L’art d’être reconnaissant envers soi-même : pourquoi il est essentiel de se remercier, même si ça semble étrange

L’art d’être reconnaissant envers soi-même : pourquoi il est essentiel de se remercier, même si ça semble étrange credit : lemorning.ca (image IA)

La gratitude malaisée

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Ah, les fêtes de fin d’année ! Quand on pense à la gratitude, on pense immédiatement aux autres, n’est-ce pas ? On remercie nos proches pour leur présence, le bon repas partagé, ou encore la chaleur du foyer où l’on se réunit. C’est la voie la plus facile, celle qui vient naturellement.

Mais, soyons honnêtes, à quelle fréquence est-ce que nous tournons ce projecteur de la gratitude vers nous-mêmes ? Très rarement, je suppose. Les psychologues insistent pourtant sur ce point : prendre le temps de se remercier pour les qualités qui nous ont permis de traverser la vie est non seulement sain, mais vraiment important. Même si, oui, cela peut paraître un peu maladroit, ou pire, nous faire craindre de passer pour égocentriques.

Le piège de l’évolution : pourquoi notre cerveau est focalisé sur le négatif

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Si l’auto-gratitude ne nous vient pas spontanément, il y a une raison bien ancrée dans notre histoire. Kristin Neff, professeure agrégée à l’Université du Texas, Austin, nous l’explique simplement : le cerveau humain a évolué pour chercher les problèmes. Pourquoi ? Parce qu’avant, si nos ancêtres se relâchaient trop, pouf, ils se faisaient manger par un lion ! Ceux qui survivaient étaient ceux qui passaient leur temps à se demander où le danger allait frapper le lendemain.

C’est comme ça. Notre tendance naturelle est de voir ce qui ne va pas pour rester en sécurité. Ce n’est pas que l’auto-gratitude soit difficile à faire, c’est juste que nous devons surmonter cette routine de survie du cerveau. Si seulement les gens passaient cinq petites minutes par jour à se regarder avec compassion, affirme Maryanna Klatt, de l’Université d’État de l’Ohio, « leurs journées seraient différentes ».

Il faut reconnaître nos forces, bien sûr, mais aussi nos défis. Ces derniers ne sont-ils pas des opportunités qui nous mènent vers des chemins qu’on n’aurait jamais envisagés ?

Remercier son passé pour forger sa vision de la vie

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Lorsqu’on écoute les gens, on se rend compte que cette gratitude personnelle est souvent liée à la résilience. Prenez Lorenzo Cruz, 26 ans, qui a grandi en République dominicaine avant de déménager à Boston. Il a eu une enfance où les nécessités de base n’étaient pas toujours là, mais il en est reconnaissant.

« Je suis reconnaissant pour l’enfance difficile que j’ai eue », a-t-il dit. Pourquoi ? Parce que cela l’a forcé à apprécier des choses que d’autres ignorent totalement. Sa façon de voir la vie, c’est ça qu’il remercie. Pour s’exprimer sa reconnaissance, il se donne tout simplement la permission de vivre : « de partir en voyage, de regarder cette série, d’aller s’amuser au bar, de manger cette pizza à minuit. » Il estime qu’on se met beaucoup trop la pression.

L’exploit quotidien : accomplissement personnel et générosité

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Et puis il y a ceux qui reconnaissent l’immense effort déployé pour réussir. Ana Anitoaie, par exemple, est une mère célibataire et professeure de mathématiques au secondaire. Elle est immigrante, arrivée aux États-Unis en 1995. Elle est fière d’avoir mené à bien ses études et d’avoir réussi à s’accomplir seule. Elle aide même sa famille restée en Europe. Ça, ce n’est pas rien !

Elle souligne un point crucial : « La société d’aujourd’hui ne cherche pas vraiment ce pour quoi nous sommes reconnaissants. » À l’inverse, Souzanne Eng, retraitée de l’industrie de la mode, a toujours remercié une « puissance supérieure », mais s’est rendu compte qu’elle oubliait de se dire : « beaucoup de ces choses, c’est parce que je les ai mises en action. » Elle est reconnaissante d’être patiente, aimable, mais surtout d’être capable de « se lancer, d’y aller » grâce à son esprit orienté vers les objectifs. On ne doit pas oublier que le moteur de nos réussites, c’est nous.

La force du courage et de la persévérance

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La gratitude envers soi-même, c’est aussi reconnaître son courage. Lara Furac, enseignante en Suisse, a fait le grand saut et était à New York pour suivre un cours de barman, avec l’idée de changer de carrière. Elle est reconnaissante d’être quelqu’un qui donne une chance équitable à tout le monde, y compris à elle-même, surtout. Elle n’a pas peur de s’ouvrir aux autres et de rencontrer des gens.

« Je suis reconnaissante d’être assez brave pour faire ces pas dans la vie, même si ça fait peur parfois et si ça signifie dire au revoir à quelque chose de connu », confie-t-elle.

Joe Osheroff, acteur à New York à 54 ans, se remercie de sa persistance. Pour lui, la « récompense » est de faire des choses qui justifient toutes les difficultés du chemin. Comment se remercie-t-il ? Il prend le temps de ralentir, tout simplement. S’asseoir dans un parc avec un bon café. Chercher des petits trésors dans les boutiques d’antiquités, sans forcément acheter. Juste s’accorder ce luxe du temps.

Prioriser son bien-être physique et mental

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L’auto-gratitude se manifeste aussi dans les petites routines qui nous maintiennent à flot. Jose Santiago, un étudiant de 18 ans, insiste sur son optimisme : il voit toujours le moyen de s’améliorer. Il perçoit chaque jour comme une bénédiction. Mais comment il s’auto-remercie ? Quand il est de mauvaise humeur, il commence par « une bonne douche, une routine de soins de la peau, des cheveux, et peut-être une chanson qui [lui] rappelle un bon souvenir d’enfance. » C’est une manière active de s’honorer.

Dea Shpati, comptable, avoue qu’elle n’est pas très sportive. Mais elle est profondément reconnaissante de s’efforcer de prendre soin de son corps, notamment par la nutrition. Manger sainement lui vient naturellement, et pour cela, elle est reconnaissante. Elle est aussi reconnaissante d’avoir le désir de travailler et de contribuer au budget familial. Ce désir d’agir est une force qu’il faut se reconnaître.

L’introspection : le plus grand geste d’amour de soi

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Emily Milner et Meagan Hicks, deux amies rencontrées dans un parc, apportent une réflexion profonde sur le sujet. Emily, professionnelle du marketing, montre sa gratitude en s’accordant du « temps de réflexion », où elle remercie son moi passé pour la vie qu’elle mène aujourd’hui.

« Nous vivons dans une société qui s’autodénigre beaucoup », explique-t-elle. Et souvent, s’occuper des autres ou se montrer reconnaissant envers eux devient une façon d’éviter la difficile introspection. Penser à soi, c’est difficile ! Meagan Hicks résume parfaitement la situation : « Exprimer sa gratitude envers soi-même est la plus grande forme d’amour de soi. »

Conclusion : honorer sa propre contribution à sa vie

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Finalement, l’auto-gratitude n’est pas de l’égoïsme, c’est une reconnaissance lucide de notre propre rôle dans notre bien-être. Les psychologues sont clairs : nous devons surmonter cette tendance archaïque du cerveau à toujours chercher le pire. En période de fêtes, ou n’importe quel jour de l’année d’ailleurs, souvenez-vous de vous donner la permission de « manger cette pizza », de « prendre cette douche relaxante » ou simplement de vous féliciter d’avoir été assez brave pour essayer.

Car la persistance, le courage, l’optimisme, et même l’effort de bien manger, sont des attributs que nous avons nous-mêmes mis en action. Et pour cela, nous méritons toute notre gratitude. C’est le fondement d’une vie plus heureuse, sur une « Terre plus heureuse », pour reprendre les mots d’Ana Anitoaie.

Selon la source : medicalxpress.com

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.