Les pourparlers pour la paix en Ukraine se poursuivent, l’ombre de la Russie plane toujours

Les pourparlers pour la paix en Ukraine se poursuivent, l’ombre de la Russie plane toujours credit : lemorning.ca (image IA)

Troisième journée de discussions cruciales en Floride

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Nous y voilà. Tandis que la guerre fait rage et que l’hiver s’installe, les efforts diplomatiques pour mettre fin à cette tragédie en Ukraine se poursuivent, loin des champs de bataille, sous le soleil de la Floride. C’est là, près de Miami, que les négociateurs américains et ukrainiens se sont retrouvés pour une troisième journée consécutive de pourparlers, ce samedi.

Vendredi soir, le Département d’État américain a confirmé cette prolongation des rencontres. Il semble que l’on avance doucement, mais avouons-le, soyons honnêtes : le communiqué officiel a tout de suite rappelé la dure réalité. Tout progrès réel vers la paix dépend intrinsèquement de la seule et unique volonté de la Russie. Sans un engagement sérieux de la part de Moscou, pour une désescalade concrète et, surtout, l’arrêt des tueries, ces discussions risquent d’être vaines, n’est-ce pas ?

Les arrangements de sécurité et la dissuasion sur la table

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Malgré tout, des pas sont franchis. Le Département d’État a précisé que les participants s’étaient mis d’accord sur un « cadre » bien défini. Ce cadre porte sur les arrangements de sécurité nécessaires et, chose importante, sur les capacités de dissuasion indispensables pour garantir une paix durable, si jamais un accord venait à être conclu.

C’est de la mécanique diplomatique complexe, je suppose, mais cela signifie qu’on essaie de bâtir les fondations d’un futur où, même sans guerre active, l’Ukraine ne serait pas laissée sans défense. Les délégations vont donc continuer samedi à plancher sur ce fameux plan américain qui vise à sortir de l’impasse. C’est beaucoup de travail pour les hommes de l’ombre, croyez-moi.

La présence remarquée de l’entourage trumpien

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Qui représente l’Oncle Sam dans cette affaire ? Côté américain, la délégation est menée par l’émissaire de Donald Trump, Steve Witkoff. Mais ce qui fait jaser, c’est l’implication du gendre du président, Jared Kushner. Sa présence donne une teinte très personnelle aux négociations, loin des structures diplomatiques habituelles. L’Ukraine, elle, est représentée par son négociateur en chef, Roustem Oumerov, et le général Andreï Hnatov.

Ces gens-là, Witkoff et Kushner, ne sont pas des diplomates de carrière à proprement parler. Il faut se rappeler qu’ils ont récemment fait le voyage jusqu’à Moscou pour présenter leur plan directement au président Vladimir Poutine, un geste assez osé. On sent bien que le plan américain porte la marque forte de l’administration actuelle.

Un plan de paix initial jugé trop favorable à la russie

Parlons du plan lui-même. Ça fait déjà presque trois semaines qu’il a été dévoilé, et il a déjà subi pas mal de modifications. Pourquoi ? Parce que la première version, celle qui est sortie, a été accueillie avec beaucoup de froideur, pour ne pas dire de l’inquiétude, par Kiev et même par nos amis Européens. Ils l’ont perçue comme étant largement favorable aux intérêts russes. On comprend l’inquiétude, n’est-ce pas ?

Depuis, les pourparlers ont eu lieu à Genève et en Floride pour « amender » le texte en faveur de l’Ukraine. Peu de détails ont vraiment filtré sur les changements, mais la priorité ukrainienne reste la même : M. Oumerov a réaffirmé que l’Ukraine doit obtenir un accord qui protège, avant toute chose, son indépendance et sa souveraineté. Et je pense qu’on ne peut pas lui en vouloir.

L’ambiance « amicale » saluée par le kremlin

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Étonnamment, du côté russe, on se montre plutôt positif, ce qui est assez rare pour le souligner. Le conseiller diplomatique du Kremlin, Iouri Ouchakov, a fait l’éloge des récentes réunions à Moscou. Il a affirmé que l’ambiance était « cordiale » et que la conversation entre Vladimir Poutine et M. Witkoff avait été « véritablement amicale ». Ils se comprennent, a-t-il dit à la télévision d’État russe.

Il a même ajouté que la participation de Jared Kushner s’était révélée « très utile ». C’est un compliment inhabituel, n’est-ce pas ? Le Kremlin insiste : des progrès ont été réalisés, même s’il reste, selon eux, « beaucoup de travail » pour arriver à un règlement du conflit déclenché en février 2022. C’est facile à dire quand on est l’attaquant, je suppose.

Pendant ce temps, la guerre continue sur le front

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Toutes ces discussions diplomatiques, aussi importantes soient-elles, ne doivent pas nous faire oublier ce qui se passe sur le terrain. Pendant que les hommes politiques parlent de paix en Floride, la guerre, elle, ne prend pas de pause.

Vendredi, l’armée russe a continué d’avancer, revendiquant la prise d’une petite localité, Bezimenné, dans la région de Donetsk où les combats sont les plus intenses. De son côté, l’armée de l’air ukrainienne a dû faire face à une nuit particulièrement difficile, signalant l’envoi de 137 drones par la Russie, dont 80 ont été heureusement abattus. Et n’oublions pas les civils : plusieurs régions sont toujours plongées dans le noir, subissant des pannes d’électricité chroniques après les frappes russes sur les installations énergétiques. La souffrance est toujours là, malheureusement, palpable.

Conclusion : l’espoir ténu d’une paix durable

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Alors, que retenir de ces journées de pourparlers ? L’optimisme prudent, peut-être. Le fait que les États-Unis et l’Ukraine continuent de travailler ensemble sur un cadre de sécurité solide est un point fort. Mais ce qui ressort avec force, c’est que la clé de la paix est entre les mains de la Russie, par son engagement à cesser la violence. Kiev, représentée par M. Oumerov, maintient fermement sa priorité : un accord ne sera viable que s’il garantit totalement l’indépendance de l’Ukraine.

On ne peut qu’espérer que l’ambiance qualifiée d’« amicale » par le Kremlin ne soit pas qu’une façade et que la participation de personnalités comme Jared Kushner aide réellement à débloquer la situation. Mais tant que les drones volent et que les combats ravagent Donetsk, ce chemin vers la paix durable, malgré les efforts constants, reste, je trouve, incroyablement long et incertain.

Selon la source : ici.radio-canada.ca

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