Opérations terrestres au Venezuela : Trump annonce cibler les trafiquants de drogue, Maduro dénonce une manœuvre militaire
Mathieu Gagnon - 2025-11-28 11:29
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L’escalade des tensions de la mer à la terre

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Le bilan controversé des opérations maritimes

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Maduro dénonce une manœuvre de guerre psychologique

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Du côté de Caracas, la lecture des événements est, sans surprise, diamétralement opposée. Le président vénézuélien Nicolás Maduro est convaincu que le déploiement de forces navales — notamment l’arrivée du plus grand porte-avions du monde, l’USS Gerald Ford — n’est rien d’autre qu’une manœuvre militaire. Son objectif, selon lui, serait double : le renverser, lui, et surtout s’emparer des vastes réserves de pétrole de son pays. Rappelons que le Venezuela subit déjà un embargo pétrolier et des sanctions économiques.
Maduro a d’ailleurs adressé un message télévisé à son armée, évoquant « 17 semaines de guerres psychologiques » et les exhortant à rester « imperturbables et en alerte ». Il a beau jeu de dire que Trump se trompe de cible : selon Caracas, seulement 5 % de la drogue produite en Colombie (le plus gros producteur mondial, il faut le souligner) transiterait par le Venezuela. Qui dit vrai, qui dit faux ? Difficile à démêler, n’est-ce pas ?
La présence américaine se renforce dans les caraïbes
La présence militaire américaine autour du Venezuela est devenue difficile à ignorer. Ces derniers jours, on a pu suivre, grâce à des sites spécialisés, l’activité d’avions de combat américains à quelques dizaines de kilomètres des côtes vénézuéliennes. C’est très, très proche. Tiens, c’est une drôle de coïncidence, non?
Et ce n’est pas tout. L’aide régionale est là. La République dominicaine, voisine immédiate, a donné son feu vert pour que les États-Unis utilisent ses installations aéroportuaires. Même chose pour Trinité-et-Tobago, pourtant à une dizaine de kilomètres seulement du Venezuela, qui a accueilli des exercices des Marines américains. Le ministre de la Défense américain, Pete Hegseth, a salué ces soldats américains, les qualifiant de « guerriers qui veillent à la sécurité » en luttant contre les cartels, lors de la fête de Thanksgiving.
Pression maximale : 50 millions pour maduro et le ‘Cartel des Soleils’

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La réponse de caracas et l’impact sur le ciel

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Face à cette campagne de pression, Caracas tente de montrer patte blanche, du moins sur le front du narcotrafic. Le gouvernement médiatise beaucoup plus qu’avant ses opérations : on voit des images – parfois spectaculaires – d’explosions de laboratoires, de destructions de pistes clandestines, et même de petits avions abattus. Fin octobre, ils ont même annoncé avoir détruit deux camps qu’ils décrivaient comme des bases de « narco-terroristes colombiens » dans le sud du pays.
Mais toutes ces tensions ont eu des répercussions bien réelles, notamment dans le ciel. Six grandes compagnies aériennes internationales, dont la célèbre Iberia, TAP et Turkish Airlines, ont suspendu leurs liaisons avec le Venezuela. Et comme on peut s’y attendre dans ce genre de conflit, Caracas n’a pas tardé à répliquer en retirant tout simplement leurs licences. Ça coupe un peu plus le pays du monde, ça, c’est sûr.
Conclusion : vers un point de non-retour ?
Selon la source : ici.radio-canada.ca
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