Malgré les pourparlers de paix, une nouvelle vague d’attaques massives frappe l’ukraine et la russie
Mathieu Gagnon - 2025-11-25 10:06
credit : lemorning.ca (image IA)
L’escalade continue sur fond de diplomatie forcée
Ce qui rend ces attaques particulièrement amères, c’est qu’elles surviennent juste au moment où l’on parle de paix, même si cette paix est un peu tordue. La Russie, qui a d’ailleurs menacé d’intensifier ses frappes si Kiev n’acceptait pas le plan en 28 points de l’ancien président américain Donald Trump, vient de rejeter une contre-proposition européenne. On est dans un drôle de jeu diplomatique, vous ne trouvez pas? C’est comme si l’on discutait d’un cessez-le-feu tout en s’envoyant des missiles.
Les frappes ukrainiennes et les dégâts en territoire russe

Mais ce n’est pas tout. La région de Krasnodar, sur la mer Noire, a elle aussi subi des frappes « massives » selon le gouverneur Veniamine Kondratiev. Il a mentionné que six habitants ont été blessés et qu’au moins 20 logements ont été endommagés dans cinq municipalités. Ce qui est impressionnant — et peut-être un peu gonflé, on ne sait jamais qui dit vrai — c’est que le ministère russe de la Défense prétend avoir abattu pas moins de 249 drones ukrainiens durant cette seule nuit. C’est un chiffre colossal depuis le début du conflit, un record, je crois bien.
Kiev sous le feu et les ruptures de services essentiels

Les autorités de la capitale ont fait état d’au moins deux morts et six blessés suite à l’impact sur deux immeubles d’habitation. Le maire de Kiev, Vitali Klitschko, a rapidement signalé que la distribution de l’eau et de l’énergie était sérieusement perturbée. C’est la même rengaine, la population paie le prix fort, mais l’objectif est clair : rendre la vie impossible.
La stratégie de l’hiver : cibler l’énergie ukrainienne

Cette année, on observe une intensification des frappes, et elles ne visent plus seulement l’électricité, mais aussi les sites gaziers. En miroir, les Ukrainiens, eux, continuent de frapper des dépôts, des raffineries et d’autres installations en Russie. C’est un combat de sape où les infrastructures sont devenues des cibles stratégiques primordiales.
Le plan de paix trump et le rejet d’une proposition européenne

Il a été évoqué lors de discussions en urgence à Genève, où des représentants ukrainiens, américains et européens se sont rencontrés. Ce plan américain, soyons honnêtes, comprend la cession de territoires ukrainiens, ce qui ressemble étrangement à une capitulation pour Kiev. C’est délicat, très délicat, comme situation.
Les alliés divisés : l’ombre de la pression américaine
Ce qui est troublant, c’est ce qui s’est passé en coulisses à Genève. Un haut responsable, sous couvert d’anonymat, a affirmé à l’AFP que les États-Unis auraient « fait pression » sur l’Ukraine pour qu’elle accepte leurs propositions. Évidemment, la Maison-Blanche a immédiatement qualifié cette idée de « complètement fallacieuse ». Mais on se pose des questions, forcément.
La Coalition des volontaires et l’impératif de dissuasion

Le président français Emmanuel Macron avait déjà donné le ton samedi, en avertissant que, sans « éléments de la dissuasion » clairs dans un plan de paix, « les Russes reviendront et trahiront leur promesse ». C’est une mise en garde pleine de réalisme, qui rappelle que la paix ne peut pas se faire sans garanties solides, autrement, à quoi bon?
Un besoin urgent d’une « paix réelle »
C’est ça, le fond du problème : comment trouver une paix acceptable quand l’un des belligérants menace d’intensifier la violence s’il n’obtient pas satisfaction ? Ce conflit, malheureusement, continue de s’affirmer comme le plus meurtrier en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale. Les frappes massives de cette nuit prouvent que l’urgence n’est pas tant à la négociation qu’à la protection des civils face à cette escalade incessante.
Selon la source : ici.radio-canada.ca
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