L’horreur en chiffres : une femme tuée par un proche toutes les 10 minutes, l’onu dénonce l’absence de véritable progrès

L’horreur en chiffres : une femme tuée par un proche toutes les 10 minutes, l’onu dénonce l’absence de véritable progrès credit : lemorning.ca (image IA)

Un bilan figé dans l’horreur

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C’est une statistique qui nous frappe, nous glace le sang, et pourtant, elle ne semble pas bouger d’un iota : chaque jour, des dizaines de vies sont fauchées. L’ONU l’a répété sans détour en cette Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes : le combat contre les féminicides stagne. On parle ici de femmes et de filles tuées, non pas par des étrangers, mais par ceux qui sont censés les aimer ou les protéger. Il y a de quoi être déçu, non?

Le rapport conjoint d’ONU Femmes et de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime révèle un chiffre effroyable : environ 50 000 femmes et filles ont été tuées par un proche en 2024. Faites le calcul : c’est une victime toutes les dix minutes. Dix minutes ! Pendant le temps qu’il vous faut pour lire cet article, quelqu’un, quelque part, aura perdu la vie dans ces conditions.

Le foyer, cet endroit où le danger guette

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La maison. L’endroit où l’on cherche refuge, confort, sécurité. Mais pour des milliers de femmes, c’est l’inverse. C’est le lieu de la plus grande vulnérabilité, franchement. Le rapport de l’ONU est catégorique : « Le domicile continue à être l’endroit le plus dangereux pour les femmes et les filles en termes de risque d’homicide. »

Regardez ces chiffres, ils sont ahurissants : en 2024, les femmes représentaient 20 % des victimes d’homicides dans le monde. Or, parmi elles, 60 % ont été assassinées dans la sphère privée, souvent par leur conjoint ou un membre de leur famille. Pour les hommes, ce taux tombe à seulement 11 %. Ça montre bien la différence d’exposition au risque, vous ne trouvez pas?

50 000 victimes : des chiffres obstinément stables

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L’an dernier, le total global des homicides intentionnels de femmes et de filles était de 83 000. Sur ce total, la majorité, soit 60 %, est imputable à un partenaire intime ou un membre de la famille. Certains pourraient voir une très légère « amélioration » par rapport aux 51 100 estimés en 2023, mais l’ONU coupe court à tout optimisme. Ce petit changement n’est dû qu’aux données disponibles, pas à un changement réel de tendance.

Les organisations onusiennes déplorent que, malgré les engagements pris depuis des années à l’échelle mondiale, les chiffres demeurent tristement inchangés. Il n’y a pas de « véritable progrès ». C’est ça le cœur du problème : on en parle, on s’indigne, on fait des marches, mais la violence, elle, reste là, tenace. On doit se demander sérieusement si les mesures prises sont à la hauteur de la catastrophe.

Le cycle mortel de la coercition

Ces meurtres abominables n’arrivent jamais soudainement, comme ça, sans prévenir. Ils s’inscrivent presque toujours dans une spirale. Sarah Hendriks, qui est directrice de la division des politiques d’ONU Femmes, l’a très bien expliqué. Elle souligne que « Les féminicides ne viennent pas de nulle part. Ils s’inscrivent souvent dans un cycle de violences qui peut débuter par un contrôle coercitif, des menaces et du harcèlement, y compris en ligne. »

C’est important de le comprendre : l’abus, c’est d’abord le contrôle. Le harcèlement subtil, puis moins subtil. Les menaces qui rongent. Et on voit bien qu’aujourd’hui, tout ce cycle peut commencer et s’accélérer via les outils numériques, ce qui rend le dépistage encore plus compliqué pour les proches, je suppose.

La cyberviolence : une nouvelle voie vers la tragédie

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Qui aurait cru que l’évolution de la technologie, qui nous apporte tant de choses, puisse devenir une arme de violence conjugale si destructrice ? Pourtant, c’est le cas. Le rapport met en lumière que le développement technologique a carrément exacerbé ou même créé de nouvelles formes de violence contre les femmes. On parle de la divulgation d’images et de données personnelles – c’est du chantage pur et simple, ça.

Mais il y a pire : l’apparition des vidéos deepfakes générées par l’intelligence artificielle. Ces fausses vidéos, hyper réalistes, peuvent détruire des vies en un clic. Et la menace, comme l’insiste Mme Hendriks, ne reste pas confinée à l’écran : « la cyberviolence ne se limite pas au cyberespace. Elle peut dégénérer hors ligne et, dans le pire des cas, contribuer à des dommages mortels, jusqu’au féminicide. » On doit prendre ça au sérieux, très sérieusement.

Un fléau mondial, avec l’afrique en tête des victimes

Bien sûr, je le répète, aucune région du monde n’est vraiment épargnée par cette violence. C’est un problème universel, une tache sur l’humanité. Néanmoins, les statistiques montrent des disparités régionales qui interpellent.

Selon ce rapport, le plus grand nombre de victimes de féminicides commis par un proche a été enregistré, une fois de plus, en Afrique. On parle d’environ 22 000 cas recensés sur le continent. Ces chiffres ne sont pas juste des statistiques; ce sont des vies brisées, des familles dévastées. Ça nous rappelle que la lutte doit être adaptée aux réalités locales, en tenant compte des cultures et des systèmes de soutien disponibles.

L’urgence d’une action légale et efficace

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Si ce rapport nous apprend quelque chose, c’est que l’indignation seule ne suffit pas. L’immobilisme des chiffres – 50 000 victimes annuelles par des proches, une toutes les dix minutes – est une dénonciation cinglante de notre incapacité collective à protéger les femmes. Nous devons impérativement sortir de cette stagnation.

Pour vraiment prévenir ces drames, il est essentiel, comme le demande Sarah Hendriks, « d’adopter des lois qui reconnaissent les différentes formes de violence » (en ligne comme hors ligne), et surtout, qui « contraignent les auteurs à répondre de leurs actes avant qu’ils ne deviennent meurtriers ». C’est la clé : ne pas attendre le drame final pour agir. Il faut identifier et sanctionner le cycle de violence dès le départ. C’est l’affaire de tous, vous savez, de faire pression pour que ces lois deviennent réalité, et pour que le foyer cesse enfin d’être un champ de bataille.

Selon la source : ici.radio-canada.ca

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