Négociations de paix en Ukraine : Kiev et Washington font état de « bons progrès » à Genève

Négociations de paix en Ukraine : Kiev et Washington font état de « bons progrès » à Genève credit : credit : lemorning.ca (image IA)

Le point de convergence inattendu

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Voilà une nouvelle qui pourrait, peut-être, donner un peu d’espoir. Après de longues discussions à Genève, les États-Unis et l’Ukraine ont publiquement affirmé avoir fait des « bons progrès » vers un futur accord de paix. C’est le genre d’annonce diplomatique qu’on n’attendait plus, franchement. Ce qui ressort surtout de ces échanges constructifs, entre Américains, Ukrainiens et, bien sûr, les Européens, c’est une chose essentielle : tout règlement devra impérativement respecter la souveraineté de Kiev.La Maison-Blanche a d’ailleurs salué ces pourparlers, même si on sent bien qu’il y a encore beaucoup d’inconnues dans l’équation. Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, se disait pourtant très optimiste sur la possibilité de ficeler rapidement les choses. Espérons qu’il ait raison.

La base du plan : les 28 points de donald trump

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Toutes ces tractations se sont déroulées en Suisse, basées sur un document initial qui a fait couler beaucoup d’encre : le projet de plan de paix en 28 points imaginé par le président américain Donald Trump. Ce plan vise à mettre fin à ce terrible conflit qui dure depuis près de quatre ans, depuis l’invasion russe de février 2022.La version initiale, on le sait, avait soulevé un tollé, non seulement à Kiev, mais aussi parmi nos alliés européens. Ils craignaient ni plus ni moins une paix qui aurait eu le goût d’une capitulation. Mais le ton a changé. D’après un communiqué commun, les discussions ont été « constructives, concentrées sur l’objectif et respectueuses », ce qui laisse penser que les pires exigences ont été, au moins, atténuées.

Une nouvelle version affinée et les priorités de kiev

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À l’issue des réunions, les États-Unis et l’Ukraine ont travaillé ensemble pour créer une nouvelle version, beaucoup plus affinée, du cadre de cet accord de paix. C’est l’information la plus positive qui est sortie de Genève, je suppose.Le négociateur ukrainien, Andriï Iermak, bras droit du président Zelensky, a confirmé ces « très bons progrès ». Il a même précisé que cette nouvelle mouture du plan américain intégrait déjà la plupart des priorités clés de Kiev. C’est encourageant. Rappelez-vous, M. Trump avait mis une petite pression, donnant initialement jusqu’au 27 novembre à M. Zelensky pour se prononcer, mais M. Rubio a laissé entendre que cette date limite pourrait être prolongée au-delà de l’Action de grâce américaine.

Ce que la russie demandait initialement

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Il faut bien comprendre pourquoi le plan initial de Trump était si controversé. Le président russe Vladimir Poutine, qui l’avait salué, y voyait en fait la concrétisation de plusieurs exigences de Moscou. C’est-à-dire : l’Ukraine devrait céder les territoires qu’elle occupe déjà, et même la portion nord de la région de Donetsk. Pire, Kiev aurait dû accepter de réduire drastiquement la taille de son armée et renoncer formellement à intégrer l’OTAN.En échange, on proposait des garanties de sécurité occidentales pour l’Ukraine, certes, mais aussi la réintégration de la Russie au G8 et la levée progressive des sanctions. C’est un peu un marché de dupes, non ? Heureusement, la nouvelle version semble avoir bougé sur ces points cruciaux.

Les alliés européens veulent être dans la boucle

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Pendant ce temps, les Européens ne veulent absolument pas être tenus à l’écart des tractations, c’est bien normal! C’est leur continent, leur sécurité. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a rappelé avec force que l’Ukraine devait conserver le « droit souverain de choisir son propre destin » et qu’elle a choisi un « destin européen ».Elle insiste pour que le rôle central de l’Union européenne soit reconnu. De son côté, depuis le sommet du G20 en Afrique du Sud, la première ministre italienne, Giorgia Meloni, a déclaré qu’il n’était pas nécessaire de présenter une contre-proposition au plan américain. Pour elle, ces discussions sont surtout un « test de maturité » pour l’Europe. Vaste programme…

Petites piques et grandes réunions diplomatiques

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La diplomatie, c’est aussi beaucoup de psychologie. Le président Zelensky a fait une déclaration dimanche, disant qu’il était « personnellement reconnaissant envers Donald Trump ». Ce n’est pas anodin : M. Trump avait accusé Kiev d’ingratitude peu de temps avant, se plaignant que l’Ukraine n’ait « exprimé aucune gratitude » pour ses efforts, affirmant avoir hérité d’une guerre qui n’aurait « jamais dû arriver ».Côté américain, il faut noter la présence de gros joueurs à Genève, comme Jared Kushner (gendre du président) et le général Alexus Grynkewich, commandant suprême des forces de l’OTAN en Europe. Cela montre l’importance accordée à ces bilatérales. D’ailleurs, d’autres réunions sont prévues cette semaine : les dirigeants de l’UE se retrouvent lundi en Angola, et Emmanuel Macron a annoncé une visioconférence mardi des pays qui soutiennent l’Ukraine. Même le médiateur turc, Recep Tayyip Erdogan, va s’entretenir avec Poutine par téléphone ce lundi. Ça bouge beaucoup, mais le temps presse.

Conclusion : le chemin de la paix passe par kiev

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Malgré les « énormes progrès » dont se félicite Marco Rubio – qui insiste, et c’est vrai, que les Russes « auront leur mot à dire » –, le message principal reste clair. L’accord de paix final, s’il doit voir le jour, doit absolument garantir la souveraineté pleine et entière de l’Ukraine. Les points de friction restants ne sont, semble-t-il, pas insurmontables.N’oublions jamais le prix humain de cette guerre pendant que les diplomates se réunissent. Pendant la nuit de dimanche à lundi, une attaque de drones russes a encore fait au moins quatre morts et dix-sept blessés à Kharkiv. La paix est urgente. La nouvelle version du plan américain est un pas en avant significatif, mais l’Europe doit rester vigilante pour s’assurer que l’Ukraine ne soit pas forcée de payer un prix trop lourd pour ce cessez-le-feu.

Selon la source : ici.radio-canada.ca

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