Fin de saga pour le Cinéma Paradis : Montréal veut acheter le terrain pour des logements abordables

Fin de saga pour le Cinéma Paradis : Montréal veut acheter le terrain pour des logements abordables credit : lemorning.ca (image IA)

L’espoir renaît pour l’ancien Cinéma Paradis

Ça fait seize ans, imaginez-vous, que ce pauvre cinéma Paradis sur la rue Hochelaga est là, à l’abandon. C’est long, seize ans, surtout quand on voit un immeuble se dégrader et devenir un vrai aimant à graffitis. Mais tenez-vous bien : il semblerait que cette longue et pénible saga touche enfin à sa fin. La Ville de Montréal a en effet l’intention ferme d’acquérir ce terrain.

Pourquoi, demanderez-vous? Non pas pour y remettre un cinéma, malheureusement, mais pour une cause aujourd’hui plus urgente que jamais : la construction de logements abordables. La mairesse Soraya Martinez Ferrada, ou son parti Ensemble Montréal, doit annoncer les détails de cette démarche cet après-midi même, selon ce qu’on a pu apprendre.

Le doublement du prix : une acquisition sous haute tension

credit : lemorning.ca (image IA)

C’est ici que les choses se corsent et deviennent, disons-le, un peu fâchantes. Le bâtiment appartenait au Groupe Guzzo depuis une éternité. Puis, en juillet dernier, Angelo Guzzo vend le terrain à Investissements Denmar inc. pour la somme de 800 000 $. Rien de bien étrange jusque-là.

Mais deux mois plus tard, en septembre, patatras! Le même terrain se retrouve sur le marché au prix mirobolant de 1 679 000 $. Oui, vous avez bien lu : le double de son prix d’achat en soixante jours! Quand on parle de spéculation immobilière, c’est le cas parfait, non? C’est cette augmentation fulgurante qui a apparemment mis le feu aux poudres et poussé la Ville à réagir.

L’arme secrète de la ville : le droit de préemption

credit : lemorning.ca (image IA)

Face à cette flambée des prix, la Ville n’a pas laissé faire. Grâce à des documents que Radio-Canada a pu consulter, on sait qu’un avis d’assujettissement aux droits de préemption a été déposé le 16 septembre. C’est quoi, au juste, ce fameux droit? En gros, c’est l’outil légal qui permet à une municipalité, quand un terrain d’intérêt public est mis en vente, de l’acquérir en priorité, souvent pour le prix juste du marché avant la spéculation.

C’est une tactique forte, mais visiblement nécessaire quand on voit le prix doubler en un clin d’œil. Cette démarche permet à Montréal de s’assurer que ce lieu ne serve pas à des projets de luxe, mais bien à sa mission première : créer rapidement des logements sociaux et abordables, ce qui, je dois le dire, était une promesse centrale de l’équipe de la mairesse Ferrada.

Seize ans de conflit et de délabrement

L’histoire de ce cinéma est celle d’une vraie guerre d’usure entre le propriétaire et la Ville, une guerre qui aura duré près de deux décennies. Pendant 16 longues années, l’homme d’affaires Vincent Guzzo a tenté de transformer le cinéma, mais ses projets n’ont jamais vu le jour. Il se plaignait, en 2019, des réglementations strictes de la Ville qui bloquaient tout. De l’autre côté, l’ancien maire d’arrondissement, Pierre Lessard-Blais, lui renvoyait la balle, l’accusant de ne pas entretenir son propre bâtiment. C’est le serpent qui se mord la queue, comme on dit.

Pendant ce temps, ce sont les citoyens qui ont le plus souffert. Le comité logement de l’est de l’île de Montréal, par exemple, était excédé par ce bâtiment abandonné, couvert de graffitis. Ils demandaient dès 2021 une chose simple : démolissons tout pour enfin bâtir du social. Il était grand temps que quelqu’un prenne une décision radicale, franchement.

Le logement comme priorité absolue

C’est intéressant de noter la rapidité de la réaction de la Ville. On sent que la crise du logement est devenue, sans surprise, la préoccupation numéro un. Utiliser le droit de préemption dans ce contexte de spéculation post-vente, c’est envoyer un signal fort : le besoin de se loger passe avant les profits rapides sur le dos de la communauté. C’est ça qu’on attend de nos élus, finalement, non?

Que ce soit un projet pour démolir l’existant et construire du neuf, ou transformer la structure actuelle (même si je doute que ce soit possible vu l’état), l’objectif est clair : ajouter des unités abordables au parc immobilier de l’est, un quartier qui en a cruellement besoin. Ce n’est pas juste un terrain, c’est un symbole, un peu. Un symbole de ce qui n’allait pas, qui pourrait devenir un symbole d’espoir.

Les citoyens attendent l’annonce concrète

En résumé, après seize ans de frustrations, de graffitis et de promesses non tenues par les propriétaires successifs, la Ville de Montréal semble déterminée à reprendre les choses en main. L’intention d’acquérir le terrain du Cinéma Paradis pour en faire des logements abordables est une nouvelle significative, surtout après l’énorme doublement de son prix de vente en seulement deux mois.

Nous attendons tous, et surtout les citoyens de l’arrondissement, les détails précis que la mairesse Soraya Martinez Ferrada doit fournir cet après-midi. Ce projet, s’il se concrétise, marquera la fin d’une très longue attente et, espérons-le, le début de solutions concrètes pour la crise du logement à Montréal. L’histoire est à suivre de près, c’est certain.

Selon la source : ici.radio-canada.ca

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.