La diplomatie en mode urgence : l’émissaire américain se dirige vers Poutine pour un plan de paix controversé en ukraine

La diplomatie en mode urgence : l’émissaire américain se dirige vers Poutine pour un plan de paix controversé en ukraine credit : lemorning.ca (image IA)

Tous les regards braqués sur moscou

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La scène est prête pour un moment de vérité dans la guerre en Ukraine, un conflit qui s’éternise déjà depuis plus de trois ans. Ce mardi, l’attention du monde entier se tourne vers Moscou. Pourquoi ? Parce que l’émissaire spécial du président américain, Steve Witkoff, est en route pour y rencontrer Vladimir Poutine. L’objectif, c’est de jeter les bases d’un accord de paix, un espoir, mais aussi une grande source d’inquiétude pour Kiev et les Européens.

Lundi, la Maison-Blanche a joué la carte de l’optimisme, Karoline Leavitt, la porte-parole, nous a même assuré que le président Trump et son équipe avaient vraiment travaillé d’arrache-pied sur ce dossier, qu’ils voulaient sincèrement que ça finisse. Mais sincèrement, est-ce que Poutine est prêt à être raisonnable après tant d’intransigeance ? C’est toute la question, n’est-ce pas ?

Zelensky cherche l’appui européen face à l’offensive américaine

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De l’autre côté, le président ukrainien Volodymyr Zelensky se trouve dans une position incroyablement délicate, pris entre le marteau russe et l’enclume diplomatique américaine. Pour consolider sa position avant ce tête-à-tête explosif à Moscou, il a rencontré son homologue français Emmanuel Macron à Paris. Un soutien précieux. Macron a insisté, rappelons-le, sur la nécessité d’une paix juste et durable, tout en réaffirmant la mobilisation totale des pays européens.

Mais, et c’est un très gros ‘mais’, Macron a tout de suite calmé le jeu concernant le plan de paix américain. Il a dit que non, il n’y avait pas encore de « plan finalisé » à proprement parler. Il a même martelé qu’on était encore à une « phase préalable ». En clair, si Washington veut la paix, elle ne peut pas se faire sans les Européens. Point final.

Les inquiétudes européennes sur le rôle de l’administration trump

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C’est une crainte latente qui plane sur toutes les capitales de l’UE : l’administration Trump, historiquement soupçonnée d’une certaine complaisance, pour ne pas dire plus, envers Vladimir Poutine. Les Européens craignent que l’Ukraine ne soit simplement sacrifiée, considérée comme un simple dommage collatéral. Pourtant, tout le monde sait que l’Ukraine est notre rempart, le rempart de l’Europe face aux ambitions russes, non ?

Juste après ses échanges avec Zelensky, Macron a d’ailleurs pris son téléphone pour parler directement à Donald Trump de cette question cruciale des garanties de sécurité pour l’Ukraine. C’est la preuve que les Européens ne font pas entièrement confiance à la démarche actuelle, et qu’ils se sentent mis à l’écart, à mon humble avis.

Un plan initial « très favorable à moscou »

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La diplomatie américaine, sous la houlette de Steve Witkoff, a commencé par un faux pas monumental, il y a dix jours. Imaginez : ils ont présenté un premier projet de paix de 28 points, et ce plan était jugé très favorable à Moscou. Et le pire? Il a été rédigé sans même consulter les alliés européens de Kiev. C’est quand même sidérant de vouloir régler une guerre européenne sans l’Europe.

Heureusement, il y a eu du travail de correction. Washington a dû amender le projet avec les Européens, puis le retravailler en bilatéral avec les Ukrainiens dimanche en Floride. Le négociateur ukrainien Roustem Oumerov a parlé de « progrès considérables », même si, comme l’a dit le secrétaire d’État Marco Rubio, il reste « encore du travail ». Ça signifie qu’on est loin du compte, je suppose.

Le scandale de corruption fragilise la position de kiev

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Pendant que la pression internationale monte, la situation de Zelensky en interne n’est pas brillante. Non seulement il doit gérer les avancées russes sur le terrain – l’Institut américain pour l’étude de la guerre (ISW) confirme que novembre a vu la plus grosse progression russe depuis un an, avec 701 km² pris, dont Pokrovsk, un nœud logistique clé – mais en plus, un vaste scandale de corruption a éclaboussé son gouvernement.

Le puissant chef de cabinet, Andriï Iermak, a été contraint à la démission vendredi. Quelle coïncidence de calendrier ! Et vous savez qui s’est empressé d’utiliser ça contre Kiev? Le président Trump, bien sûr, qui a souligné que l’Ukraine n’était « pas en position de force » à cause de cette histoire de corruption. C’est dur, mais c’est le jeu politique. Pendant ce temps, Zelensky tente de minimiser les gains russes, parlant de la nature « mouvante » des lignes de front. On ne peut que compatir à la difficulté de sa tâche.

Le danger d’une paix imposée au ‘côté le plus faible’

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Cette semaine est clairement cruciale. Kaja Kallas, la cheffe de la diplomatie de l’Union européenne, ne mâche pas ses mots. Elle a exprimé sa crainte la plus sombre : que toute la pression diplomatique soit exercée sur la partie la moins armée, le « côté le plus faible ». Elle l’a dit sans détour : la reddition de l’Ukraine, c’est la « manière la plus facile » de mettre fin à cette guerre.

Mais est-ce la bonne manière ? Macron, lui, reste sceptique quant aux intentions réelles de Moscou, affirmant que les frappes russes persistantes prouvent que Poutine n’est absolument pas disposé à faire la paix. On dirait que tout le monde veut la fin de la guerre, mais que personne n’est d’accord sur qui doit payer le prix fort.

Conclusion : l’attente d’un accord durable ou d’un compromis douloureux

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Tandis que Steve Witkoff s’apprête à entrer en discussion avec Vladimir Poutine, la complexité de cette crise ne fait que s’accentuer. D’un côté, nous avons Washington qui pousse son plan, ajusté certes, mais dont les intentions initiales ont fait frémir l’Europe. De l’autre, Kiev lutte sur le front et contre la corruption en interne, affaiblissant, selon Trump, sa position de négociation.

L’enjeu est simple, mais terriblement lourd : obtenir une « paix juste et durable », comme le souhaite Emmanuel Macron, ou voir, comme le craint Kaja Kallas, une pression excessive s’exercer sur l’Ukraine pour qu’elle cède face à la force. Il faudra attendre les résultats des discussions de Moscou pour savoir si cette semaine cruciale débouchera sur un compromis réaliste ou si elle ne fera qu’accentuer les fractures au sein de l’alliance occidentale.

Selon la source : ici.radio-canada.ca

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