L’horreur en chiffres : une femme tuée par un proche toutes les 10 minutes, l’onu dénonce l’absence de véritable progrès
Adam David - 2025-11-25 10:04
credit : lemorning.ca (image IA)
Un bilan figé dans l’horreur

Le rapport conjoint d’ONU Femmes et de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime révèle un chiffre effroyable : environ 50 000 femmes et filles ont été tuées par un proche en 2024. Faites le calcul : c’est une victime toutes les dix minutes. Dix minutes ! Pendant le temps qu’il vous faut pour lire cet article, quelqu’un, quelque part, aura perdu la vie dans ces conditions.
Le foyer, cet endroit où le danger guette

Regardez ces chiffres, ils sont ahurissants : en 2024, les femmes représentaient 20 % des victimes d’homicides dans le monde. Or, parmi elles, 60 % ont été assassinées dans la sphère privée, souvent par leur conjoint ou un membre de leur famille. Pour les hommes, ce taux tombe à seulement 11 %. Ça montre bien la différence d’exposition au risque, vous ne trouvez pas?
50 000 victimes : des chiffres obstinément stables

Les organisations onusiennes déplorent que, malgré les engagements pris depuis des années à l’échelle mondiale, les chiffres demeurent tristement inchangés. Il n’y a pas de « véritable progrès ». C’est ça le cœur du problème : on en parle, on s’indigne, on fait des marches, mais la violence, elle, reste là, tenace. On doit se demander sérieusement si les mesures prises sont à la hauteur de la catastrophe.
Le cycle mortel de la coercition
C’est important de le comprendre : l’abus, c’est d’abord le contrôle. Le harcèlement subtil, puis moins subtil. Les menaces qui rongent. Et on voit bien qu’aujourd’hui, tout ce cycle peut commencer et s’accélérer via les outils numériques, ce qui rend le dépistage encore plus compliqué pour les proches, je suppose.
La cyberviolence : une nouvelle voie vers la tragédie

Mais il y a pire : l’apparition des vidéos deepfakes générées par l’intelligence artificielle. Ces fausses vidéos, hyper réalistes, peuvent détruire des vies en un clic. Et la menace, comme l’insiste Mme Hendriks, ne reste pas confinée à l’écran : « la cyberviolence ne se limite pas au cyberespace. Elle peut dégénérer hors ligne et, dans le pire des cas, contribuer à des dommages mortels, jusqu’au féminicide. » On doit prendre ça au sérieux, très sérieusement.
Un fléau mondial, avec l’afrique en tête des victimes
Selon ce rapport, le plus grand nombre de victimes de féminicides commis par un proche a été enregistré, une fois de plus, en Afrique. On parle d’environ 22 000 cas recensés sur le continent. Ces chiffres ne sont pas juste des statistiques; ce sont des vies brisées, des familles dévastées. Ça nous rappelle que la lutte doit être adaptée aux réalités locales, en tenant compte des cultures et des systèmes de soutien disponibles.
L’urgence d’une action légale et efficace

Pour vraiment prévenir ces drames, il est essentiel, comme le demande Sarah Hendriks, « d’adopter des lois qui reconnaissent les différentes formes de violence » (en ligne comme hors ligne), et surtout, qui « contraignent les auteurs à répondre de leurs actes avant qu’ils ne deviennent meurtriers ». C’est la clé : ne pas attendre le drame final pour agir. Il faut identifier et sanctionner le cycle de violence dès le départ. C’est l’affaire de tous, vous savez, de faire pression pour que ces lois deviennent réalité, et pour que le foyer cesse enfin d’être un champ de bataille.
Selon la source : ici.radio-canada.ca
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