Opérations terrestres au Venezuela : Trump annonce cibler les trafiquants de drogue, Maduro dénonce une manœuvre militaire

Opérations terrestres au Venezuela : Trump annonce cibler les trafiquants de drogue, Maduro dénonce une manœuvre militaire credit : lemorning.ca (image IA)

L’escalade des tensions de la mer à la terre

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La pression entre Washington et Caracas est montée d’un cran. Figurez-vous que Donald Trump a fait une annonce fracassante jeudi, en pleine fête de Thanksgiving. Il a déclaré que les États-Unis allaient « très bientôt » cibler des « trafiquants de drogue vénézuéliens », et cette fois, pas seulement en mer, mais carrément lors d’opérations « sur terre ». C’est un changement de stratégie, et ça ne sent pas bon pour l’apaisement dans la région, croyez-moi.Depuis quelque temps, on le sait, les États-Unis accusent le Venezuela d’être un pilier du narcotrafic qui inonde leur marché. Ce que, bien sûr, le gouvernement de Nicolás Maduro dément farouchement. D’ailleurs, il y a déjà eu beaucoup de remous au large…

Le bilan controversé des opérations maritimes

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Parlons chiffres, même si ceux-là sont franchement tragiques. Depuis le mois de septembre, les forces américaines s’étaient concentrées sur la voie maritime. Elles ont ciblé plus de 20 navires soupçonnés de transporter de la drogue dans la mer des Caraïbes et dans le Pacifique Est. Résultat ? Au moins 83 morts. L’ONU, elle, parle déjà d’exécutions extrajudiciaires. C’est dire si la situation est explosive.Le président Trump, dans une allocution télévisée destinée aux troupes pour Thanksgiving, a pourtant vanté le succès de ce dispositif. Il a affirmé, avec une certaine assurance, que le trafic par voie maritime était arrêté à environ 85 %. Il a ajouté : « Vous avez probablement remarqué que les gens ne veulent plus livrer [de la drogue] par la mer, et nous allons commencer à les arrêter sur terre également. » Opération très bientôt, a-t-il insisté. Une vraie menace, quoi qu’on en pense.

Maduro dénonce une manœuvre de guerre psychologique

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Du côté de Caracas, la lecture des événements est, sans surprise, diamétralement opposée. Le président vénézuélien Nicolás Maduro est convaincu que le déploiement de forces navales — notamment l’arrivée du plus grand porte-avions du monde, l’USS Gerald Ford — n’est rien d’autre qu’une manœuvre militaire. Son objectif, selon lui, serait double : le renverser, lui, et surtout s’emparer des vastes réserves de pétrole de son pays. Rappelons que le Venezuela subit déjà un embargo pétrolier et des sanctions économiques.

Maduro a d’ailleurs adressé un message télévisé à son armée, évoquant « 17 semaines de guerres psychologiques » et les exhortant à rester « imperturbables et en alerte ». Il a beau jeu de dire que Trump se trompe de cible : selon Caracas, seulement 5 % de la drogue produite en Colombie (le plus gros producteur mondial, il faut le souligner) transiterait par le Venezuela. Qui dit vrai, qui dit faux ? Difficile à démêler, n’est-ce pas ?

La présence américaine se renforce dans les caraïbes

La présence militaire américaine autour du Venezuela est devenue difficile à ignorer. Ces derniers jours, on a pu suivre, grâce à des sites spécialisés, l’activité d’avions de combat américains à quelques dizaines de kilomètres des côtes vénézuéliennes. C’est très, très proche. Tiens, c’est une drôle de coïncidence, non?

Et ce n’est pas tout. L’aide régionale est là. La République dominicaine, voisine immédiate, a donné son feu vert pour que les États-Unis utilisent ses installations aéroportuaires. Même chose pour Trinité-et-Tobago, pourtant à une dizaine de kilomètres seulement du Venezuela, qui a accueilli des exercices des Marines américains. Le ministre de la Défense américain, Pete Hegseth, a salué ces soldats américains, les qualifiant de « guerriers qui veillent à la sécurité » en luttant contre les cartels, lors de la fête de Thanksgiving.

Pression maximale : 50 millions pour maduro et le ‘Cartel des Soleils’

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Les Américains ne se contentent pas des porte-avions. La pression est aussi juridique et financière. Déjà, la justice américaine avait fixé une récompense colossale de 50 millions de dollars pour toute information permettant la capture de Nicolás Maduro. Cinquante millions! C’est une somme qui donne le vertige, je suppose.Et puis, il y a la question des organisations. Washington a désigné le « Cartel des Soleils » comme une organisation terroriste étrangère. Washington prétend que cette organisation est dirigée par Maduro en personne. Mais attention, l’existence même de ce cartel est mise en doute par de nombreux experts. On voit bien ici que la guerre est aussi une guerre d’étiquettes et de désignations politiques.

La réponse de caracas et l’impact sur le ciel

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Face à cette campagne de pression, Caracas tente de montrer patte blanche, du moins sur le front du narcotrafic. Le gouvernement médiatise beaucoup plus qu’avant ses opérations : on voit des images – parfois spectaculaires – d’explosions de laboratoires, de destructions de pistes clandestines, et même de petits avions abattus. Fin octobre, ils ont même annoncé avoir détruit deux camps qu’ils décrivaient comme des bases de « narco-terroristes colombiens » dans le sud du pays.

Mais toutes ces tensions ont eu des répercussions bien réelles, notamment dans le ciel. Six grandes compagnies aériennes internationales, dont la célèbre Iberia, TAP et Turkish Airlines, ont suspendu leurs liaisons avec le Venezuela. Et comme on peut s’y attendre dans ce genre de conflit, Caracas n’a pas tardé à répliquer en retirant tout simplement leurs licences. Ça coupe un peu plus le pays du monde, ça, c’est sûr.

Conclusion : vers un point de non-retour ?

Nous assistons donc à une intensification claire de la pression américaine sur le Venezuela. Le passage des opérations maritimes aux menaces d’opérations « sur terre », couplé à la prime de 50 millions de dollars sur la tête de Nicolás Maduro et à la désignation controversée d’un cartel terroriste, signale un contexte extrêmement tendu. Tandis que Trump affirme le succès des dispositifs navals, Maduro crie à la manœuvre impérialiste pour s’emparer du pétrole.Entre les vols de reconnaissance d’avions de combat et l’appel à l’état d’alerte de l’armée vénézuélienne, la question n’est plus de savoir si la crise va s’aggraver, mais jusqu’où elle ira. Et même si Donald Trump a mentionné qu’il parlerait à M. Maduro « à un moment donné », les actions actuelles disent tout le contraire, n’est-ce pas ? La situation reste volatile et mérite d’être suivie de près, sans jamais oublier les vies humaines impactées.

Selon la source : ici.radio-canada.ca

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