Ouf de soulagement : l’entente de dernière minute qui a sauvé le week-end des usagers de la STM

Ouf de soulagement : l’entente de dernière minute qui a sauvé le week-end des usagers de la STM credit : lemorning.ca (image IA)

Un rebondissement inattendu juste avant le week-end

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On y croyait plus, n’est-ce pas ? Franchement, après toutes ces semaines de tension à Montréal concernant nos transports en commun, l’annonce est arrivée comme un véritable cadeau juste avant le week-end. Vendredi soir, vers 19h, la nouvelle tant attendue est tombée : une entente de principe a finalement été conclue entre le syndicat des chauffeurs d’autobus de la Société de transport de Montréal (STM) et l’employeur. Quel soulagement !

Ça veut dire, pour ceux qui n’ont pas suivi toutes les péripéties syndicales, que la grève qui menaçait de paralyser la ville tout le week-end a été annulée in extremis. Les Montréalais pourront utiliser métro et bus normalement, selon les horaires habituels des fins de semaine, samedi et dimanche. C’est une excellente nouvelle, surtout pour les gens qui comptent sur ces transports pour travailler ou rendre visite à leur famille.

Sept jours de négociations intensives pour une entente confidentielle

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Sept jours. Oui, il a fallu sept journées de discussions acharnées et, je suppose, très intenses, pour finalement arriver à ce point d’accord. C’est la preuve, je pense, que quand les gens veulent vraiment s’entendre, ils finissent par y arriver.

Évidemment, on ne sait rien des détails de cet accord, et c’est tout à fait normal. L’employeur et le syndicat ont décidé de garder le silence sur le contenu avant que tout soit officiellement adopté. Cet accord, on l’appelle une « entente de principe ». C’est-à-dire qu’il faudra qu’il soit approuvé officiellement par le conseil d’administration de la STM, mais aussi par les membres du syndicat (la section locale 1983 du SCFP) lors d’une assemblée générale qui aura lieu avant la fin de l’année en cours.

En attendant, c’est la démocratie syndicale qui prime. Frédéric Therrien, le président du syndicat, l’a bien dit : « maintenant, ce sera aux membres de se prononcer ».

Le soulagement affiché de la classe politique

Et puis, qui dit bonne nouvelle dit réaction politique immédiate, bien sûr. La mairesse nouvellement élue, Soraya Martinez Ferrada, n’a pas perdu une seconde pour exprimer son soulagement. Elle s’est réjouie sur les réseaux sociaux que les Montréalais « pourront se déplacer dans l’autobus et le métro normalement ».

Elle a tenu à saluer le « travail intensif » réalisé par les négociateurs. C’est vrai que quand on est élu, on ne veut surtout pas que la ville soit bloquée, surtout en fin de semaine. Le ministre québécois du Travail, Jean Boulet, a lui aussi vite félicité les deux parties. C’est le jeu, j’imagine, de souligner que les meilleures ententes sont celles qui sont « négociées à la table ». C’est indiscutable, mais cela prend souvent beaucoup de temps et d’inquiétudes avant d’y arriver !

Plus d’un million de déplacements évités de justesse

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Pour bien comprendre l’importance de cette entente, il faut se rappeler ce que nous avons évité. Le blocage, sans cette entente, devait être total : de quatre heures du matin, samedi, jusqu’à l’aube, lundi matin. On parlait d’une vraie paralysie pour une énorme partie de la population. N’oublions pas que la fin de semaine, c’est 1,15 million de déplacements qui se font en transport collectif. C’est absolument vital pour l’économie et la vie sociale de la métropole.

La ministre Chantal Rouleau avait d’ailleurs déploré que les Montréalais soient « pris en otage » par cet arrêt. La situation était d’autant plus tendue qu’il s’agissait de la première fois en près de 40 ans qu’une interruption complète de ces services était sur le point de se produire après un premier débrayage début novembre. Même si le Tribunal administratif du travail avait autorisé le débrayage, estimant que ce n’était pas un danger pour la santé ou la sécurité publique, l’anxiété était palpable.

L’effet domino : les autres syndicats en suspens

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Ce n’est pas la seule bonne nouvelle récente, remarquez. Il y a eu comme un petit effet domino, un soulagement après l’autre. Un autre syndicat, celui des employés d’entretien, avait déjà suspendu sa grève quelques jours plus tôt, bien que leur négociation ne soit pas terminée.

Pourquoi cette suspension ? Pour éviter que le ministre Boulet avance l’application de la fameuse loi 14, qu’il tentait d’utiliser pour forcer le retour au travail. C’est une stratégie claire, comme l’a indiqué Bruno Jeannotte, leur président : continuer d’agir à la table et parvenir à une entente négociée sans l’intervention musclée du gouvernement.

Par contre, il faut rester vigilants : la STM n’a toujours pas signé d’entente de principe avec le syndicat d’entretien. De plus, deux autres groupes, les employés de bureau et les professionnels, se sont aussi dotés de mandats de grève, mais on nous assure que cela ne devrait pas perturber les services essentiels pour les usagers pour l’instant.

Un répit bien mérité, mais la prudence reste de mise

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Bref, après ces montagnes russes émotionnelles, on respire un grand coup. Le week-end est sauvé, et c’est le plus important pour les 4600 employés concernés, mais surtout pour le million d’usagers dépendants du service.

Cependant, gardons en tête que cette entente historique n’est qu’une entente de principe. Elle doit encore être ratifiée par les membres. L’incertitude plane toujours un peu, mais le fait est là : le service de transport sera maintenu pour la fin de semaine, permettant à tous de se déplacer sans encombre. Espérons que les négociations avec les autres groupes – entretien, bureau et professionnels – se terminent elles aussi rapidement. Il serait temps que tout le monde puisse passer à autre chose et que l’on retrouve une stabilité durable.

Selon la source : ici.radio-canada.ca

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