Après une période tout simplement historique – quarante-trois jours de fermeture partielle du gouvernement – la plus longue paralysie budgétaire aux États-Unis a finalement pris fin. Oui, vous avez bien lu : 43 jours. C’est un temps fou qui a vraiment chamboulé pas mal de secteurs de l’économie américaine, vous savez.Mercredi, le président Donald Trump a finalement promulgué cette loi, mais évidemment, il n’a pas manqué l’occasion de faire son propre show. Il en a profité pour éreinter ses opposants Démocrates et pour vanter, encore une fois, sa politique économique. Une manière de dire : « Je gagne », après un tel bras de fer.
« Nous ne céderons jamais au chantage », a-t-il affirmé juste au moment de signer le texte, cherchant clairement à sortir de ce guêpier en position de vainqueur moral.
Trump : tout va bien, sauf si vous regardez les sondages
Pour Donald Trump, c’est très simple : si le gouvernement s’est retrouvé à l’arrêt, c’est uniquement à cause des « extrémistes de l’autre parti » et pour des raisons, selon lui, « purement politiciennes ». C’est sa ligne, depuis le début. Pourtant, le président est allé jusqu’à déclarer que « Le pays ne s’est jamais mieux porté ». Ça, c’est assez déconcertant, pour ne pas dire en totale contradiction avec le réel.Pourquoi déconcertant ? Parce que, au même moment, les sondages nous disent que les Américains sont de plus en plus mécontents de l’état de l’économie. Ça montre bien qu’il y a un décalage entre le discours officiel et ce que ressentent les gens ordinaires. Après plus d’un mois sans salaire pour certains, comment pourrait-on être satisfait ?
Le chemin de croix législatif et une trêve de courte durée
credit : lemorning.ca (image IA)La loi, après avoir été adoptée par le Sénat, est passée à la Chambre des représentants. Le vote a été serré, très serré même : 222 voix pour et 209 contre. C’est intéressant de noter que seuls six élus Démocrates ont osé rejoindre la majorité présidentielle, tandis que deux Républicains ont exprimé leur désaccord. Ça vous donne une idée de la tension qui règne au Congrès.Le plus important, et ce qu’il faut retenir, c’est que cette solution n’est qu’une béquille. Une simple extension du budget précédent, qui ne court que jusqu’à la fin janvier. Autant dire que le problème n’est pas réglé, il est juste mis en pause. Le suspense continue !
Le cauchemar d’Obamacare en suspens
credit : lemorning.ca (image IA)La vraie pomme de discorde, c’est l’Obamacare. Pour ceux qui ne sont pas familiers avec ce terme, c’est l’assurance santé mise en place pour les ménages aux revenus modestes. Eh bien, le nouveau texte laisse complètement dans le flou la prolongation des subventions qui permettent à ce système de fonctionner.C’est évidemment un coup dur pour la base Démocrate. Trump, lui, n’a jamais caché son intention de le démolir. Il l’a même qualifié de « désastre et de cauchemar » qu’il faudrait carrément supprimer. Son idée, si je comprends bien, est de stopper le financement du système collectif pour redistribuer l’argent directement aux Américains. Il souhaite que chacun choisisse son assurance maladie individuellement. Mais à quel prix pour les plus vulnérables ?
La colère et le sentiment de trahison chez les Démocrates
credit : lemorning.ca (image IA)Pour adopter ce texte au Sénat, il fallait huit voix de l’opposition, en raison des règles de consensus politique. Ces huit Démocrates qui ont voté avec les Républicains se sont attiré les foudres de leur propre camp. Beaucoup dénoncent des « maigres concessions » et surtout, l’impression amère de s’être fait avoir par de « fausses promesses » républicaines.Le gouverneur de Californie, Gavin Newsom, a même tweeté pour parler de « capitulation » et de « trahison envers l’Amérique qui travaille ». C’est fort, ça ! On se demande pourquoi ils ont cédé quelques jours seulement après avoir remporté de larges victoires électorales partout au pays. Ça laissait penser que leur stratégie tenait la route. Mais apparemment, la pression était trop forte, ou les promesses trop tentantes, je suppose.
Des conséquences humaines et la peur du gel des aides
credit : lemorning.ca (image IA)Quand on parle de paralysie budgétaire, ce ne sont pas juste des chiffres. Ce sont des vies. Depuis le 1er octobre, plus d’un million de fonctionnaires n’étaient pas payés. Un vrai drame pour les familles ! Et ce n’est pas tout. Des dizaines de milliers de vols ont été annulés car les contrôleurs aériens, n’étant pas payés, préféraient se faire porter malades plutôt que de travailler gratuitement. Le chaos s’installe vite, vous voyez.Heureusement, une concession a été faite : la loi prévoit que les fonctionnaires licenciés seront réintégrés. Mieux encore, elle assure des fonds pour le programme d’aide alimentaire SNAP jusqu’en septembre, une aide absolument cruciale pour plus de 42 millions d’Américains. Ouf ! Ça, au moins, c’est une aide qui ne sera pas gelée si jamais il y a un nouveau blocage fin janvier, ce qui est bien possible.
L’appel pour la classe ouvrière américaine
credit : lemorning.ca (image IA)Le chef de la minorité Démocrate, Hakeem Jeffries, a lancé un appel vibrant pour que les Républicains tiennent leur promesse d’organiser un vote sur l’Obamacare très rapidement. C’est le nerf de la guerre, vous l’aurez compris.Il a dit, avec beaucoup d’émotion, que « les Américains de la classe ouvrière, les Américains de la classe moyenne et les Américains ordinaires méritent le même niveau de certitude que les républicains fournissent toujours aux riches, aux plus aisés et aux donateurs au bras long ». C’est une accusation sérieuse, qui met en lumière les inégalités. Le fait est que s’ils n’obtiennent pas cette prolongation des subventions, les coûts de l’assurance santé pourraient plus que doubler en 2026 pour 24 millions de citoyens qui dépendent de l’Obamacare. C’est énorme. « Il n’est pas trop tard pour prolonger ces subventions », a-t-il insisté.
Un répit de courte durée
credit : lemorning.ca (image IA)Ce qui est certain, c’est que nous avons obtenu un peu de répit. La fin de la paralysie budgétaire est une bonne chose pour les fonctionnaires et pour éviter un effondrement des aides alimentaires immédiat. Mais, franchement, le danger est loin d’être écarté. Nous ne faisons que repousser l’échéance à la fin janvier.La vraie bataille politique, celle qui concerne la santé et l’avenir de 24 millions d’Américains, est toujours là. Les Démocrates exigent que les Républicains respectent leur parole concernant un vote sur l’Obamacare. Si ce n’est pas le cas, on risque de revivre le même scénario, voire pire. Il faudra rester attentifs, car ce n’est qu’un court interlude avant la prochaine crise.