La menace silencieuse des surplombes

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Ah, les pannes d’électricité ! On connaît tous ça, n’est-ce pas ? C’est toujours une source de frustration, surtout quand ça dure. Mais ce que l’on oublie souvent, c’est la cause numéro un de ces interruptions, surtout quand Mère Nature se fâche : la végétation. Voyez-vous, ce n’est pas juste une question de gros arbres qui tombent. Non, non. C’est souvent ces fameuses « surplombes », comme les appelle Hydro-Québec. Ce sont des branches qui s’étendent juste au-dessus des fils, invisibles jusqu’à ce que la tempête frappe.Nous avons d’ailleurs pu suivre une équipe d’élagueurs à Saguenay. Leur mission ce jour-là, un lundi matin calme, c’était justement d’éliminer ces menaces silencieuses. Hugo Landry, technicien forestier, expliquait très bien que ces branches-là sont particulièrement vulnérables au verglas et surtout à la neige mouillée. Et quand on pense à la panne majeure qu’ils ont vécue le 10 novembre, on comprend vite pourquoi Hydro-Québec met le paquet.
La neige lourde, un ennemi qui coûte cher

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Parlons-en de cette fameuse tempête de novembre. Elle a laissé des milliers de foyers dans le noir, parfois pendant des jours entiers dans le Saguenay–Lac-Saint-Jean. Pourquoi? Parce que la neige qui est tombée n’était pas la petite poudreuse habituelle, mais de la neige lourde et humide. Cendrix Bouchard, le porte-parole d’Hydro-Québec, a précisé un chiffre assez frappant : ce type de neige peut être trois à six fois plus lourde que la neige sèche. Imaginez le poids sur une branche déjà un peu trop près des fils! C’est un peu comme si quelqu’un venait de déposer une tonne de ciment sur une petite balançoire. Forcément, ça lâche.
L’escalade des phénomènes extrêmes
Ce n’est un secret pour personne, on vit de plus en plus d’événements météorologiques un peu fous. Hydro-Québec le constate elle aussi : ces événements extrêmes, qui étaient rares avant, sont désormais fréquents. Et cela fragilise énormément leur réseau électrique. C’est un point important à retenir : si, en temps normal, environ 40 % des pannes sont causées par la végétation, ce pourcentage grimpe en flèche quand on parle des pannes majeures, atteignant 70 %!Pour eux, agir sur la végétation, ce n’est pas un luxe, mais plutôt « un des leviers les plus importants » pour vraiment diminuer la fréquence et surtout la durée de nos pannes. Parce qu’une panne d’une heure, c’est plate. Mais une panne de trois jours en plein hiver, là, ça devient vraiment sérieux. Ça nous rappelle 2022, où la tempête de décembre avait causé des dégâts considérables. On veut éviter ça, c’est certain.
Le réinvestissement massif dans l’élagage

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Heureusement, la société d’État ne reste pas les bras croisés. Pour augmenter la fiabilité de son réseau, le montant consacré à la « maîtrise de la végétation » a carrément explosé. En seulement sept ans, tenez-vous bien, cette enveloppe a plus que doublé! Aujourd’hui, on parle d’un investissement annuel de 150 millions de dollars. C’est beaucoup d’argent, mais c’est le prix à payer pour qu’on garde nos lumières allumées.La maîtrise de la végétation, c’est l’ensemble des travaux, que ce soit la coupe pure et simple d’arbres, l’élagage précis de branches, tout ce qui peut empêcher le contact direct avec les fils. Cendrix Bouchard insiste : il ne s’agit pas d’éliminer toute la verdure, mais de la garder « loin du réseau ». C’est une nuance cruciale.
L’objectif : repasser plus souvent sur 100 000 km
Le réseau d’Hydro-Québec est immense, vraiment immense. On parle de plus de 100 000 kilomètres de lignes à travers la province. Ça prend du temps de faire le tour, vous imaginez?Auparavant, l’objectif était de faire le tour complet en sept à huit ans. Mais avec l’accélération des tempêtes, ça ne suffit plus. Le nouvel objectif, ambitieux, est de repasser partout au Québec tous les cinq ans. Ça, c’est une différence énorme! Déjà, ces deux dernières années, ils ont réussi à couvrir près de 20 000 kilomètres par an, ce qui est une sacrée performance logistique.
Corridors de sécurité et mécanisation des travaux

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Pour atteindre l’objectif de diminuer le nombre de pannes de 30 % d’ici 2035, il fallait changer les méthodes de travail. Et ces changements portent leurs fruits! M. Bouchard a mentionné que dans les secteurs où ils ont appliqué les nouvelles pratiques récemment, les pannes dues à la neige lourde ont été « presque nulles ». C’est encourageant, non?Les « corridors de sécurité énergétique » sont l’une de ces innovations. Au lieu de couper le strict minimum, on augmente le dégagement le long du réseau, jusqu’à six mètres dans certains secteurs. Un élagueur à Saguenay a expliqué qu’ils enlèvent même « 10 pieds de côté, puis après 10 pieds au-dessus. Pis même que, si on est capable, on va faire plus que la norme. On va faire jusqu’au ciel. » C’est la garantie que même avec des vents forts, les fils restent en sécurité. En plus, ils utilisent maintenant la mécanisation, comme des pelles. Une machine, c’est vrai, peut faire le travail de beaucoup de monde, et beaucoup plus vite.
Un appel à la collaboration citoyenne
Tout ce beau travail se heurte parfois à une petite réalité : les arbres sont souvent sur des terrains privés. Et là, Hydro-Québec ne peut rien faire sans l’accord des propriétaires. C’est tout à fait normal de vouloir conserver ses arbres, mais il faut comprendre que parfois, la sécurité du quartier passe avant l’esthétique du jardin. L’organisation demande donc aux citoyens d’être collaboratifs, d’autoriser l’élagage ou, si nécessaire, l’abattage d’un arbre qui menace le réseau. C’est en travaillant ensemble qu’on va réussir à rendre l’électricité plus fiable pour tout le monde.
Conclusion : la vieille méthode du cadenas pour la sécurité des travailleurs

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Même avec toutes ces nouvelles technologies et ces budgets revus à la hausse, il y a une méthode qui ne change pas, heureusement : la sécurité des équipes sur le terrain. C’est un protocole de base et il est vital. Vous avez peut-être déjà remarqué sur les chantiers une petite boîte métallique un peu particulière. C’est la clé de leur sécurité!Chaque travailleur sur le site doit y accrocher son cadenas personnel. La clé pour rétablir le courant dans le secteur est bien au chaud dans cette boîte. Tant qu’il y a un cadenas — même juste un seul! — le courant ne peut absolument pas être remis. C’est la garantie absolue qu’il n’y aura pas de drames. Finalement, même si la technologie avance, les gestes les plus simples et les plus prudents restent les plus efficaces pour protéger nos élagueurs. L’objectif, au fond, est clair : moins de pannes pour nous, et une sécurité maximale pour ceux qui travaillent à la lumière pour nous.
Selon la source : ici.radio-canada.ca
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