Cinq heures de discussion sans compromis majeur

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On nous a souvent dit que la diplomatie était un marathon, pas un sprint, n’est-ce pas? Et bien, cette dernière rencontre entre Moscou et Washington le confirme d’une façon assez frappante. Mardi, le président russe Vladimir Poutine a passé cinq heures en discussion avec l’émissaire américain, Steve Witkoff. Cinq heures, c’est long, surtout dans ces circonstances tendues. Mais, hélas, la principale nouvelle qui a filtré du Kremlin, par la voix d’Iouri Ouchakov, le conseiller diplomatique, c’est l’absence totale de « compromis » sur la question qui fâche le plus : les territoires ukrainiens occupés. C’est l’os que personne ne veut lâcher, évidemment.
L’impasse fondamentale : le sort des territoires
Ce n’est un secret pour personne, l’enjeu de ces discussions tourne autour des zones que la Russie contrôle de facto. M. Ouchakov a dit très clairement : aucune solution de compromis n’a été retenue pour l’instant. Toutefois, il a ajouté que certaines propositions américaines méritaient d’être examinées. C’est un mince espoir, je suppose, un signal que la porte des pourparlers n’est pas complètement claquée. Le conseiller a qualifié l’échange d’« utile et constructive », mais il a immédiatement tempéré les attentes. Il reste, semble-t-il, un « travail énorme » avant de voir poindre un accord réel. Nous, on retient surtout qu’après cinq heures, on est toujours au point mort sur l’essentiel du différend, qui est le fond du dossier, pas juste des formulations concrètes.
Le jeu des pressions : poutine s’attaque aux européens

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Mais attendez, le tableau diplomatique n’est pas seulement binaire. Il y a aussi les Européens, qui, à la surprise de personne, se font taper sur les doigts. Selon Ouchakov, Poutine aurait profité de cette rencontre pour critiquer les « actions destructrices des Européens » concernant ces négociations. Quelques heures plus tôt, il avait même lancé une menace en les accusant d’essayer d’empêcher les efforts américains visant à mettre fin à la guerre. Qu’est-ce que ça veut dire exactement ? Difficile à dire avec certitude, mais il est clair que Moscou essaie de creuser un fossé entre Washington et ses alliés européens. C’est de la pure tactique, on dirait, pour isoler les États-Unis dans leurs efforts. Ça met une pression dingue sur l’unité occidentale, non ?
L’avis de washington : « quel gâchis »

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Du côté américain, le ton est, comme souvent, un peu confus. Steve Witkoff et Jared Kushner, son beau-frère, qui étaient à Moscou, sont censés rencontrer la délégation de Kiev juste après, peut-être dès mercredi en Europe, selon une source ukrainienne. Pendant ce temps-là, Donald Trump, le président américain, a commenté la situation sans grande surprise, mais avec un mot qui résonne : « Quel gâchis », a-t-il lancé. Il a insisté sur le fait que le règlement de ce conflit est une « question complexe » et pas du tout facile. Ce commentaire, s’il est honnête sur la difficulté de la situation, il alimente aussi les craintes des Européens. Ils se demandent si l’administration Trump, que l’on soupçonne de parfois faire preuve de « complaisance » envers M. Poutine, ne va pas purement et simplement sacrifier l’Ukraine, qui est pourtant vue comme un vrai rempart face à la Russie.
Kiev sous pression : zélensky craint d’affaiblir les sanctions

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À Kiev, le président Volodymyr Zelensky est dans une position terriblement difficile. Il subit une pression politique et diplomatique intense. Il a accusé Moscou d’utiliser ces pourparlers juste pour tenter d’affaiblir les sanctions internationales. Ça me semble être une peur légitime. Lors d’un déplacement en Irlande, il a dit qu’il fallait la fin de la guerre, pas juste une simple pause dans les combats. On parle ici de la fin des hostilités, pas juste d’une trêve temporaire. La vérité, c’est que les États-Unis ont bien annoncé fin octobre des sanctions contre Rosneft et Lukoil, deux géants russes des hydrocarbures, les premières sanctions d’importance imposées par Donald Trump depuis son retour au pouvoir. Mais l’inquiétude quant à la stratégie américaine à long terme reste palpable.
L’accélération russe sur le front : une avancée de 701 km² en novembre

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Pendant que les diplomates se parlent pendant cinq heures à Moscou, le terrain, lui, continue de brûler. Les chiffres sont là, implacables. En novembre, les forces russes ont enregistré leur plus forte progression depuis un an. Selon l’analyse de l’AFP, basée sur les données de l’ISW (un institut américain spécialisé), la Russie a réussi à prendre 701 km² aux Ukrainiens en un seul mois. C’est une avancée significative, la deuxième en importance après novembre 2024. Ils ont d’ailleurs revendiqué la prise de la ville de Pokrovsk, un nœud logistique clé, et de Vovtchansk. Même si Kiev a affirmé que les combats se poursuivaient à Pokrovsk, l’accélération est nette. En plus de ça, les attaques nocturnes par missiles et drones ont augmenté de 2 %, un total ahurissant de 5660 engins lancés. Franchement, comment négocier sérieusement quand le front avance si vite ?
Fragilité interne : le scandale de corruption à kiev

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Comme si ce n’était pas assez, l’Ukraine doit aussi faire face à de gros problèmes à la maison. Le président Zelensky est affaibli par un vaste scandale de corruption qui touche ses proches. Le puissant chef de cabinet, Andriï Iermak, a d’ailleurs dû démissionner vendredi à cause de ça. C’est un coup dur pour l’autorité et la crédibilité de Kiev, au moment précis où ils en auraient le plus besoin. La cheffe de la diplomatie de l’Union européenne, Kaja Kallas, ne s’y est pas trompée en déclarant que la semaine s’annonçait « cruciale » pour l’Ukraine. Je suppose qu’elle voit bien le risque d’implosion interne en même temps que la pression externe.
Conclusion : Un long chemin vers la paix

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En somme, cette rencontre de cinq heures à Moscou entre Poutine et Witkoff, bien que jugée « utile », n’a rien débloqué sur l’essentiel : la question des territoires occupés. Les contacts vont continuer, c’est vrai, mais le chemin vers un accord de paix est semé d’embûches, d’autant plus que la Russie accélère sur le terrain, grignotant des centaines de kilomètres carrés. L’incertitude plane autour de l’attitude américaine sous Trump et les Européens craignent d’être mis de côté. Ajoutez à cela les turbulences politiques à Kiev, avec ce lourd scandale de corruption. Il est clair que la fin de cette guerre, voulue si fort par Zelensky, semble encore très, très loin.
Selon la source : ici.radio-canada.ca
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