Violences verbales : Donald Trump menace d’exécution les élus démocrates qui défient ses ‘ordres illégaux’
Simon Kabbaj - 2025-11-21 11:19
credit : Gage Skidmore from Peoria, AZ, United States of America, CC BY-SA 2.0, via Wikimedia Commons
L’escalade verbale et l’ombre de la sédition

Pourquoi un tel déferlement de violence verbale? C’est la réaction directe à une vidéo où ces six démocrates, dont certains ont un passé militaire ou dans le renseignement, ont rappelé à leurs collègues en uniforme leur droit et leur devoir de désobéir à des « ordres illégaux ». Ce n’est pas rien, une telle accusation, car elle touche au cœur même du contrôle civil sur l’armée, un principe fondamental, non?
L’accusation choc du président : ‘traîtres passibles de la peine de mort’

Et ce n’est même pas tout. Il a même relayé sur son compte des messages de partisans qui, eux, parlaient carrément d’une « insurrection » et réclamaient la pendaison de ces mêmes élus, les appelant des « ennemis de l’intérieur ». Franchement, on se pince. Est-ce vraiment le genre de discours qu’on devrait entendre de la part d’un dirigeant politique, vous ne trouvez pas?
Le point de presse surréaliste à la maison-blanche

La porte-parole, Karoline Leavitt, a bien sûr cherché à éteindre le feu. « Non », a-t-elle répondu rapidement. Mais elle a tout de suite braqué les projecteurs sur les démocrates, les accusant d’avoir conspiré pour orchestrer un message vidéo. Selon elle, ils encouragent l’armée à défier les ordres légaux du président. Ils suggèrent que le président donne des ordres illégaux, ce qu’il n’aurait évidemment pas fait, selon la Maison-Blanche. On voit bien ici la tentative de renverser la situation, de faire passer les accusateurs pour les vrais instigateurs.
Le contenu de la vidéo démocrate : un rappel du droit à la légalité

Ces élus dénoncent le fait que les menaces contre la Constitution viennent désormais « d’ici, chez nous », ce qui est une critique directe de l’administration. Ils reprochent aussi au gouvernement d’« opposer nos militaires en uniforme […] aux citoyens américains ». On ne peut pas dire qu’ils précisent quels ordres seraient illégaux, mais on devine facilement à quoi ils font référence.
Le contexte trouble : frappes controversées et déploiement domestique

Mais il y a pire : dans sa « lutte contre le narcotrafic » au large de l’Amérique latine, les États-Unis ont mené une vingtaine de frappes dans les Caraïbes et le Pacifique. Ces frappes ont fait au moins 83 victimes. Même le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme s’en est mêlé, exhortant Washington à enquêter sur la légalité de ces actions. Ils parlent d’« exécutions extrajudiciaires » et de violations du droit international. Bon, le département de la Justice dit que les ordres étaient licites, mais l’inquiétude reste légitime, il me semble.
La réponse des démocrates : dénoncer l’intimidation et l’hypocrisie
Le gouverneur de la Pennsylvanie, Josh Shapiro, qui a lui-même été victime de violence politique cette année (son domicile a été incendié), a frappé fort. Il a accusé Trump d’encourager activement la violence. Ce qui est flagrant, selon lui? L’hypocrisie des républicains : « Les flatteurs et les complices dont s’entoure le président sont prompts à condamner ce genre de propos lorsque cela sert leurs intérêts politiques, mais dans des moments comme celui-ci, ils restent silencieux. » Un silence assourdissant, hein?
La réaction républicaine mitigée : entre désapprobation et diversion
En soirée, cependant, M. Johnson a pris un peu de distance. Il a reconnu que les mots de Trump n’étaient pas les siens et qu’il ne pensait pas que les gestes des démocrates soient « des crimes passibles de la peine de mort ou de quoi que ce soit de ce genre ». Même son de cloche chez John Thune, leader de la majorité au Sénat, qui a rappelé la liberté d’expression (le Premier Amendement), tout en trouvant l’action des démocrates « imprudente, provocatrice et inutile ». Bref, ils désapprouvent la violence de Trump, mais critiquent surtout ceux qui l’ont provoquée. C’est ça, la politique, je suppose.
Quand la rhétorique menace les institutions

Les démocrates et leurs alliés, y compris plus de 360 anciens responsables militaires et diplomatiques, soutiennent que la désobéissance à des ordres illégaux est un principe essentiel du contrôle civil sur l’armée. Face à cela, le président réagit en invoquant la peine de mort. Le débat n’est plus seulement politique; il porte sur la survie même des institutions et sur les risques bien réels que ces mots engendrent sur la sécurité de tous, et particulièrement des élus. C’est une situation vraiment tendue.
Selon la source : ici.radio-canada.ca
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