Quand l’intelligence artificielle comble les trous : une méthode inédite pour analyser le comportement animal

Quand l’intelligence artificielle comble les trous : une méthode inédite pour analyser le comportement animal credit : lemorning.ca (image IA)

Pourquoi le comportement est si difficile à décrypter

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Si l’on veut comprendre comment fonctionne notre cerveau, ou celui des animaux, il faut absolument observer ce qu’ils font, comment ils bougent, comment ils réagissent au monde. C’est la base de la neuroscience ! Pendant longtemps, pour simplifier la tâche, les scientifiques se sont concentrés sur des comportements très simples, un peu contraints, parce que c’était plus facile à mesurer. Avouons-le, suivre un animal qui bouge librement, c’est un vrai casse-tête.

Aujourd’hui, avec les nouvelles technologies de suivi, on peut enregistrer les moindres mouvements des parties du corps d’un animal — souris, poisson, insecte — au millimètre près, et cela, à chaque fraction de seconde. C’est extraordinaire, mais cela crée un nouveau problème : il y a toujours des petits ratés, des données qui disparaissent ou qui sont incomplètes. Et ces « trous » peuvent rendre toute l’analyse, qui est déjà complexe, tout simplement impossible.

Le défi des données manquantes : un obstacle majeur

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Imaginez que vous filmez quelqu’un qui court, mais qu’à certains moments, la caméra perd de vue une jambe ou un bras pendant une microseconde. Ces données manquantes, même infimes, sont un véritable fardeau pour les chercheurs. Pourquoi? Parce que si vous voulez comparer statistiquement le mouvement d’un groupe d’animaux malades avec un groupe en bonne santé, ou sous un certain traitement, la moindre incohérence dans les données fausse potentiellement tous les résultats. On se retrouve avec des expériences coûteuses et longues dont on ne peut pas tirer pleinement profit.

Mais, fort heureusement, une équipe de recherche a décidé de s’attaquer de front à ce problème. Elle était menée par la professeure Dr. Katarzyna Bozek du Centre de Médecine Moléculaire de Cologne (CMMC) et du CECAD Cluster of Excellence on Aging Research.

La solution : DISK, un ‘réparateur’ intelligent basé sur les Transformers

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Cette équipe a mis au point une méthode assez géniale appelée Deep Imputation for Skeleton Data, ou DISK. Le terme est un peu barbare, mais l’idée est puissante. DISK utilise ce qu’on appelle une architecture de réseau neuronal Transformer. Si ce mot ne vous dit rien, pensez-y comme à un système d’IA particulièrement doué pour comprendre le contexte global des données avant de combler les blancs.

Au lieu de simplement deviner le mouvement manquant, le système examine toute la séquence, se demandant : compte tenu de ce que la souris faisait juste avant et juste après, quelle est la trajectoire la plus probable pour la patte qu’on a perdue de vue ? Leurs travaux, publiés dans la prestigieuse revue Nature Methods, ont bénéficié de collaborations internationales, notamment avec l’Institut des sciences et technologies d’Okinawa (OIST) au Japon, ce qui prouve la portée globale de cette avancée.

Un outil universel pour le règne animal

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Ce qui est vraiment impressionnant avec DISK, c’est son universalité. Il n’est pas conçu uniquement pour les souris ou uniquement pour les poissons-zèbres. Non, l’outil fonctionne à travers différentes espèces — des insectes aux rongeurs — sans avoir besoin d’une tonne d’informations spécifiques au préalable, comme la race de l’animal ou la nature exacte de l’expérience. Cela rend l’outil incroyablement accessible à la grande majorité des chercheurs en comportement.

Comme l’a dit le Dr. France Rose, la première auteure de l’étude, l’objectif était de rendre cet outil utilisable par une large communauté de chercheurs sans qu’ils aient besoin d’être des experts en intelligence artificielle. De plus, DISK ne se contente pas de ‘réparer’ les données; il donne aussi une estimation en temps réel de la qualité de cette récupération. On sait donc si les informations ajoutées sont fiables ou non. C’est une transparence très appréciée dans le monde scientifique, n’est-ce pas ?

Des applications qui renforcent la fiabilité des études

Alors, qu’est-ce que cela change concrètement ? Beaucoup de choses. D’abord, cela permet aux chercheurs d’utiliser la totalité de leurs données expérimentales. Rappelons-le : générer ces données coûte cher, non seulement en argent, mais aussi en temps précieux passé en laboratoire. Utiliser DISK, c’est s’assurer que tout ce travail n’est pas gaspillé à cause de quelques coupures.

Les chercheurs ont d’ailleurs démontré que DISK pouvait améliorer considérablement la robustesse des résultats. Par exemple, lorsque vous comparez les dynamiques de déplacement (la façon de marcher, les petits pas) entre deux groupes de souris testant différents traitements pharmaceutiques. L’utilisation de DISK augmente ce qu’on appelle la puissance statistique, ce qui veut dire que la confiance que l’on accorde à la conclusion (le traitement marche ou ne marche pas) est bien plus élevée. C’est capital pour l’avancement de la médecine.

Conclusion : vers une meilleure compréhension de la maladie

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En fin de compte, DISK fait bien plus que simplement boucher des trous. L’équipe du Professeur Bozek souligne que l’IA apprend également des représentations significatives des séquences de mouvement. En clair, elle arrive à identifier des caractéristiques comme la vitesse, la direction, et même l’action effectuée, comme « grimper » ou « marcher ». Ce niveau de détail est une mine d’or!

Cette approche novatrice de quantification du comportement grâce aux réseaux neuronaux de type Transformer va, je le suppose, trouver des applications incroyablement larges. Cela pourrait nous aider à mieux comprendre les maladies neurologiques ou liées à l’âge, puisque l’analyse comportementale est souvent la première fenêtre que nous avons sur ces troubles. L’amélioration de la qualité des données comportementales est un pas de géant vers une science plus précise et, par conséquent, vers des traitements plus efficaces à l’avenir.

Selon la source : medicalxpress.com

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.