plus directes pour évaluer les schémas d’utilisation compulsive, la dépendance et l’attachement émotionnel envers l’IA. C’est un nouveau réflexe à acquérir.

Les auteurs ne sont pas non plus totalement pessimistes. Ils reconnaissent que l’IA pourrait apporter des bénéfices, notamment en améliorant l’accessibilité au soutien pour les personnes seules. Mais cela doit être encadré. Ils appellent à des études empiriques pour mieux cerner les risques, à développer des compétences cliniques pour évaluer l’usage de l’IA par les patients, à mettre en place des interventions fondées sur des preuves pour les dépendances problématiques, et surtout, à plaider pour des cadres réglementaires qui privilégient le bien-être à long terme plutôt que des indicateurs d’engagement superficiels.

Conclusion : Priorité aux stratégies éprouvées face à la solitude

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Au final, le message est clair. Bien que l’IA s’immisce dans nos vies comme un confident, la solution ne réside pas là. Les stratégies fondées sur des preuves pour réduire l’isolement social et la solitude restent primordiales, insistent les experts. C’est la conclusion de leur analyse publiée dans The BMJ (DOI : 10.1136/bmj.r2509, pour ceux qui voudraient creuser).

En attendant que la science et la régulation rattrapent le phénomène, le constat est là. Nous devons être vigilants, surtout envers les plus jeunes. Parce qu’au-delà des chiffres et des technologies, c’est de connexions humaines authentiques dont nous avons fondamentalement besoin. Et ça, aucune intelligence artificielle, aussi sophistiquée soit-elle, ne peut encore le remplacer. C’est peut-être la leçon la plus importante à retenir.

Selon la source : medicalxpress.com

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.