Le CH sans solution face aux Kings : quand le manque d’exécution coûte cher à Montréal

Le CH sans solution face aux Kings : quand le manque d’exécution coûte cher à Montréal credit : lemorning.ca (image IA)

La torpeur persiste malgré les tentatives de Martin St-Louis

Il y a de ces soirs où l’on se demande si les efforts d’un entraîneur peuvent réellement faire la différence. Martin St-Louis, qui avait déjà qualifié une défaite récente de « pire match de la saison », n’a probablement pas trouvé les mots assez forts après le revers cuisant de 5-1 contre les Kings de Los Angeles, mardi soir. Franchement, ça sentait le match mal exécuté de bout en bout. Les Kings ont simplement muselé le Tricolore, leur faisant perdre toute notion de cohésion, et ce, sans trop d’efforts, semble-t-il.Devant une équipe qui applique son système avec une telle intransigeance, surtout en zone neutre, il faut être irréprochable. Et des erreurs, disons-le, le Canadien en a commis à la pelle. C’était brouillon, c’était frustrant à regarder.

L’ADN des Kings : un piège en zone neutre

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Les Kings ont cette identité propre, vous savez. Peu importe qui est derrière le banc, ils maintiennent ce style de jeu qui ne pardonne absolument rien. C’est efficace, c’est structuré. Lors du dernier passage à Montréal de leur capitaine, l’éternel Anze Kopitar, cette version des Kings semblait même un brin plus rapide que d’habitude. Pour le CH, c’était le désert des solutions.Josh Anderson, qui a tout de même livré un bon match malgré la défaite (avec son but, le seul, d’ailleurs), l’a bien noté après la rencontre. « Ils sont bien dirigés et ils jouent manifestement un jeu bien structuré », a-t-il concédé. On nous avait pourtant prévenus : il fallait être prudents, surtout en zone neutre. Ils attendent patiemment la faute adverse, le revirement bête, pour frapper. Et le CH leur a servi ça sur un plateau…

Le blâme du capitaine : quand la mauvaise exécution prend le dessus

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Nick Suzuki, de son côté, n’était pas du genre à chercher des excuses chez l’adversaire, ce qui est tout à son honneur. Pour lui, la victoire est venue des mains du Canadien qui l’a simplement offerte aux visiteurs en raison d’une exécution désastreuse. Ce sont surtout les aspects offensifs qui ont fait défaut, a-t-il précisé. La semaine dernière, il parlait de l’engagement et de la capacité de correction comme des points forts. On dirait bien que ces qualités-là étaient en congé.Il avait pourtant dressé une liste précise des éléments à améliorer en matinée. Des choses concrètes : créer des jeux sur les montées, mieux gérer cette rondelle capricieuse, mieux démarrer l’échec avant… Et surtout, forcer l’action vers l’intérieur, vers l’enclave, et arrêter de donner des revirements. Or, c’est précisément ce qui manquait à l’appel. Si on ne fait pas ça, on passe tout notre temps à défendre, c’est évident.

L’identité St-Louis mise à l’épreuve par l’historique

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Écoutez, St-Louis essaie tant bien que mal de faire en sorte que ses joueurs se concentrent sur leur propre jeu, qu’ils ignorent le style des autres. C’est la « manière St-Louis ». Mais face aux Kings, aucune des cases n’a été cochée correctement. Et le résultat est là, brutal : neuf défaites consécutives face à Los Angeles. Leur dernière victoire ? C’était en 2019. C’est préhistorique à l’échelle du sport, j’ai envie de dire!Il y a vraiment des équipes dont le système est si profondément ancré qu’elles causent d’énormes ennuis au CH. Pensez aux Hurricanes de la Caroline, par exemple. Avant la fin de la dernière saison, ils n’avaient réussi à leur arracher qu’une petite victoire en onze matchs! C’est ça, avoir une identité claire. Quand le Canadien sera plus aguerri, quand il ne sera plus en mode Movember dès la fin octobre (j’exagère, bien sûr), ils espèrent avoir eux aussi leur propre identité forte, qui laissera peu de marge de manœuvre à l’adversaire. Mais clairement, le revers de mardi est venu nous rappeler que nous n’en sommes pas encore là.

Montembeault et le sommeil du deuxième tiers

C’est dommage, mais les difficultés de Samuel Montembeault se poursuivent. Évidemment, plusieurs vont pointer du doigt ces trois buts encaissés en un peu plus de quatre minutes qui ont, disons, fermé les livres de façon prématurée. Il s’était pourtant bien battu en première période, le pauvre. Mais au début du deuxième tiers, il a figé en même temps que ses coéquipiers. On parle de « dormir au gaz », et c’est St-Louis lui-même qui l’a dit. « On a dormi au gaz pendant trois minutes en deuxième, et leur équipe de vétérans a fermé ça assez vite. »L’exécution n’était tout simplement pas là pour briser ce mur défensif des Kings. Ironie du sort : les têtes dirigeantes de l’équipe olympique canadienne assistaient au match. Cependant, à la place de Montembeault, c’est peut-être plutôt le vis-à-vis, Darcy Kuemper, qui devait impressionner messieurs Armstrong, BriseBois et Sweeney. Enfin, c’est ce que je suppose.

Un match honnête, mais insuffisant pour Suzuki

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Malgré la déconfiture, notons que Nick Suzuki a tout de même eu un match honnête. Son rendement de 73 % au cercle des mises en jeu est remarquable, vraiment. Et il y a eu cette présence vigoureuse en infériorité numérique qui a même mené à une chance de marquer; peut-être sa principale carte de visite pour les sélectionneurs olympiques. Mais cela ne pèsera pas lourd dans l’évaluation qu’il fait lui-même de cette rencontre. Comment peut-on démarrer l’attaque, se demandait-il, lorsqu’on passe autant de temps englué dans notre propre territoire ?« Notre exécution a fait défaut tout au long du match, a déploré le capitaine. On a manqué d’agressivité en zone défensive. Avant, on était capables de contrer les attaques et de sortir les rondelles. Mais ce soir, on a passé beaucoup trop de temps à défendre. » C’est un cycle vicieux, difficile à briser quand la confiance s’étiole.

Dallas arrive, l’heure de la vérification sonne

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Faut-il appuyer sur le bouton de panique? Je ne crois pas. St-Louis lui-même n’en est pas là, surtout si l’on considère les dix victoires accumulées sur les seize premiers matchs. Le DG Kent Hughes était d’ailleurs surpris de la position du Canadien au classement plus tôt cette semaine. Mais il faut être réaliste : à un moment donné, le rappel à l’ordre est inévitable. Surtout face à de gros calibres.St-Louis insiste sur la capacité de son équipe à se corriger rapidement, à faire en sorte qu’une contre-performance reste une exception, et non le début d’une mauvaise tendance. Nous aurons l’occasion de vérifier cela très bientôt, puisque les dangereux Stars de Dallas arrivent jeudi. Le calendrier d’octobre était peut-être favorable, mais novembre, c’est une tout autre paire de manches. Endiguer ce problème d’exécution dès maintenant serait très impressionnant, car historiquement, le Canadien nous a habitués à de grandes fluctuations. L’apprentissage, c’est aussi d’aplatir cette fameuse courbe de performance.

Selon la source : ici.radio-canada.ca

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