La pression monte à l’ONU : les États-Unis veulent imposer leur plan de paix pour Gaza

La pression monte à l’ONU : les États-Unis veulent imposer leur plan de paix pour Gaza credit : lemorning.ca (image IA)

Le vote capital de lundi au Conseil de sécurité

credit : lemorning.ca (image IA)
C’est une drôle de course contre la montre qui se joue actuellement au Conseil de sécurité de l’ONU, une de ces manœuvres diplomatiques où chaque mot compte et où la pression américaine est palpable. Vendredi, les États-Unis ont mis tout leur poids dans la balance. L’objectif? Faire adopter leur projet de résolution, qui n’est autre qu’une officialisation du plan de paix imaginé par Donald Trump pour la bande de Gaza. Il faut dire que le temps presse : le vote est programmé pour lundi à 17 h.Ce plan, en discussion depuis la semaine dernière, vise à pérenniser ce que l’on appelle un « cessez-le-feu fragile », instauré depuis le 10 octobre après deux années de ce conflit terrible déclenché par l’attaque du Hamas. Mais c’est une affaire compliquée, croyez-moi. Face aux réserves habituelles de certains membres et, bien sûr, à une proposition concurrente de la Russie, les Américains ont dû sortir l’artillerie lourde pour garantir que leur texte soit accepté.

Un comité Trump et une force armée internationale

Qu’est-ce que ce fameux projet de résolution américaine contient exactement? C’est là que ça devient vraiment intéressant, et un peu étonnant, il faut l’avouer. Le texte, qui a déjà subi plusieurs modifications, propose de créer un « comité de la paix » – un organe de gouvernance transitoire pour administrer Gaza. Et devinez qui est censé présider ce comité? Donald Trump, avec un mandat qui irait jusqu’à la fin décembre 2027.Mais l’élément le plus lourd de conséquences, c’est l’autorisation donnée au déploiement d’une force de stabilisation internationale, que l’on appelle l’ISF. Cette force aurait le droit d’utiliser « toutes les mesures nécessaires » pour accomplir sa mission. Ça, c’est une formule qui fait toujours peur dans le droit international. Leur mandat est large : sécuriser les frontières avec l’Égypte et Israël, démilitariser Gaza, désarmer les groupes armés qui ne sont pas étatiques, protéger les civils, et même former une nouvelle police palestinienne. C’est un engagement massif, je suppose.

La coalition inattendue des pays arabes

Ce qui a beaucoup aidé les États-Unis, c’est le soutien assez extraordinaire qu’ils ont réussi à rassembler. Ils n’auraient jamais pu avancer comme ça sans l’appui de pays arabes et musulmans clés. Franchement, quand on voit la liste, on se dit qu’il y a de très fortes motivations régionales derrière ce mouvement.Dans une déclaration commune, des pays comme le Qatar, l’Égypte, les Émirats arabes unis, le royaume d’Arabie saoudite, mais aussi l’Indonésie, le Pakistan, la Jordanie et la Turquie, ont exprimé leur soutien conjoint. Ils insistent sur une chose essentielle : ce plan est la seule « voie viable vers la paix et la stabilité », et pas seulement pour Israël et la Palestine, mais pour toute la région. Le Royaume-Uni s’est également joint à cette position vendredi. C’est un front uni assez impressionnant qui s’est formé, et ça, c’est un signal fort envoyé aux autres membres du Conseil.

Le contre-projet russe : gagner du temps ou chercher la légitimité?

Évidemment, l’accord parfait est impossible à l’ONU, n’est-ce pas? Pendant que les Américains s’agitent, la Russie a distribué son propre projet de résolution concurrente. Leur texte est beaucoup plus prudent, beaucoup moins pressé, peut-être trop pour les États-Unis. La proposition russe n’autorise ni la création immédiate d’un comité de paix ni le déploiement d’une force internationale.

Au lieu de ça, les Russes demandent simplement au secrétaire général de l’ONU d’identifier, disons, des options pour appliquer les dispositions de paix et de présenter rapidement des choix de déploiement pour une force. C’est une approche plus bureaucratique, je dirais. La mission russe assure que son document « ne contredit pas » l’initiative américaine, mais vise plutôt à établir des modalités claires pour le déploiement d’un contingent de maintien de la paix. Moi, je suppose qu’ils veulent surtout s’assurer que les modalités sont bien en accord avec les normes internationales, histoire de ne pas donner un chèque en blanc à la force américaine. C’est le jeu habituel de la diplomatie.

L’ultimatum brutal de l’ambassadeur américain

Quand la diplomatie hésite, la pression monte. L’ambassadeur américain à l’ONU, Mike Waltz, a choisi une approche plutôt directe et franche, ce qui est rare dans ces enceintes feutrées. Il a carrément publié un texte dans le Washington Post pour mettre les membres du Conseil au pied du mur. C’est audacieux.Son message est d’une clarté effrayante : « Tout refus de soutenir cette résolution est un vote en faveur de la poursuite du règne des terroristes du Hamas ou en faveur de la reprise de la guerre avec Israël. » C’est un ultimatum, ni plus ni moins. Il accuse ceux qui s’opposent au texte de condamner la région à un « conflit perpétuel ». Ce genre de langage, très polarisant, montre bien à quel point les enjeux sont élevés. Il ne laisse aucune place à l’hésitation ou au doute.

Le prix insupportable de ce conflit perpétuel

credit : lemorning.ca (image IA)
On parle beaucoup de résolutions, de comités et de forces de stabilisation, mais il ne faut jamais oublier d’où vient cette urgence, ni quel est le véritable prix de ces manœuvres. La guerre, déclenchée par l’attaque sanglante du Hamas le 7 octobre 2023, a eu des conséquences absolument catastrophiques.Les chiffres sont là pour nous le rappeler, et ils sont insupportables. Côté israélien, l’attaque a causé la mort de 1 221 personnes, en grande majorité des civils. Mais la campagne militaire de représailles qui a suivi à Gaza a fait exploser le bilan palestinien, avec plus de 69 185 personnes tuées jusqu’à présent, selon les autorités sanitaires locales. C’est une majorité écrasante de civils. Ces chiffres donnent un sens très concret au mot « conflit perpétuel » évoqué par l’ambassadeur Waltz, et à l’urgence d’une solution, même imparfaite.

Les regards tournés vers lundi

credit : lemorning.ca (image IA)

Alors, que va-t-il se passer lundi? Le plan américain, qui met en place un mécanisme de transition incluant ce fameux comité de paix présidé par Donald Trump et une force internationale avec des pouvoirs étendus, est prêt. Il a le soutien officiel d’une coalition puissante, y compris de plusieurs pays musulmans clés. Néanmoins, la résistance russe plane toujours. Ils pourraient bloquer le texte, ou peut-être forcer de nouvelles négociations, qui sait?

Le vote de lundi sera plus qu’une simple formalité. Il s’agit de choisir une voie — celle des États-Unis, qui est rapide et musclée, ou celle qui demande plus de prudence et de légitimité internationale. L’enjeu pour les populations sur place est la fin de la guerre et, enfin, une chance de stabilité. L’attente est insoutenable.

Selon la source : ici.radio-canada.ca

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.